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samedi 10 mars 2012

Le sujetd es cantines bio dans le nouveau magazine Kaizen

Voici un nouveau magazine, créé par le fondateur du Magazine la Maison Ecologique, en partenariat avec le Mouvement Colibris: Kaizen.

L'un des articles est consacré à la Cantine Bio. Sauf que...le(a) journaliste oublie de parler des rgandes villes où les cantines sont gérées par les mairies et où tout est plus complexe, politique, voire mondialisé, mais aurait aussi un plus grand impact économique et écologique.

C'est dommage de n'avoir fait que survoler le sujet...

jeudi 2 février 2012

Republique de la malbouffe...demandez la projection à votre salle de quartier

En avril 2009, Nicolas Sarkozy décide de baisser le taux de tva dans la restauration de 19,6 à 5,5.
Cette mesure, d’apparence technique et économique, s’avère être un fait éminemment politique.

3 milliards d’euros par an disparaissent des caisses de l’état, sans qu’aucune réflexion de fond ni débat parlementaire n’aient été produits sur un secteur qui pèse très lourd dans l’économie du pays.
Et alors que les déficits publics sont abyssaux ! Cette décision, un restaurateur a décidé de la remettre en question, fort de sa légitimité de citoyen et d’entrepreneur dont la réussite exceptionnelle confère un poids particulier à son propos. Xavier Denamur, c’est son nom.

Ce film explique comment cette décision fiscale a en fait de graves répercussions sur ce qui est mis dans les assiettes des restaurants, ceux qui fonctionnent sans vrais cuisiniers, sans "vrais" produits, mais en donnant un grand avantage à l’agroalimentaire, avec des risques pour la santé forcément et l'économie locale.


TrailerMalbouffe par rebusparis

Bien entendu peu de salles pour sa sortie, mais il faut essayer auprès des petites salles de quartier qui ont parfois une démarche différente.

lundi 20 juin 2011

Réflexions d'un cuisinier - paysan

Voici un extrait de la Newsletter de Patrick Duler, propriétaire et cuisinier au Domaine de St Gery 46800 Lascabanes.

"Vous mettez une grenouille dans l’eau froide. Elle se régale. Vous chauffez l’eau, tout doucement bien sûr. Elle la trouve un peu chaude, mais cela lui convient. Plus vous  chauffez, plus elle a chaud et se ramollit, jusqu'au moment où elle n'a plus la force de sauter. En revanche, si plouf, elle était tombée dans de l’eau chaude, elle aurait  de suite sauté hors de l’eau.

Pour notre alimentation, nous sommes  les grenouilles dans l’eau tiède. Depuis  plus de 50 ans, année après année la qualité se détériore. Les produits agricoles sont en phase d'involution et ne sont plus capables de nous fournir une nourriture saine. Et pour goûter aux plaisirs gastronomiques, il faut passer par une multitude d'artifices technologiques ou chimiques, d'ailleurs les cuisines s'appellent maintenant des laboratoires.

 
Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les pratiques de l’agriculture intensive, par une dérive technologique chronique, appauvrissent de plus en plus les fruits, légumes et viandes en nutriments et vitamines. Si les produits sont moins bons, c’est qu’ils sont « mal élevés » : hybridation, engrais, herbicides, fongicides, pesticides, régulateurs de croissance, j’en passe et des meilleures. Et pour les animaux, c'est la même punition : antibiotiques, farines OGM, ensilage, ... .
Comme ces produits n’ont plus de goût, l’industrie agro-alimentaire est obligée de rajouter des conservateurs, des exhausteurs de goût, des édulcorants, des arômes artificiels, et des colorants. 


Sommes nous dans l'eau tiède ? Ou bien l'eau est elle déjà trop chaude ?"

A nous de décider si nous voulons réagir ou non...A la maison, au restaurant, et bien sûr dans les cantines scolaires car c'est là que devrait s'apprendre le Goût authentique.

mardi 14 juin 2011

Marseille va-t-elle continuer à prendre du retard dans ses cantines bio ?

