mardi 22 décembre 2009

1er collège "bio" 1 fois par mois à Marseille

Je trouve cela bien triste qu'à Marseille nous en soyons à fêter cet événement: le collège Louis Pasteur, sera le 1er collège à servir un repas bio une fois par mois...

quand d'autres villes en sont à fêter le passage au tout bio de plusieurs écoles, cela nous fait prendre conscience du retard que nous avons, dans la 2è ville de France.
Exemple: 40 cantines biologiques fonctionnent dans les lycées en Rhône-Alpes, avec un objectif de 80 en 2012 (pour 275 lycées publics).

Bravo pour ce collège et les parents qui se sont mobilisés. En espérant que cela donnera envie à d'autres écoles.

lundi 21 décembre 2009

Comment rédiger le cahier des charges pour une cantine bio

Lors du salon Buy & care qui a eu lieu à Paris début décembre 2009, j'ai eu l'occasion de rencontrer un avocat spécialisé dans les appels d'offres publiques. Nous avons bien sûr abordé la question des cantines bio et il semble désormais tout à fait possible et légal, de mettre des critères qui permettent d'obtenir au final une cantine d'aliments de proximité, et bio , grâce à des critères liés au bilan carbone des ingrédients.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à le contacter :

Yves-René Guillou

Cabinet Yves-René Guillou Avocats

63, rue Pierre Charron 75008 Paris Tél : 01 45 62 71 00 - Fax : 01 45 62 71 01

e-mail : droitpubliceco (( @)) yrgavocats.com

jeudi 10 décembre 2009

Réunion cantines bio Marseille 12 decembre 2009

ce SAMEDI 12 DECEMBRE à 9H30 à l'espace Dugommier (11 boulevard Dugommier) (c'est juste à côté de la station métro/tram Noailles).

Ce lieu a été choisi pour qu'il soit le plus central possible et accessible à tous !
Donc venez nombreux pour que nous discutions des actions à mener pour les cantines scolaire à Marseille.
Rappel : Le nouveau cahier des charges de la Ville de Marseille pour désigner la société qui assure le service de restauration (Sodexo ET Avenance) sera bouclé au mois de juin.

C'est donc maintenant qu'il faut agir pour nous faire entendre !
Merci de diffuser cette information autour de vous.
Cette réunion est ouverte à tous...

mercredi 9 décembre 2009

Grève de la viande pendant Copenhague...et dans les cantines ?

10 personnalités écologiques parmi lesquelles Pierre Rabhi, Jean-Marie Pelt ou encore Corinne Lepage, appellent à faire la grève de la viande pendant le sommet de Copenhague. Une manière de rappeler que la viande, et donc la déforestation, est la grande oubliée du sommet.

Ce qu'il faut surtout retenir au-delà de cette action médiatique, ce sont ces tableaux:




jeudi 26 novembre 2009

Pouvoir chercher son lait cru au distributeur, direct du producteur

ça se serait un vrai plaisir non ?
Pour les crèches, les écoles, mais aussi les consommateurs.

Mieux comprendre la différence entre un lait de supermarché et un vrai lait venu directement de la vache, sans transformation ? Je vous invite à lire cet article très intéressant paru dans le journal des magasins bio Satoriz

"Dans l’entretien qui suit, pas question de quotas laitiers, de surproduction, de pénurie ou de prix du litre. Tout est beaucoup plus simple chez Gaborit : on trait, on transforme ce qu’on produit, et on vend, dans la plus grande sérénité. Une simplicité qui passe cependant par bien des exigences sur lesquelles il est bon de s’attarder.

que se passe-t-il physiquement lorsqu’on homogénéise le lait ?
Le gras du lait est organisé en globules. Pour que ces globules soient intégrés à la matière du lait, l’industrie l’homogénéise en le soumettant à une forte pression (200 bars) et à la chaleur. Les globules de matière grasse deviennent alors très petits (1 micron). Après ingestion, ils passent directement les barrières de l’intestin sans être digérés, et la santé en pâtit.

Que se passe-t-il lorsqu’on n’homogénéise pas le lait, comme vous le faites ?
La matière grasse remonte un peu à la surface… C’est le cas pour nos yaourts, et ça n’a rien de désagréable. Mais au niveau de la santé, le fait que la matière grasse se présente sous sa forme normale est bien meilleur : elle suit le cours de la digestion, et se transforme doucement sous son action. Elle ne passe pas directement dans le sang. Sur l’île de Jersey, les médecins m’ont confirmé que ceux qui boivent du lait cru, pourtant très gras mais non standardisé, n’ont pas de problème de cholestérol*.
Conclusion
- La vache jersiaise est une petite laitière d’exception.
- Elle est ici nourrie sans ensilage*
- Son lait n’est pas flash-pasteurisé, ni homogénéisé
- La fabrication des yaourts se fait sans poudre de lait.
- La majorité d’entre nous peut consommer des produits laitiers avec bonheur !"

Alors comment serait-il possible de s'approvisionner directement en lait cru ?

Moi j'ai vu, de nuit, un panneau "vente direct de lait de ferme" sur la route des 3 Lucs qui mène de la Rose à la Valentine. Mais pas de N° de téléphone, pas de nom. Si quelqu'un connaît cette ferme merci de m'en dire plus. Est-elle toujorus en activité ?

Plusieurs sociétés proposent désormais des distributeurs automatiques de lait, mais il faut que le producteur de lait en soit pas trop éloigné. En Paca, cela semble difficile car il n'y en a pas beaucoup, mais si vous connaissez un producteur de lait parlez-en avec lui.



Traite du matin
  • - Directement du producteur au consommateur.
  • - Retrouver le « vrai goût du lait »
  • - Points de vente ouverts 24h/24h et 7 jours sur 7.
  • - La distribution est totalement automatisée.
  • - L’ouverture est effective uniquement pendant la distribution, apportant de ce fait, une parfaite hygiène.
  • - Le distributeur de bouteilles vides intégrées est à disposition des consommateurs n’ayant pas prévu leur contenant.
Plus d'infos sur Direct Lait

Si vous connaissez des magasins qui vendent du lait cru direct de la ferme, que ce soit dans leurs rayons ou dans les distributeurs, donnez ici dans les commentaires, leurs adresses. C'est tellement rare que ça vaut de l'or!

En voici un que ma fille a testé. Il se trouve à Chambéry devant un Super U, situé dans une zone mixte habitation, HLM et ZAC. Il avait un goût superbe !!!

mardi 24 novembre 2009

Des repas régime carbone

En novembre 2009, 30 restaurants alsaciens, et parmi eux des restaurants gastronomiques mais aussi quatre établissements universitaires ou scolaires, ont servit des menus "sobres en carbone". L’opération "Mangeons sobre en carbone" est menée à l'initiative d'Objectif Climat, une association régionale créée en 2007 et dont l’objectif est d’inciter les citoyens à modifier leurs comportements.

Le chef du Fec (Foyer de l'étudiant catholique), un restaurant universitaire strasbourgeois bien connu, assure de son côté que la démarche est compatible avec des prix serrés, "si vous mettez vingt grammes de viande en moins dans l'assiette et un peu plus de légumes".

Lorsqu'en plus on sait que pour notre santé, il vaut mieux réduire la consommation de viande, tout le monde est gagnant.

lundi 23 novembre 2009

Sortie d'un nouveau film Food Inc qui devrait nous faire réfléchir sur nos assiettes

le réalisateur Robert Kenner, le journaliste d’investigation Eric Schlosser (auteur de « Fast Food Nation ») et Michael Pollan (auteur de « The Omnivores’s dilemna» – Le Dilemme de l’omnivore) lèvent le voile sur l’industrie agro-alimentaire. Une industrie qui a souvent fait passer les profits avant la santé des consommateurs, la survie d’exploitants agricoles, la sécurité des travailleurs et notre environnement à tous.