La Mairie de Marseille a mis en place un site qui se nomme Marseille accélère (et il était temps !!! pour être prêt pour 2013). Peut-être devrait-elle également le faire pour ses cantines, si elle ne veut pas passer pour has been d'ici 6 mois.
Voici un article très intéressant du Monde de mai 2011

"Puisque la vente des fruits et légumes est encore assurée à 71% par les grandes surfaces, certains producteurs vont s’y  frotter en proposant une nouvelle approche: des produits locaux, de bonne qualité mais… un peu plus chers. Ainsi, la marque Le Petit Producteur, qui, après avoir été prise de haut par de grandes enseignes à sa création, en 2006, semble, ces derniers mois, attirer leurs faveurs. «Certaines grandes surfaces sont venues nous dire que leurs clients désertaient leurs rayons fruits et légumes, explique Nicolas Chabanne, président de la marque. La grande distribution s’est obstinée dans une direction sans voir que les attentes des consommateurs changeaient.» (on dirait l'attitude de Marseille / collectif Changeons la cantine)
Les fruits et légumes Le Petit Producteur, reconnaissables par la photo et le nom de l’agriculteur sur l’étiquette, sont, depuis 2009, vendus dans les Monoprix. Désormais, les contrats se succèdent. En six mois, M. Chabanne a créé la marque Direct Producteur de légumes en vrac chez Carrefour et des «rayons responsables» chez Leclerc et Système U. Dernier bébé en date, « Je mange local », un label adoubé par le ministère de l’agriculture.

Monoprix, qui a peur que ce marché ne lui échappe, est en train de proposer un contrat annuel avec prix ferme à un agriculteur qui fait du jus de fruit, un marché pourtant hyper concurrentiel.
C’est formidable pour le producteur ».Sodiaal, premier groupe coopératif laitier français,va lancer, fin mai 2011, des briques estampillées «Le lait de ma région». Une quinzaine de producteurs de lait sont depuis janvier en photo sur les pots de Danone nature et de Jockey…

jeudi 7 avril 2011

Rêvons la cantine ce mercredi 13 avril 2011 à Ecole à Chanot

Participez au grand concours de dessin organisé par le Collectif Changeons la Cantine ! Affichage et remise des dessins des enfants à Mme Casanova, afin de lui permettre de choisir celui qui correspond à la cantine que la Mairie de Marseille a dessiné pour les 7 prochaines années dans les maternelles et les primaires.
Plus d'infos ici

dimanche 13 mars 2011

Après la lettre ouverte du WWF à Mr Gaudin, le DVD de Jean-Paul Jaud

Ce lundi 14 mars 2011, l'ensemble des élus et équipes de la Mairie de Marseille, en charge de la question de la cantine scolaire pour les écoles maternelles et primaires, vont recevoir par courrier le DVD du film "Nos enfants nous accuseront".
nos_enfants_nous_accuseront

En effet, Jean-Paul Jaud, parrain de la campagne du WWF "Oui au Bio dans ma Cantine" a décidé d'affirmer concrètement son engagement aux côtés des citoyens de Marseille. Il a ainsi envoyé son film à chaque personne de la mairie qui décide en ce moment de ce que nos enfants vont manger pendant 7 ans dans les cantines scolaires. Ceci afin de leur faire prendre conscience de leur responsabilité et des conséquences de leurs choix sur la santé des enfants et des agriculteurs.
Il est important de rappeler que lorsque ce film a été projeté au cours du festival Sciences Frontière en 2009, à Marseille il n'y avait aucun élu dans la salle, contrairement aux autres villes en France. Le collectif de citoyens pour changer la cantine lui par contre était déjà présent, avec une pétition.

vendredi 7 janvier 2011

Appel aux citoyens, aux parents aux élus...

"Nous, signataires de la campagne Oui au bio dans ma cantine !, appelons les citoyens et les élus à se mobiliser sur la question de l’alimentation en milieu scolaire."

Avec cette campagne, le WWF appelle les parents d’élèves comme l’ensemble des citoyens à convaincre les maires de nos communes à privilégier les produits issus de l’agriculture biologique locale et de saison dans chaque cantine scolaire et à mettre en œuvre des mesures concrètes pour inciter les agriculteurs de leur territoire à la transition vers l’agriculture bio. Cette campagne sera également un outil pédagogique, à destination des enfants.
Lire la suite

Peu de citoyens, peu de parents ont la chance des citoyens de Marseille...
Car il y a peu de ville où l'urgence est aussi importante qu'à Marseille !

Ici, nous avons l'occasion d'agir dès aujourd'hui, dès maintenant, et surtout pour les 7 années à venir des enfants de Marseille...
Ne ratons pas cette chance de changer les repas des enfants et surtout leur santé !

dimanche 19 décembre 2010

Encore une région où les parents se mobilisent pour des cantines bio

L'Association Régales, implantée à Nivillac dans le 56 regroupe elle aussi des citoyens, de simples citoyens, parents ou non, qui veulent prendre en mains le destin de leurs enfants.
Elle poursuit plusieurs objectifs mais notamment celui d'engager des démarches auprès des élus pour permettre une haute qualité alimentaire sur le territoire par la valorisation de l'offre des producteurs et par la création de débouchés pour ces producteurs ( cantines proposant du bio).
 