Ils nous révèlent comment une poignée de compagnies contrôlent l’approvisionnement en nourriture pendant que des scientifiques manipulent l’ADN même des animaux que nous mangeons afin qu’ils grossissent plus vite, qu’ils nous nourrissent de façon efficace, avec un goût différent. Maintenant nous avons des poulets aux filets hypertrophiés, des côtelettes de porc parfaites, des graines de soja résistantes aux insecticides et même des tomates qui ne pourrissent pas. La viande sur nos tables a reçu des injections d’hormones de croissance et d’antibiotiques. Derrière l’image de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficultés ce que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : les vraies conditions d’élevage et d’abattage de nos viandes et volailles.

Et nous servons tout cela à nos enfants.

2 guides indispensables pour les cantines bio et responsables

le WWF et le SNRC ont décidé de s’unir et de mutualiser leurs compétences en coéditant « Du bio à la cantine, mode d’emploi », un livret explicatif destiné aux élus locaux.

L’objectif de cette brochure est d’apporter des réponses claires aux principales questions que se posent les élus sur le bio. Jacques Roux, Président du SNRC, explique que « face aux questionnements récurrents des collectivités locales avec lesquelles nous sommes en relation, l’objectif de ce guide et de notre alliance avec le WWF était de mutualiser nos compétences afin d’apporter de vrais éclairages aux élus en se penchant de façon pragmatique sur les conditions du passage au bio ». Ainsi « Du bio à la cantine, mode d’emploi » répond à plusieurs questions récurrentes chez les décideurs locaux :

- Qu’est ce qu’un repas bio ?

- Faut-il passer à une restauration 100% bio directement ?

- Vaut-il mieux privilégier le bio ou les produits de proximité ?

- Quel est le « juste » prix du bio ?

Le guide a été diffusé auprès des maires des villes de plus de 5 000 habitants et sera envoyé à l’ensemble des parlementaires en janvier 2010. Demandez à vos élus s'ils l'ont bien reçu, bien lu et si jamais ils prenaient l'excuse de ne pas l'avoir reçu pour ne pas bouger...aidez-les en téléchargeant le guide ici.

Plus d'info sur la campagne de sensibilisation.


Le 2ème guide est celui qui concerne l'achat de produits de la mer à télécharger ici.
Il s'agit du guide des espèces à l'usage des professionnels. Lisez-le attentivement, faites le passer au chef de votre cantine du bureau, de l'école, de la crèche, même à votre poissonnier ou au restaurant. demandez-leur pourquoi ils proposent encore des poissons menacés...
Et tenez-en compte vous aussi lors de vos achats.

lundi 2 novembre 2009

Comment agir auprès des agriculteurs pour des cantines bios ?

Je vous propose ici des cas concrets d'actions dans lesquelles vous pouvez vous investir en signant une pétition, comme cela vous a déjà été proposé en octobre 2009 pour l'action "pas de ville sans paysan !".

Cette fois, il s'agit d'exemples précis d'agriculteurs qui sont menacés d'expropriation en PACA, contrairement à ce qui a été proclamé le 2 mai 2008 dans la foulée du Grenelle de l'Environnement.
Le Premier Ministre avait alors émis une circulaire "relative à l'exemplarité de l'Etat en matière d'utilisation de produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective". Cette circulaire a pour objectif premier de tripler le pourcentage de surface agricole utile bio en le faisant passer à 6% en 2012. Pour atteindre cet objectif, l'Etat demande que les établissements de restauration collective dont il assume directement la gestion propose 20% de produits bio en 2012 avec un seuil intermédiaire de 15% en 2010. (plus d'infos ici)

  • D'abord la famille BRUNA-BIAGI. Agriculteurs depuis 3 générations, installés sur la communue de Hyères (Var), ils vont être expropriés de leurs terres. La totalité des terrains inclus dans le périmètre de la future Zone d'Activités Economiques (ZAE) du Roubaud, soit environ 27 hectares, provient de terres qui, à l’origine, étaient cultivées par des agriculteurs (maraîchage et horticulture).
    Il y a une quarantaine d’années, la Mairie de Hyères a modifié le Plan d’Occupation des Sols afin de placer ces terrains en zone 2NA. Cela signifie que ces terres ont été «gelées» en attendant que la mairie décide de leur sort. Durant cette période, les agriculteurs ont vieilli et ceux qui n’ont pas trouvé de repreneur ont laissé leur terre en friche. Aujourd'hui, la municipalité d’Hyères veut y implanter un parking à étages et un immeuble dont l’assise repose sur les 4000 m2 de terre du père de l'actuelle exploitante. Découvrez leur site, leur histoire et la pétition.
  • Autre cas: la 1ère AMAP de France a elle aussi déjà été menacée, par un projet "Développement Durable" (normalement) : le tramway de Toulon. L'Association "Sauvegarde des Olivades" a été crée en 2004 en réaction au projet de tramway de l'Aire toulonnaise qui traverse la ferme « Les Olivades », cultivée par Daniel et Denise VUILLON. Aujourd'hui elle a élargi son champ d'action à la défense des terres nourricières péri-urbaines.
  • Nouvelle agression dont sont victimes 35 ha de terres nourricières dans le cadre d'un projet « Technopole de la Mer » ou « Pôle Mer » sur la Commune d'Ollioules (Var) participe à nouveau à martyriser par le passage sur le site des Olivades, de la « Méridienne de la Mer », avenue de 20m de large, qui relie la terre à la mer!

Défendons ces terres,
- égoïstement, car un jour nous n'aurons plus de quoi nous nourrir sainement à proximité de chez nous
- par respect aussi pour des histoires familiales, des engagements personnels, le respect de l'humain, de la Terre, de la biodiversité
- renvoyons les élus à leurs responsabilités, les promesses de l'état

dimanche 1 novembre 2009

Mode d'emploi d'introduction du bio dans la restauration collective


Le GAB IdF et la FNAB viennent d'éditer un guide destiné aux cuisiniers et gestionnaires afin de les conseiller dans leur démarche.

Le Groupement des Agriculteurs bio d'Ile de France accompagne, depuis 2005, des établissements pilotes tant sur le plan de l’approvisionnement en produits biologiques, de la maîtrise du surcoût que sur la sensibilisation des élèves et la formation des personnels. Cette phase d’expérimentation, commandée par la Région Ile-de-France ainsi que les Conseils Généraux de Seine et Marne, de l’Essonne et des Hauts de Seine, et menée par la FNAB et le GAB IdF, a permis de dégager différentes solutions pour diminuer les surcoûts engendrés par l’introduction du bio en restauration scolaire. Les résultats de cette phase d’expérimentation sont présentés dans un guide de 80 pages

Voir le guide

lundi 26 octobre 2009

Alimentation locale signifie producteur local

...donc s'il y a disparition des producteurs locaux, cela signifie aussi disparition des aliments locaux et donc de la possibilité de signer des partenariats entre des écoles et des agriculteurs locaux...donc augmentation du recours à des aliments plus ou moins identifiés, venant de pays plus ou moins lointains...bilan carbone mauvais et bilan bénéfice santé également.

Il est alors du "devoir" (moral) de tous ceux qui veulent pouvoir continuer à manger local, de saison et si possible "naturel" de participer au maintient de l'agriculture locale de proximité.
Comment ? C'est simple, pas besoin d'enfiler des bottes et d'aller vous battre dans les campagnes.