Là encore les citoyens savent qu'il n'y a qu'eux qui peuvent faire changer les choses pour soutenir les agriculteurs et préserver la santé des enfants.

A Marseille aussi, un groupe de citoyens agit depuis 2009 puisqu'en 2011 le contrat des prestataires peut être totalement modifié. Tout est ENCORE possible ! Nous sommes à un moment clé.

  • le cahier des charges du plus gros marché d'Europe ne contient aucun objectif chiffré (demandez-nous la copie, nous pouvons vous l'envoyer par mail). Un peu comme si une entreprise disait à ses commerciaux "il faut faire bien, au mieux" mais sans leur donner de chiffres précis, sans les motiver par des primes... vous croyez que ça fonctionne ?
  • les prestataires quant à eux sont capables de faire manger aux enfants des repas naturels, voire bio, de saison, issus d'un approvisionnement local...ils le font dans d'autres villes. Alors pourquoi pas à Marseille ?

La vraie question est:  quel est le budget que la mairie de Marseille est prêt à consacrer à la santé des enfants et au maintien de l'agriculture paysanne autour de notre ville ? L'arbitrage est là uniquement. 
  • Si les prestataires font des propositions avec des aliments sains, bons, bio, locaux, mais que la mairie préfère augmenter le budget pour le stade Vélodrome ou pour "la Fête Bleue" (????!!!) au lieu de le consacrer aux cantines...les prestataires se feront refouler. Ou alors celui qui proposera le budget le moins cher, et donc le moins qualitatif sera choisi. Mais ça personne ne vous le dira.
  • Le discours sera à nouveau de vous faire croire à vous parents que vous allez payer plus cher si vous vous mobilisez, ou que la mairie arrêtera de s'occuper d'organiser ce service (on ne peut pas dire de le gérer, ni de le fournir puisqu'ils ne sont que des intermédiaires qui centralisent les sous des contribuables pour les dispatcher, puis font appel à des prestataires pour fournir les repas). 
  • La mairie ne peut arrêter ce service, ce serait vraiment mal vu des électeurs, mais aussi au-delà de nos frontières Marseillaises (cf la grève des éboueurs qui est devenue le sujet dont on vous parle dès que vous sortez de la ville).
  • Dans de nombreuses communes, les parents ne payent pas plus cher ou à peine, simplement parce que les élus sont motivés par cette question. Mais qui motivent les élus ? ce sont les citoyens... 

Que faire ? Envoyez un mail pour nous confirmer votre implication.

Nous pouvons créer une association officielle pour vraiment regrouper des adhérents, montrer aux élus que les citoyens se sentent concernés, agir en ayant un budget qui nous le permette, être enfin reçus par les élus en tant que représentants légaux d'un nombre précis de familles ou contribuables.
Etes-vous prêts à suivre Marseillais ? cantinesmarseille [@] yahoogroupes.fr

 

jeudi 16 décembre 2010

Les parents invités à agir pour des cantines bio, à Marseille plus qu'ailleurs, fin 2010 plus que jamais !

Le WWF, rencontré également par les membres du collectif "Changeons la cantine" de Marseille, relance (enfin) sa campagne "Oui au Bio dans ma cantine" initiée en 2009.

Les parents, et citoyens, sont les destinataires de cette campagne. 

Il est primordial que les parents sachent que oui, avec la même somme, leurs enfants pourraient manger sain, local, frais,de saison, sans pesticides, sans OGM, sans conservateurs, sans additifs !

Alors pourquoi à Marseille plus qu'ailleurs ? Parce qu'avec plus de 45 000 repas par jour dans les écoles maternelles et élémentaires, la ville de Marseille représente le plus gros marché d'Europe. 
certes, il est divisé en 2 (et heureusement mais ce n'est pas suffisant) Nord et Sud de Marseille. Mais avec cette grandeur, les prestataires qui peuvent répondre à cet appel d'offre sont très peu nombreux (3 ou 4).

Pourquoi en 2010 plus que jamais, et surtout en décembre et janvier 2011 ? Parce que le cahier des charges rédigé par la mairie de Marseille, en tant que cliente, a été transmis aux 3 prétendants: Sodexo, Avenance, Scolarest en décembre 2010. Et, contrairement à de nombreuses villes, celui-ci ne contient aucun objectif précis, chiffré, sur la quantité de produits frais, de saison, bio, issus du commerce équitable...Comme si le mouvement national lié aux préoccupations de santé, de développement durable local, de soutien aux agriculteurs locaux, ne passait pas par Marseille.