Il suffit:
  • d'acheter local le plus souvent possible, même au supermarché ou chez le primeur du coin
  • mieux encore, de vous approvisionner via des sites internet d'intermédiaires qui sont en lien directement avec les producteurs locaux et vous livrent chez vous ou au bureau
  • de connaître un peu le calendrier des légumes et fruits de saison pour se concentrer sur ceux là et du coup de découvrir de nouvelles façons de les cuisiner pour ne pas s'en lasser (moi je ne connaissais rien avant aux saisons des légumes et fruits...alors je me fie aux producteurs)
  • de passer ensuite à la vitesse supérieure en signant un contrat d'une année avec un agriculteur dans une AMAP (vous vous engagez à acheter sa récolte)
  • d'arrêter de fréquenter les zones commerciales qui ont pris la place des terrains agricoles (plus ces zones feront de CA, plus on en construire de nouvelles et franchement a-t-on besoin de 3 Leroy Merlin ou d'Ikea ?
  • de ne plus rêver de construire une maison éloignée de tout sur un terrain agricole passé en constructible...il vaut mieux réhabiliter une ancienne maison
Pourquoi cette pétition ?
La Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole et la Ville de Marseille révisent actuellement leurs documents d’urbanisme, SCOT et PLU. Alliance Provence, le réseau des AMAP, et des associations présentes sur le territoire de l’agglomération marseillaise défendent un projet d’aménagement urbain favorable au maintien et au développement d’espaces agricoles et naturels, de jardins et parcs.

Cette agriculture disparaît ! Depuis 1980, plus de 2 700 hectares de Surface Agricole Utile ont disparu au profit de l’étalement urbain (il n'en restait plus que 1 300 ha en l'an 2000),
et le territoire de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) ne compte plus que 150 agriculteurs (alors qu’ils étaient plus de 1300 en 1980).

Interpelez aussi les maires, les préfets lors de leurs interventions publiques sur leur rôle dans ce maintient de l'agriculture locale au profit (c'est ce que j'ai fait la semaine dernière à Paris lors d'un atelier rôle des collectivités locales dans le Développement Durable...parce qu'il ne suffit pas de trier ses papiers à la mairie ou de mettre des panneaux solaires et de se vanter)
  • de l'alimentation de leurs citoyens (car lorsqu'il n'y aura plus rien à manger localement ils auront à répondre de leur politique à court terme)
  • au profit d'une économie locale basée sur le long terme et sur les besoins vitaux

mardi 13 octobre 2009


On ne nous fera plus avaler que la faim est une fatalité
Pourquoi ?
Comment ?

l'excuse du surcoût pour le bio, un argument fallacieux

"La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude au sujet de l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective.

(déjà là on peut se poser une question sur l'objectivité de l'étude...)


"...Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. ...

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres.

Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio. Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20% des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

...Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles."

Lire tout l'article sur Ma cantine bio
Voir l'étude

lundi 29 juin 2009

Disparition programmée d'un agriculteur bio de Marseille

En ce moment, sur Internet et dans certains médias (plus concernés par l'avenir que par l'apparence) nous pouvons lire de nombreuses histoires sur la disparition d'espaces verts réservés à l'agriculture bio.
  • Projet d'un circuit de F1 dans des champs
  • Projets de routes à la place de productions agricoles
  • Extensions de zones commerciales...
Tout cela me rappelle le début de la fable de la cigale et la fourmi.
  • la cigale se sont les agriculteurs raisonnés ou bio, les pays qui favorisent cette agriculture...
  • la fourmi c'est nous, en France avec nos pauvres et ridicules 2% d'espace agricoles bio.
Rappelez vous de la fable.
La cigale chante, sans penser au lendemain, s'amuse.

La fourmi elle oeuvre, travaille, anticipe.


Puis un jour, quand l'hiver arrive (pour nous ce sera le réchauffement climatique), la cigale se trouve fort dépourvue (les pays qui auront encourager l'agriculture destructrice, les zones commerciales sur les champs, les routes... se trouveront comme la Chine aujourd'hui à lorgner sur des terrains vierges en Afrique).


La fourmi nous répondra alors "que faisiez-vous aux temps du développement industriel ? Vous aviez décidé de privilégier les routes, les Zones commerciales, les résidences secondaires ? eh bien...continuez à vous amuser désormais, mais avec le ventre vide"

Comment se fait-il que nous n'ayons pas encore compris que les métiers les plus importants au monde ce sont ceux des agriculteurs ? Ce sont eux qui vont nous nourrir.

On peut se passer de footballeurs, du enième centre commercial, de résidence secondaire mais pas de nourriture !

Et pourtant, voici ce qui va se passer pour la ferme pédagogique de Ste Marthe à Marseille, 2 traverse Cade dans le 14è:

Le 8 juin 2009, au matin, un bulldozer s'est présenté devant la ferme de la TOUR DES PINS pour effectuer des" fouilles archéologiques". La fermière ne l'a pas laissé entrer car elle n'était pas informée.
Il avait pour mission de faire des tranchées de 4 mètres de profondeur sur 2 mètres de large en lieu et place :
- du potager pour un futur bassin de rétention
- de l'allée des poiriers " classés arbres remarquables" pour une future voie nommée U240.

Il reviendra le 29 Juin 2009 à partir de 8 heures et le début des travaux de construction de la route sont prévus pour le 7 juillet 2009.


Il faut bien se dire que si la route venait à se faire, nous pourrons dire adieu non pas "aux vaches, veaux, cochons" mais adieu à nos espaces verts et plus particulièrement à cette ferme.
En effet, lorsque la route va être construite, le passage des camions remuant la terre et la poussière qui se déposera sur les légumes du potager , je ne vois pas comment le maraîcher de la ferme pourra vendre ses produits bio. Lorsque la route sera construite, les pollutions atmosphérique et sonore perturberont certainement la vie des animaux.
Si nous laissons faire, cette partie des espaces verts sera ouverte également à l'urbanisation.

De plus, il faut savoir que lorsque la nature est bouleversée, c'est une nature sacrifiée car la biodiversité ne peut plus jouer son rôle."


Une manifestation était prévue le lundi 29 juin 2009, mais je l'ai appris trop tard.

Que faire ? Tenter de suivre cette histoire au plus près pour être préparé à une nouvelle action.

jeudi 18 juin 2009

De bonnes nouvelles de Rouen

Lettre d'info qui nous est parvenue:
Une bonne nouvelle en ce jour d'appel du 18 juin "Oui au Bio dans ma Cantine"

Les cantines scolaires rouennaises en régie et en bio

On en avait rêvé, la Mairie va le faire!

Le 10 juillet prochain, le Conseil municipal sera amené à se prononcer sur
Le retour des cantines scolaires de notre ville en gestion publique pour mener à bien le projet de cantines bio.

Encore en délégation de service public jusqu’à l’été 2010, la Ville va progressivement
reprendre en gestion publique ce service d’ici la rentrée 2011.

  • La gestion publique : un préalable à une amélioration du contenu des assiettes. Car nourrir nos enfants c’est croiser plusieurs politiques publiques que seule une collectivité peut porter : politiques environnementales, sociales, sanitaires, éducatives,économiques…
  • La gestion en régie des cantines, c’est tout d’abord l’occasion de gérer les repas,dans leur provenance, leur composition et leur équilibrage.La régie va permettre d’offrir à nos enfants le maximum de produits bio, de qualité et locaux. Cela permettra de connaître l’origine des produits en se fournissant localement, avoir des garanties de la qualité, développer les filières bios locales et de qualité, et de réduire l’impact sur l’environnement et sur la santé (effet néfaste des pesticides, problèmes de surpoids, carences etc.)

  • La régie va permettre aussi de développer une politique sanitaire difficile à mettre en oeuvre dans le cadre d’un contrat privé : recomposer les repas, rééquilibrer la portion des différents aliments, introduire plus d’aliments sains pour réduire les problèmes d’obésité. C’est aussi redonner du goût aux aliments et réapprendre aux enfants à manger sainement et de tout. Pour cela il faut permettre aux personnels d’être convenablement formés et motivés, car valorisés dans leur mission auprès des enfants.

  • Une politique éducative : la régie va permettre d’impulser une collaboration avec le milieu éducatif pour avoir un projet pédagogique autour des repas : la découverte du goût, de la nature, comprendre les enjeux des nouvelles habitudes alimentaires, etc. C’est redonner toute sa place au repas et à l’alimentation. C’est un projet qui, pour être approprié par les enfants, par les enseignants et par les parents, doit se faire avec la participation de chacun et dépasser la stricte prise de repas.