Nous parents ou non, citoyens de Marseille, contribuables donc "financeurs des cantines" (en plus de ce que les parents versent directement aux prestataires), nous pouvons agir.
Demandons à ce que notre argent, qui n'est pas celui de la mairie mais bien de ses électeurs, soit utilisé pour offrir aux enfants des écoles élémentaires de Marseille, une nourriture saine, équilibrée, gustative, éducative qui leur permette dès leur plus jeune âge de savoir se nourrir.

Rejoignez le groupe "Oui au Bio dans ma Cantine"
Si vous êtes de Marseille, consultez régulièrement le blog "Changeons la cantine"

Inscrivez-vous sur la liste de discussion en écrivant à cantinesmarseille [@] yahoogroupes.fr pour être informés de l'avancée, des actions à mener. Le collectif tente de vous tenir au courant au fur et à mesure, de façon simple.


Prenez un peu de votre temps, si précieux, pour faire savoir à la mairie de Marseille que vous êtes intéressés et préoccupés par ce sujet et venez rejoindre ce collectif de citoyens, parents ou non, apolitique, mais engagé pour cette cause, vitale et légitime.

mardi 5 octobre 2010

Où en sommes-nous du renouvellement du marché public des cantines de Marseille ?

Depuis le début de l'année 2010, nous vous avons informé du renouvellement du marché des cantines primaires des écoles de Marseille, géré en DSP.

Jusqu'à présent il y avait
- Sodexo pour 2/3 des écoles de la ville (du 1er arrondissement au 12è)
- et Avenance pour 1/3 (du 13 au 16è)

Le nouvel appel d'offre a été passé pour la restauration collective en 2011. Les candidats se sont proposés, mais sans avoir le cahier des charges, qui ne leur est remis que par la suite...(moi je trouve cela bizarre, mais c'est ainsi que ça fonctionne).

3 entreprises de restauration scolaire se sont mises sur les rangs. Inutile de vous dire que pour répondre à l'appel d'offre des cantines de Marseille, qui est partagé en seulement 2 marchés, il faut être une grosse entreprise (alors que rien que de partager le marché en plusieurs petits, cela modifierait entièrement la donne).

Il y a donc
- Sodexo
- Avenance
- et la Sogeres.

Donc pas vraiment du nouveau...

Par contre, ce qui peut tout (ou rien !) changer, c'est le cahier des charges qui va leur être remis le 15 octobre.
A partir de ce moment là, nous en tant que citoyens concernés nous aurons la possibilité de lire ce cahier des charges, de voir ce que la mairie a retenu des désirs des parents et autres citoyens (qui paient ce service par le biais de leurs impôts, ce n'est pas un cadeau comme la mairie tente de le faire croire).

Nous ferons un retour sur ce cahier des charges à tous ceux qui seront intéressés.

Puis pendant plusieurs mois, la mairie et les fournisseurs potentiels vont se rencontrer et discuter pour adapter ce cahier des charges, voir comment l'améliorer.
Mais dans quel sens ? la mairie semble toujours privilégier uniquement le prix le plus bas plutôt que
  • la qualité,
  • le soutien à l'agriculture paysanne de proximité,
  • l'activité économique locale (alors que c'est son rôle aussi)
  • la santé des enfants (oui c'est bien d'offrir, par le biais des impôts des Marseillais, la possibilité à certains enfants d'avoir déjà un repas complet, mais si c'est pour leur faire avaler des pesticides, des colorants, des conservateurs...je dis que nous ne sommes plus alors dans un pays développés).
A nous alors d'agir, de nous mobiliser une nouvelle fois pour faire entendre nos voix (à partir de mi octobre) et veiller à ce que le cahier des charges permettent aux entreprises de restauration de présenter des offres de qualité, avec des produits issus de l'agriculture locale, de producteurs qui veulent se convertir à une agriculture sans pesticides, ou qui le sont déjà, des produits de saison, frais, cuisinés sans ajouts de produits non identifiés.

Les entreprises de restaurations scolaire ne sont que des fournisseurs, plus ou moins responsables il est vrai, plus ou moins engagés auprès des producteurs, plus ou moins prêts à s'embêter à aller chercher du local) pour répondre à ces marchés.
Les donneurs d'ordre sont bel et bien à la mairie, parmi les équipes de ceux que nous avons élus pour nous représenter.