  • Une politique sociale : la régie permet d’ajuster au plus près des ressources des familles, la grille tarifaire. On permet ainsi à un plus grand nombre d’enfants d’accéder à un repas par jour de qualité.

  • Enfin, la régie est aussi le meilleur outil pour associer les publics concernés : les parents d’élèves, le personnel, la communauté enseignante etc. En faisant le choix de la gestion publique, la Mairie va pouvoir être une vraie force d’impulsion et de mobilisation de tous les acteurs concernés (parents, enfants, enseignants, personnel de restauration, agriculteurs etc.) et coordonner tous les différents aspects qui doivent constituer, à nos yeux, la gestion des cantines. Cela nécessite un portage fort, qui dépasse les compétences d’une entreprise privée.

Mais c’est aussi et peut-être avant tout, un choix politique fort, qui est celui du service public, remplissant ses missions auprès des Rouennais, avec pour
objectifs la santé des enfants, l’avenir de notre planète, tout en refusant de rentrer
dans des logiques productives.

Alors merci à toutes et tous de votre soutien dans cette campagne !
Mais la mobilisation continue.
Le passage en gestion publique n’était que la première marche qui doit
nous conduire à des cantines en bio.

Pour que ce projet soit un succès plusieurs étapes restent encore à franchir :
- Mobiliser la communauté éducative ;
- Mobiliser les parents d’élèves ;
- Développer les actions pédagogiques ;
- Développer les filières d’approvisionnement ;
- Convaincre d’autres communes de l’agglomération de rejoindre la démarche pour que l’ensemble des enfants de l’agglomération puisse bénéficier d’une alimentation saine et de qualité.


D'ici là nous vous donnons rendez-vous le 10 juillet pour venir soutenir le passage des cantines en gestion publique et nous vous proposons de nous retrouver en septembre pour fêter ensemble cette bonne nouvelle pour nos enfants, notre ville et notre planète et évoquer les étapes à venir.

Et comme toujours, toutes les infos sur le bio, les régies, la restauration scolaire :
http://cantines-rouen.blog4ever.com/blog/
Nous contacter : Ludivine Perroux
Attachée du Groupe des Elu-es Verts & apparenté-es
Mairie de Rouen 02.35.08.69.43
elus_verts_apparentes_de_rouen@yahoo.fr

mardi 16 juin 2009

Rappel: Appel du 18 juin "Oui au Bio dans ma cantine"

Pour répondre à l’appel national lancé par le WWF « Oui au bio dans ma cantine » le 18 Juin 2009, des collectifs de parents, proposent à tous ceux qui se sentent concernés par l’alimentation et la santé de leurs enfants, de se mobiliser pour exprimer
  • le ras-le bol de la mal bouffe à l’école
  • et revendiquer une alimentation plus saine dans les cantines de Marseille.
A cette occasion, des enfants décerneront officiellement à Monsieur le Maire, Jean-Claude Gaudin, un diplôme:

« 0 % Bio, dans les cantines à Marseille.

Mention : peut mieux faire »



Le rendez-vous est d’autant plus important que le nouvel appel d’offre pour fournir les cantines de Marseille doit être lancé fin 2009, et ce pour un nouveau contrat de 7 années, sur lequel il sera difficile, voire impossible, de revenir une fois attribué.

Si nous voulons que les choses changent, il est urgent de se mobiliser en ce jeudi 18 juin.

Pour un véritable changement dans les cantines de Marseille, le nouveau cahier des charges doit
mentionner l'apparition de repas biologiques dans l'assiette des enfants, car le bio – si possible
local et saisonnier, est le seul choix qui nous donne de véritables garanties.

  • Le bio est exempt d’OGM, de pesticides et de conservateurs.
  • Le bio respecte les sols, l’eau, la biodiversité et le travail des hommes à sa juste valeur.

L’Appel du 18 juin pour que l’Appel d’offre de la Mairie entre dans l’Histoire de la santé de nos enfants.

Parents, enfants, amis, sympathisants rendons-nous le 18 juin 2009 à midi devant la Mairie de Marseille (Quai d’honneur).

Pour la réussite de cette action contactez:
Lescourges@yahoo.fr (06 70 03 29 12 ou 06 77 41 80 71)

Informations sur la campagne : www.ouiaubiodansmacantine.fr

jeudi 21 mai 2009

Agissons !

Le secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, voit d’un bon œil la possible construction d’un nouveau circuit de Formule 1 dans les Yvelines (...) mais le site choisi devait initialement être cédé par le Conseil général des Yvelines à l’Agence Régionale des Espaces Verts pour y développer des cultures biologiques.

(...)
Plusieurs ONG écologistes ont adressé le 27 avril une lettre au président de la République pour lui demander, dans le "respect de l’esprit du Grenelle de l’environnement", de renoncer à la construction du nouveau circuit de Formule 1.
Êtes-vous favorable à la construction d’un circuit de Formule 1 dans les Yvelines ?

Participez au débat en déposant un commentaire ici.

Eveiller les sens (gustatifs) de l'enfant


Partout nous pouvons lire combien l'alimentation est importante pour notre santé, et par conséquent celle de nos enfants. Mais je trouve qu'il est bien difficile d'apprendre à éveiller les sens de nos enfants dès leur plus jeune âge, car nous avons peu d'aides ou de soutien à disposition.
Il ne faut compter que sur notre volonté, notre propre curiosité, avec un peu de chance, l'éducation alimentaire que nous ont donnée nos parents (mais elle peut être basée sur un mauvais équilibre).

Chez le pédiatre, cet aspect est vraiment très peu abordé, bien moins que le sacro saint "Carnet de Vaccination".
Les PMI devraient être l'endroit incontournable pour ce genre de sujets, avec des cours gratuits de cuisine pour bébés, offerts dès 5 mois (histoire d'être prêts à 6 mois pour la diversification).

Savez-vous par ailleurs, que des laboratoires suggèrent très fortement aux médecins (par le biais de cadeaux onéreux) de ne pas s'occuper de cet aspect, afin de leur garantir une clientèle future et précoce pour le diabète et l'obésité ?

Alors, il ne faudra compter que sur vous et vos trouvailles. Voici quelques pistes, partagez en commentaires vos idées...
  • Bébé à l'école du goût de Marie-Claire Thareau-Dupire
  • Adhérez à des associations qui animent des ateliers, des rencontres autour de l'enfant et de l'alimentation
  • Renseignez-vous, des restaurants organisent des cours de cuisine pour enfants, comme le Moment à Marseille ou la Cerise sur le Gâteau
  • Certaines écoles, sensées et conscientes de leur rôle, ont créé un petit potager dans leur espace extérieur: Ecole maternelle de la Roseraie par exemple. SI votre enfant n'a pas cette chance, demandez-le au directeur d'établissement ou alors rapprochez-vous des associations de jardins partagés/solidaires qui mettent en place des évènements autour des potagers, de compostage etc... Car cette relation avec les légumes est selon moi, tout à fait déterminante pour la suite du régime alimentaire de votre enfant.
  • Et si vous n'avez pas le temps de cuisiner, enfin pas envie de prendre le temps (les choix de chacun se respectent), suivez le projet de Menus bébés, des plats surgelés que nous devrions bientôt trouver dans nos supermarchés. Une idée que je trouve simple et géniale!

mercredi 20 mai 2009

A Nîmes, Avenance est "renvoyé"

Midi Libre 13 mai 2009:

"Avenance enseignement et santé qui s'était vu confier, depuis 2002, par délégation de service public, la gestion de la restauration scolaire, (environ 1 million de repas par an) sera remplacée dès le 31 août prochain,..."

Une nouvelle d'importance qui montre que l'on peut changer les choses...par contre, la suite est un peu moins rassurante:

"... par la société Sodexo éducation ."

Il s'agit toujours des 2 mêmes grands acteurs du marché.
Cependant, là où l'on voit bien que c'est le "client" (municipalité, entreprise) qui défini les règles, donc qui est responsable (cela ne veut pas dire coupable, mais acteur, conscient, décisionnaire)

"Parmi les huit sociétés qui ambitionnaient de préparer, livrer et servir les menus dans la cinquantaine de cantines scolaires de la ville, Sodexo, une société spécialisée en restauration collective a proposé la meilleure offre. Tant au niveau de la qualité des repas que de la diversité des produits avec, sur un mois ordinaire,
  • 17 repas scolaires sur 20 accompagnés de produits issus d'agriculture biologique en filière courte.
  • Par ailleurs, le futur prestataire s'est engagé à ne préparer que des viandes labelisées : label rouge, viande AOC, volaille certifiée...
  • Concernant les travaux réalisés sur la cuisine centrale et les restaurants scolaires qui devraient améliorer notablement le confort de la pause déjeuner, Sodexo s'est engagée à investir 2,434 M€ contre 2,331 M€ pour son principal concurrent, Avenance ."

mercredi 13 mai 2009

Collège Pasteur à Marseille qui veut passer au bio

EN ce mois de mai, réunion des parents d'élèves, des élèves, des professeurs et d'intervenants du bio au Collège Pasteur à Marseille pour la projection du film "Nos enfants nous accuseront".

Peu de monde dans la salle, mais il s'agissait d'une veille de pont... beaucoup d'acteurs du bio, des élus en tant qu'orateurs qui ont bien mis leurs actions Développement Durable en avant et peu de parents...

En écoutant les élus on peut croire que tout est parfait dans le meilleur des mondes, mais lorsque l'on voit la réalité, on se demande "où est le bugg ?"

Comment il se fait que toute cette énergie ne génère que si peu de résultats...si peu d'écoles avec une cantine équilibrée, saine, de saison et au mieux bio.

Cet établissement devrait passer au "bio" (quelle fréquence ? quelle quantité ?) en septembre 2009 et il faut saluer cet exploit.
Mais dans les écoles secondaires, le passage au bio peut se faire de façon plus aisée car il s'agit de cuisine d'établissement et non pas d'un fournisseur extérieur, avec des marchés gigantesques qui sont définis pour plusieurs années et représentent des sommes très importantes.

Une histoire à suivre donc...

Voir l'article de la Provence

A la fin de la réunion, un buffet bio était offert par le magasin Bio Coin Joli.
Lors de l'extinction des feux, une personne a demandé "qu'allez-vous faire de tous ces légumes non consommés ?"
La réponse fut plus que surprenante "des poubelles ont été prévues".

Comment ? Après plusieurs heures de discussion sur le respect de la nourriture, sur les leçons à donner à nos enfants, sur les actions à faire pour éviter le gâchis....comment peut-on faire ce dérapage entre les mots et les actions ? C'est souvent le cas...

Heureusement, les participants encore présents ont osé demandé à repartir avec ses légumes, en les emballant dans des morceaux de nappe en papier découpée. ALors n'hésitez pas à le faire à votre tour.

mardi 28 avril 2009

Augmentation du seuil de dispense d’obligation de mise en concurrence pour les marchés publics

Le décret n°2008-1356 du 19 décembre 2008 relève le seuil de dispense d’obligation de mise en concurrence et de publicité de 4000 € à 20 000 €.

Cette évolution notable doit permettre aux collectivités publiques de traiter des marchés jusqu’à 20 000 € de gré à gré, tout en respectant les principes fondamentaux de la commande publique (égalité de traitement des candidats et liberté d’accès à la commande publique). Ce nouveau texte devrait permettre plus facilement un approvisionnement en produits bio locaux.

vendredi 17 avril 2009

Le mardi 14 Avril 2009, grève de la cantine des minots de l'école Freinet (Marseille 8è)

Ce jour là, les enfants et les parents se sont rassemblés devant l’école pour protester contre:
  • le tout-industriel,
  • l’absence de produits frais,
  • le trop-gras,
  • le trop-sucré
  • et les sauces cache-misère.
Les enfants ce jour là, refusent le repas de la cantine.

Vous aurez remarqué que tous ces arguments sont exactement ceux donnés par les institutions à grand renforts de publicités très chères, dont les fonds pourraient largement être redistribués pour être investis dans une lutte réelle contre la malbouffe à travers la qualité des repas dans les écoles !

Alimentation, santé publique, protection de l’environnement et cantine sont étroitement liés. La Mairie doit se saisir du dossier cantine, prendre ses responsabilités et montrer la voie du changement.

En 2008, trois enfants d’une école bretonne avaient fait la Une du 13h en refusant de manger à la cantine. A eux trois, ils ont réussi à faire changer le cahier des charges des fournisseurs de repas.

Pourquoi pas nous à Marseille ?

Ce pique-nique insolite fut un événement visuel haut en couleur, avec slogans, banderoles, animations, et distribution de brochures d’information.

Voir l'article de la Marseillaise
Ecouter le reportage de Radio Grenouille

mardi 14 avril 2009

Pourquoi passer au bio est si compliqué ?

02/03/2009 Terra Economica
en 2007, sur 1,15 milliard de repas scolaires servis, seuls 5,7 millions comptaient au moins 1 ingrédient bio.

Les différentes phases pour arriver à passer la cantine scolaire en bio:

"Convaincre l’élu. Nombreux sont les décideurs qui s’en lavent les mains. Pourtant, c’est bien à eux qu’il revient de choisir le bio. Car la gestion des cantines en primaire dépend des mairies, en collège, des conseils généraux, et en lycée, des conseils régionaux."

"Trouver les produits c'est encore difficile, normal avec à peine 2% de surface cultivée dans l’Hexagone en bio , les produits ne sont pas légion. L’objectif des 20 d’aliments biologiques dans la restauration collective en 2012 fixé par le gouvernement risque fort de passer d’abord par des importations massives.
A Brest, la cuisine centrale, qui officie pour toutes les écoles primaires de la ville finistérienne, sert près d’un million de repas par an. En 2007, la mairie a inscrit 11 aliments bio dans le cahier des charges de son prestataire, la Sodexo. Faute de fournisseurs proches, les 17 tonnes de carottes annuelles sont donc venues d’Italie, les pommes de terre d’Espagne et des Pays-Bas. « Un comble dans un département maraîcher ! », relève Thierry Velly, responsable du service périscolaire de Brest. Cependant, l’an passé, deux producteurs du Nord-Finistère ont sauté le pas. Résultat : l’un cultive désormais 8 00 m2 de carottes bio et l’autre fournit les pommes de terre."

Ce qui semble totalement illogique lorsque l'on sait que des paysans sont prêts, que la demande est là, mais qu'il manque juste les terres...N'est-ce pas aussi une mission que doivent remplir nos élus en favorisant les installations de producteurs bio ?
Sinon vous pouvez toujours acheter vous même votre part grâce à Terre de Liens.

"Rester dans ses frais. La solution : équilibrer différemment le menu en remplaçant, par exemple, une partie des protéines animales par des légumineuses. Un nouveau régime pas facile à avaler pour les parents."

"Convertir son public. A Montigny-le-Bretonneux, Martine Bonnet parle « environnement » aux ados qui se fichent pas mal de leur santé. Chez les plus jeunes, c’est le goût qui reste déterminant. A Brest, les carottes bio ont finalement convaincu et la consommation de salade de ce type a doublé."

"Le forcing des parents .Un soir, après le conseil municipal, elles ont pris la parole pour réclamer du bio dans les deux cantines de la commune. Les élus de Gétigné, 3 00 habitants, à 20 km de Nantes (Loire-Atlantique), ont été décontenancés par ces huit mamans organisées en collectif et ultramotivées. Car pour faire bouger les choses, il faut se faire entendre des édiles sans attendre le prochain appel d’offres qui scellera les menus des mouflets pour plusieurs années. La démarche de ce collectif pourrait bien trouver un large écho dans les rangs des mères."

"Suivez les guides
L’association Un Plus bio réunit des gestionnaires,des élus et des parents qui s’impliquent et innovent dans la restauration collective bio. Sur son site, des témoignages et des outils.

Des producteurs de la Fédération nationale d’agriculture biologique ont créé leur plateforme dédiée à la cuisine en collectivité. Au menu, des idées de repas alternatifs ou des explications sur le fonctionnement des marchés publics."

Diffusion du film "Herbe" à Marseille Mercredi 22 avril 2009


1ère projection de ce film à Marseille à l'Equitable Café
27 rue de la Loubière 13006 Marseille - 04 91 48 06 62 -
Soirée en participation libre...pour payer les droits de diffusion.

Y aura-t-il d'autres lieux près à diffuser ce film ? pas évident...

Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires…

Un film qui peut nous aider à comprendre ce que nous mangeons.


mardi 7 avril 2009

Nos enfants nous accuseront...à Marseille, c'est sûr !

Vendredi 3 avril 2009, dans le cadre du Festival Sciences Frontière a eu lieu la projection du film de Jean-Paul Jaud, "Nos enfants nous accuseront".
Peu de publicité autour de cette projection débat, avec le réalisateur, présenté par Pro Natura. Donc peu de spectateurs alors que partout ailleurs il y avait toujours trop de monde.

Bizarrement, ce film qui a été projeté un peu partout en France depuis plus de 6mois, souvent dans des salles alternatives aux grands cinémas, a toujours été présenté en présence d'élus afin d'engager le débat avec la population.

Ici, à Marseille, pas 1 seul élu dans la salle, 1 jour à peine après que Mr Gaudin ait affirmé dans le cadre de l'ouverture du Festival que "le Développement Durable est une des priorités de la ville de Marseille" ! Si c'est comme cela que Marseille traîte ses priorités...on a peur pour tout ce qui n'est pas priorité.

Une personne du public a fait un appel au micro afin de savoir s'il y avait un élu, mais aucune réponse, silence total. En fait il y avait un des représentants de l'équipe municipale, Jean-Charles Lardic, directeur de la Qualité de Vie Partagée à Marseille, qui n'a pas cru bon de se faire connaître.
La santé des enfants ne semble pas intéresser Marseille.

Jean-Paul Jaud a expliqué au public que 50 copies étaient prévues à l'origine pour être distribuées aux salles de France; mais finalement 20 seulement ont été faites car les salles ont reçu la pression de ??? des groupes agro-alimentaires...car effectivement comment concilier publicités pour des poisons alors que l'on diffuse un film qui les dénonce ?

Il a également raconté qu'il avait tenté d'interviewer les haut-responsables de la restauration collective, mais que ceux-ci n'avaient pas souhaité répondre. Mais en off, il a eu le témoignage du responsable de la qualité d'un des ces groupes (Sodhexo ? Avenance ? Qui ?) qui lui a avoué manger bio à la maison car leur fille a eu un cancer...mais cela ne l'empêche pas de continuer à nourrir nos (vos) enfants avec des pesticides...

Mme Casanova, responsable éducation de la ville de Marseille, a présenté fièrement ce que la ville a demandé à ses fournisseurs en matière de Développement Durable: Sodhexo recycle ses barquettes en plastique, Avenance utilise moins d'eau et d'électricité.

Des parents sont venus à notre rencontre et nous ont raconté qu'ils avaient eu l'enquête de la mairie sur la qualité de la cantine...ils nous ont clairement exprimé leur déception car cette enquête ne portait absolument pas sur le bio, ni sur la provenance des aliments.

Nous resterons sur Terre...sortie le 8 avril 2009


"Nous resterons sur Terre" Un film qui met en avant un jeu de miroirs entre
  • cette nature miraculeuse
  • et l’obsession de l’homme à vouloir la dompter.
Une harmonie qui vacille.

Avec les interviews de l’environnementaliste James Lovelock, le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai, ce film laisse à chacun la liberté d’évaluer le degré d’urgence.

Des images chocs, qui abordent, au-delà des problématiques environnementales, notre modèle de société dans son ensemble, tout en laissant le spectateur à ses émotions, à ses intuitions et à son jugement sur ce qui est juste ou non.

Quelle société souhaitons-nous transmettre aux générations futures et surtout quelles explications donnerons-nous à notre descendance lorsque celle-ci nous posera la question : Pourquoi ?

Réalisateurs:
  • Pierre Barougier que vous connaissez pour le film documentaire "Hors les Murs" : Diplômé de l’école Louis Lumière, il travaille comme assistant opérateur sur plusieurs longs métrages dont "La Jeune fille et la mort" de Roman Polanski et "Tout le monde dit I Love You" de Woody Allen. Directeur de la photographie de nombreux clips, publicités et
    courts métrages, il assure en 2002 la photo du premier long métrage
    de Marina de Van "Dans ma peau".
  • Olivier Bourgeois dont c'est le premier long métrage à la fois comme réalisateur et comme producteur , après avoir travaillé dans le domaine de la communication.
Un parti pris très esthétique mais une chose qui distingue les documentaires des films de fiction, c’est le réel qui constitue leur matière première : pas d’acteurs qui simulent, pas de décors imaginés et construits pour l’occasion, pas de dialogues imposés.

Même si tout le reste - le point de vue, l’écriture, l’esthétique, le montage - appartient à un tronc commun qu’est le langage cinématographique. Un point de vue affirmé, en ayant recours à tous les paramètres qui étaient disponibles pour servir le récit et les émotions.

Plus d'infos, plus d'images... voir le dossier de presse

Ce film sera-t-il projeté à Marseille ?

dimanche 29 mars 2009

Enquête Fête du Printemps dans les écoles marseillaises

Voici ce qui est annoncé sur le site de la mairie:

"La Fête du Printemps dans les restaurants scolaires s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale « Manger-Bouger » de lutte contre l’obésité infantile.
Comme chaque année, des menus printaniers sont proposés aux petits marseillais pour les sensibiliser au « bien manger », et apprécier les fruits et légumes qui leur sont servis tout au long de l’année.
A cette occasion, la municipalité lance une enquête-qualité auprès des familles et des enseignants sous la forme d'un questionnaire proposé, à partir du 17 mars, avec les feuilles d’inscription de la cantine.
Les avis recueillis constitueront un outil important dans le cadre du projet d’amélioration continue de la restauration, et dans le droit-fil de la lutte contre l’
obésité infantile."

Étonnant de la part de la mairie qui est le commanditaire des repas de dire qu'il faut sensibiliser les petits au bien manger...quand on lit de temps en temps les menus qui leur sont distribués "boulettes de dindes: ingrédients à base de morceaux de dinde", frites, cordon bleu...on a du mal à croire que c'est leur ambition; enfin tout peut changer.

Jamais il n'est mentionné l'origine de la viande (savez-vous que des cantines sont fournies en viande ou légumes venues de Chine ?), dans quelles conditions elle a été produite (à base de grains ? de farines animales ? en batterie ?).

Il est réellement très important que les parents s'impliquent dans cette enquête qui est un véritable enjeu de santé pour leurs enfants...
si eux à la maison n'ont pas le temps de vraiment cuisiner des produits frais et sains, autant que cet équilibre alimentaire soit au moins garanti à la cantine de l'école par des (supposés) professionnels de la cuisine et de la nutrition.

En tant que parents, vérifiez les menus de vos enfants, interrogez-vous sur les infos que vous recevez au supermarché et que personne ne vous donne à la cantine, demandez la liste réelle des ingrédients y compris les conservateurs et les colorants, l'origine.

Participez en nombre à cette enquête-satisfaction sur la restauration scolaire car vous payez ce service et vous avez droit d'attendre de la mairie une garantie santé qualité pour vos enfants!

La Fête du Printemps doit permettre pendant 1 semaine aux enfants de déguster des menus printaniers, avec fruits et légumes...semaine bénie !

Plus d'infos sur le site de Valérie Boyer

Cette démarche s'inscrit dans l'action de Valérie BOYER, Adjointe au Maire de Marseille, Députée des Bouches-Rhône, et Présidente d’une mission d’Information parlementaire sur la prévention de l’obésité, qui est à l’origine d’un amendement au projet de Loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoire » visant à améliorer la qualité nutritionnelle de la restauration scolaire.

Adopté le 10 mars dernier par l’Assemblée nationale, l’amendement « Boyer » rend obligatoire les recommandations nutritionnelles du Groupement d’étude des marchés « Restauration Collective et Nutrition » (GEMRCN) du 7 mai 2007 pour la restauration scolaire. Découlant de son rapport sur la prévention de l’obésité intitulé « Faire de la lutte contre l’épidémie d’obésité et de surpoids une grande cause nationale », cet amendement place les prescriptions d’équilibre nutritionnel de la restauration scolaire au même niveau, que les obligations relatives à la sécurité sanitaire.

Jusqu’alors, seule une circulaire interministérielle du 25 juin 2001 fixait la composition des repas dans la restauration scolaire mais celle-ci était insuffisamment connue et appliquée par les professionnels.


Forum santé Mercredi 1er avril à 11h

"Forum Santé Malbouffe et régimes: attention danger" organisé par la Provence et ouvert au public, Mercredi 1er avril 2009 à 11h au siège de la Provence, 248 av.Roger Salengro 15è (Métro Bougainville).

Rachel Reynaud pédiatre endocrinologue à la Timone sera là pour analyser l'importance de l'éducation en la matière.
L'éveil au goût, le jeu des couleurs, des consistances. Apprendre aux enfants à décrypter les messages publicitaires et à identifier les moments de besoins et ceux du plaisir.

Inscriptions: 04 91 84 45 36 ou forumsante@laprovence-presse.fr

vendredi 20 mars 2009

Semaine sans pesticides du 20 au 30 mars 2009

Depuis sa création en 2006, la Semaine pour les alternatives aux Pesticides est l’événement fédérateur et novateur qui permet de maintenir la pression sur les décideurs et prouver que l’on peut et que l'on doit aujourd’hui se passer des pesticides. Elle devrait logiquement s'accompagner d'une semaine de nourriture bio dans les cantines scolaires...


C'est ce qui se fait dans certaines régions, ou dans certaines écoles...mais de loin pas dans toutes.
Découvrez sur le programme du site officiel se qui se passe près de chez vous.

En Paca, et spécialement dans les Bouches du Rhône, c'est encore loin d'être une manifestation médiatisée et reprise massivement...


Un article intéressant est également paru dans le Figaro (eh oui !) sur l'utilisation des pesticides dans nos jardins. Il a été repris sur le blog des compacteurs.

jeudi 19 mars 2009

Forum salon Ecorismo de 2008 - Intervention de l'association Un plus bio

Les repas bio en restauration collective, Un atout pour le développement durable (voir la totalité du compte-rendu ici)

L'association Un plus bio
  • Une association nationale très active dans le Grand Sud-Est
  • Fédère les initiatives pour améliorer la qualité des repas en restauration collective en s'appuyant sur les atouts de l'agriculture biologique
  • Mène des actions/changements de comportements alimentaires
  • Accompagne ses adhérents pour les aider à réussir leur projet. Ses adhérents sont des municipalités des cuisiniers, des parents d’élèves, des élus …
En matière d’achats publics
  • Les achats publics de l’administration française : 15 % du PIB (France)
  • La restauration collective bio en France : moins de 0.5 % des repas (estimation 6 millions de repas bio par an)
  • A titre de comparaison, en Italie : dynamique bio tirée par la restauration collective … 658 cantines servent 1 million de repas bio par jour (source Agence bio/AIAB).
Retours sur des expériences (2008):
  1. Fabienne Mourre, gestionnaire de la cuisine centrale de Martigues (13) prépare un projet visant à proposer des repas bio aux enfants de lamaternelle, du primaire et des centres de loisirs. Ce projet prend appui sur une première expérience conduite en 2006 et sur une démarche globale de qualité qui n’a pas «attendu» le bio…

  2. l’équipe municipale de Vaison la Romaine a comme objectif de proposer aux enfants des écoles et du centre de loisirs une restauration à base de produits locaux et respectueux de l’environnement, dont bio, dès septembre 2008.

  3. Depuis le Printemps bio 2004, les enfants des écoles maternelles et primaires et du centre de loisirs de Castries bénéficient chaque mois d’un repas bio, d’un menu alternatif (sans viande et sans poisson) et d’un repas à thème. Intégrée à la commission de restauration (comité) et appuyée par une diététicienne professionnelle, Catherine Piat, cette initiative a vu le jour grâce la mobilisation de l’équipe municipale et de sa chef de cuisine, Danièle Chatagner, qui a accepté de se former à l’utilisation des produits biologiques. La première formation a eu lieu au Printemps bio 2004 avec Un plus bio et l’intervention d’un chef de cuisine expérimenté en la matière… «Les formations à la cuisine bio ont été un déclic pour moi. Elles m’ont permis de découvrir, et de faire découvrir aux enfants, de nouveaux produits, plus variés, puis de travailler avec de nouveaux fournisseurs. Même si nous travaillons généralement sur des menus bio « traditionnels », bien identifiés par les convives, nous essayons d’introduire de la nouveauté"

  4. Le lycée L’Empéri de Salon de Provence participe au programme «Produire et manger bio en PACA» soutenu par le Conseil régional. Son chef cuisinier y fait partager sa passion pour une alimentation de qualité et de saison. (...) Relocaliser l’agriculture ! Tel est le leitmotiv de l’association Equi Table Salonaise de Salon de Provence, qui regroupe 150 adhérents. Cette association, soucieuse de soutenir une agriculture de qualité et de proximité, a contribué à créer en 2004 un lieu convivial d’échanges et de partage La Case à Palabres (SCOP). Ce salon de thé à vocation conviviale et citoyenne co-organise avec l’association depuis la rentrée scolaire 2007 un cycle de conférences visant à sensibiliser les citoyens du territoire salonais (élus, parents, convives, agriculteurs locaux, diététiciens) à l’enjeu d’une alimentation locale et de qualité en restauration collective.

  5. L’alimentation est au coeur des préoccupations de l’équipe du Multi-Accueil « Gavroche » (adhérent Un plus bio) d’Aigues- Mortes, que ce soit au niveau de l’organisation des repas, de la couverture des besoins nutritionnels des enfants ou tout simplement de leur éveil gustatif. Danièle Cabot, éducatrice jeunes enfants de formation, passionnée par la diététique, témoigne de son engagement dans un projet d’équipe qui permet progressivement à la crèche de s’approvisionner en produits biologiques, de qualité, de saison et de proximité sur la base d’une démarche éducative. Ce projet est encouragé par les élus municipaux représentés par le maireM. René Jeannot, la secrétaire générale Mme Magali Biagetti et les élues à la petite enfance Mmes Colette Bonnery et StéphanieMartinez…

  6. Depuis le 4 septembre 2007, les 560 convives des restaurants scolaires et du CLSH de Saint-Gély du Fesc accèdent à une restauration 100 % Bio fabriquée par la société GM Restauration (société basée à Lattes dans l’Hérault et appartenant au groupe Score, 4ème groupe mondial de restauration). M. Georges Vincent, maire, et son équipe, ont fait le choix de passer simultanément en restauration concédée et au 100% bio, mais aussi de conserver une vigilance nutritionnelle sur l’équilibre des repas…

mercredi 11 mars 2009

La vraie difficulté: l'approvisionnement

La cantine bio de Pamiers, rebaptisée "de terroir" faute de trouver localement des producteurs qui assurent l'intégralité de ses besoins en livraisons régulières toute l'année, a donc dû trancher entre bio et local. « Du tout bio du début, seuls la viande de veau et bœuf, les poulets et le pain ont résisté aux commandes répétées » explique Françoise Matricon, conseillère municipale et chef de file des Verts, l'une des invitées au débat initié par le CIVAM bio 09.

Le thème : consommer bio et local, c'est primordial.
En première partie du débat ont fusé les arguments qui visaient à tordre le cou au sempiternel « le bio, c'est bien mais cher ! » Puis les invités ont évoqué les alternatives à l'omniprésence des fruits et légumes du bout du monde.

(...) on estime à 10 000, le nombre d'agriculteurs sans terre en France. C'est ainsi que le débat s'est orienté sur la nécessité d'une véritable volonté politique pour que les choses changent.

La cantine est aussi un lieu pour apprendre


Apprendre la richesse culturelle

Autour d’une table, à la cantine, six filles de CM2 : Schainese et Badia ont un « menu végé », Lilith, Jade, Mélissa et Melibea « mangent tradi ». Ainsi, pour les deux premières, aujourd’hui, une omelette remplace le sauté de veau. Melibea précise qu’elle « mange généralement tradi sauf les jours où il y a du porc ». (...)

Dans toutes les cantines scolaires de Roubaix, le choix entre deux plats principaux, dont un « sans viande », est instauré depuis 2001. La ville sert 4 000 repas par jour aux élèves de primaire et de maternelle. Dont 1/3 sans viande, proportion qui passe à 50 % les jours où il y a du porc. La demande est stable depuis 2001. « Il y a deux menus uniquement les jours où il y a de la viande. Dans le second menu, la viande est remplacée par des oeufs, du poisson, des steaks de soja, du tofu ou des plats composés végétariens », précise Valérie Morantin, diététicienne de la ville.
(...)
Roubaix fait figure de pionnière en matière de restauration scolaire dans la région, s’efforçant de coller au plus près à la diversité culturelle de ses jeunes convives, aux préconisations d’équilibre alimentaire et d’éducation du goût. De plus en plus de villes lui emboîtent le pas.
À la cantine de Roubaix, on célèbre Noël mais aussi l’Aïd, le Nouvel an chinois et la fête bouddhiste du Wesak. On participe à la découverte des cuisines du monde comme le 19 mars avec un repas grec.
Le 26 mars, les assiettes seront « bio » de l’entrée au dessert : « On a commencé en 2001 par une seule composante du repas », commente Valérie Morantin. On y est allés progressivement. Il fallait s’assurer que les produits soient disponibles. On en est à un repas par mois.» Cela évoluera encore, le bio est la nouvelle demande.



le rôle de l’école dans l’éducation nutritionnelle et la sensibilisation au goût

Le premier repas bio sera proposé jeudi 5 mars dans les écoles maternelles et élémentaires de la ville, de l’entrée jusqu’au dessert. Il en sera ainsi au rythme d’un repas par mois jusqu’à la fin de l’année scolaire.
L’entrée officielle du bio dans les cantines est l’occasion de faire passer un message pédagogique fort auprès des enfants, de leur apprendre pourquoi le bio, d’où proviennent les aliments, leur durée de vie… Un premier bilan de cette opération sera présenté en juin aux parents d'élèves, aux directeurs d’école et aux enseignants.

Pour Guy-René Baroli, maire adjoint aux affaires scolaires, universitaires et à la jeunesse "l’introduction du bio, tout comme l’opération « Un fruit pour ma récré », ou la « Semaine du goût », rentre dans l’apprentissage de l’alimentation, qui doit commencer très tôt et se prolonger le plus longtemps possible au cours de la scolarité de l’enfant et de sa vie d’adulte. Très attentifs à la qualité des repas servis aux enfants, nous souhaitons renforcer le rôle de l’école dans l’éducation nutritionnelle et la sensibilisation au goût, en s’appuyant sur la diversité alimentaire. Cette mission de l’école, soutenue par la municipalité, s’inscrit dans un plan de prévention et d’éducation à la lutte contre le surpoids et l’obésité."

Introduire le bio, c’est aussi l’occasion de pouvoir aborder avec les élèves un certain nombre de matières complémentaires, l’histoire, la géographie, les sciences de la vie et de la terre, les technologies, sans oublier l’éducation à la santé.

  • Février 2009: promouvoir une meilleure alimentation dans les restaurants scolaires. Un stage y a sensibilisé des professeurs du Chinonais.
Cette formation, ouverte par le principal du collège Pierre Junges, concernait les professeurs de SVT (sciences et vie de la Terre) et d'histoire-géographie sur le thème de la nourriture et de l'enseignement en mettant en corrélation la diététique et les équilibres productifs du territoire des établissements secondaires concernés.
Projet éducatif et projet de société ont voisiné pour l'occasion. Les finalités avancées concernent la qualité alimentaire dans la recherche d'aliments naturels dans l'univers rapproché et consommés dans leur diversité.
(...)
Pour les stagiaires l'objectif est tracé : porter la bonne parole dans leurs établissements respectifs situés dans un milieu rural qui pourrait à terme accompagner la demande en adaptant une production valorisée en terme de revenus mais aussi d'image : nourrir sainement les jeunes du secteur, voire ses propres enfants,

mardi 17 février 2009

Comment manger équilibré et sain ?

Ne pas consommer d'alcool ou de compléments alimentaires, faire du sport, abuser des fruits et légumes mais pas de la viande rouge, de la charcuterie ou du sel, rester mince et, pour les femmes, allaiter. Voilà les conseils que les médecins sont invités à prodiguer à leurs patients pour diminuer les risques de cancers. (...)

Le surpoids et l'obésité accentuent les risques de cancer, de 8 à 55% selon la localisation: oesophage, col de l'utérus, rein, côlon, pancréas, sein et vésicule biliaire.

Les soupçons qui pesaient sur la viande rouge et la charcuterie ont été confirmés par de récentes études. Les risques de cancer colorectal s'accroissent de 29% par portion de 100 grammes de viande rouge mangée par jour et de 21% par portion de 50 grammes de charcuterie. Coordinatrice du NACRe (Réseau national alimentation cancer recherche), Paule Martel recommande de "consommer moins de 500g de viande rouge" par semaine. Au quart de la population française qui dépasse ce seuil, elle suggère de trouver leurs protéines davantage dans les poissons, les volailles et les oeufs.

Plus d'un quart de la population mange au moins 50g de charcuterie par jour, alors que "ce sont des aliments à consommer en petites quantités et peu fréquemment", ajoute-t-elle en refusant toutefois de fixer un plafond à respecter.

Les Français sont également encouragés à ne pas manger trop salé car cela favorise les cancers de l'estomac.

Si vous vous pensez que les menus sans viande vont ressembler à une gamelle de prisonnier, découvrez Melle Cléa et ses recettes bio, végétariennes et japonisantes. Un enchantement garanti.

Spectacles pour enfants

Du 21 au 28 février 2009, le Divaldo Théâtre 69 rue Sainte-Cécile, Marseille 5è apprend à nos enfants que les légumes ne poussent pas dans des boîtes, et les oeufs ne sont pas fabriqués dans des usines.
D'où vient ce que je mange ? De la ferme, bien sûr ! (pas toujours si sûr en fait).
C'est tout vert et très joli, il y a des animaux gentils. Le spectacle est conçu comme une comédie musicale pour les tout petits.

10h30 du mardi au samedi - Réservation 04.91.25.94.34

lundi 16 février 2009

Des jardins potagers dans les écoles

Dans le cadre de la manifestation Jardins extraordinaires, édition 2009, la mairie de Quinsac a associé l'école élémentaire Gabriel-Massais autour d'un projet pédagogique et créatif sur le thème du jardin.

De ces rencontres, est né, le jardin de l'école qui sera inauguré le dimanche 12 avril. Pascal Chamon, professeur moyenne section/ grande section décrit le principe : « C'est parti pour l'aventure des ateliers de jardinage dans l'école de Quinsac. Cinq classes sont complices de ce voyage. « En parallèle, nous allons ''vermicomposter''. Ce petit jardin concentre à lui tout seul toutes les bonnes résolutions écologiques que l'on peut mettre en place de façon pérenne et ludique : recyclage des déchets verts de la cantine, collecte et recyclage de l'eau de pluie, agrément de la terre sans pesticides... Quelques solutions vertes, à leur goût et à leur portée...