Nous devrons être attentifs à ce que l'on ne nous propose pas de l'événementiel bio ou, local ou de qualité de temps en temps, car cela n'a aucun sens. Nous devrons privilégier la régularité de l'approvisionnement bio, local de saison de certains aliments afin que les entreprises de restauration puissent instaurer des partenariats de long terme avec des producteurs, plutôt que d'aller chercher 1X/ mois partout en France 40 000 repas bio pour 1 repas. Cela n'a aps de sens et permet justement de dire "le bio c'est plus cher"

Évidemment, ce n'est pas ainsi que cela doit se faire.

mercredi 16 juin 2010

Pour une Politique Agricole et Alimentaire Commune saine, durable, juste et solidaire en Europe

Une grande diversité d'organisations sont inquiètes de l'avenir de l'alimentation et de l'agriculture en Europe. Comme dans d'autres régions du monde, de plus en plus de personnes militent pour système alimentaire durable, plus équitable et plus participatif.
Nombre d'entre elles sont engagées activement dans la construction d'une alternative viable aux mécanismes actuels de production, distribution et consommation alimentaire- et ce depuis la base.

Ce nouveau système de production alimentaire et d'agriculture est résolument bâti sur un certain nombre de fondamentaux :
l'équité, le droit universel à l'alimentation, la démocratie et la transparence.

Une Déclaration alimentaire européenne a été élaborée : " Pour une Politique Agricole et Alimentaire Commune saine, durable, juste et solidaire." Elle décrit les lignes directrices qui doivent former la base des objectifs de la PAC pour les décennies à venir.

Cette déclaration est la première étape pour construire un large mouvement en vue d'obtenir des politiques et des pratiques de souveraineté alimentaire en Europe, Union Européenne incluse. En préparation également un forum européen en 2011, qui rassemblera des personnes et des organisations motivées par ces questions et qui veulent unir leurs forces afin de parvenir ensemble à des objectifs communs.

Voir la Déclaration Alimentaire Européenne

Mobilisation citoyenne à Marseille 19 et 21 juin 2010

Ce message est important car il concerne une mobilisation physique des parents lors du prochain conseil municipal de
lundi prochain - 21 juin 8h esplanade Bargemon
- dernier rendez vous avant les vacances pour se faire entendre. Il faut venir nombreux! Parlez en autour de vous!

Le dossier pour le renouvellement pour 7 ANS du contrat actuel est inscrit à l'ordre du jour de ce conseil municipal.

Nous n'avons aucune idée du contenu de ce futur contrat et les parents mobilisés n'ont jamais été reçu par la Ville pour en discuter. Les effets d'annonce se multiplient sur les améliorations qui seront apportées mais concrètement, le système centralisé perdure, et perdurera pour 7 années encore,
  • aucune réflexion n'est menée à grande échelle avec les filières agricoles locales (ah si, il y aura du riz camarguais pendant la semaine du goût dans une recette de risotto élaborée avec le chef du restaurant du Sofitel... et uniquement chez Avenance)
  • et aucun élément financier ne nous a été communiqué quant au prix réel du repas (pourtant ce sont les impôts de tous qui paient ce service).
  • On ne vous parle même pas des questions d'encadrement et d'animations qui devront se faire "sans personnel supplémentaire, voire moins"
On nous annonce une étude (sur quoi exactement?) qui vient tout juste de débuter et qui concernera tout Marseille d'ici trois ans. la belle affaire si les décisions sont prises en juin 2010 et pour 7 ans !

En effet, passé la date du 21 juin, il sera beaucoup plus compliqué de faire valoir nos propositions dans la mesure où la procédure de marché public sera lancée.

La marge de manoeuvre est mince mais elle existe. Elle existera d'autant plus si nous sommes nombreux lundi à porter nos propositions devant la mairie.
Voir les demandes faites par les citoyens mobilisés à la mairie.

Il n'y a que le nombre qui peut faire espérer un infléchissement des décideurs, via une interpellation médiatique.

Qu'est ce que nous pouvons attendre d'une telle démarche le 21?
  • d'une part, le report de la décision du renouvellement pour 7 ans, pour pouvoir notamment réduire la durée du futur contrat
  • et demander qu'une réelle réflexion soit menée avec les parents pour changer le système en place
  • d'autre part, un relais médiatique via presse, radio, télé qui sont présents ce jour

Ce lundi, seront également présents devant la salle du conseil:

- les parents mobilisés sur la question des garderies
- les parents dont l'inscription de leur enfant en maternelle a été refusée pour motif que "l'école n'est obligatoire qu'à partir de 6 ans"
- les parents mobilisés dans le cadre du projet de décret sur la petite enfance (pas de bébés à la consigne) qui remet en cause indirectement l'avenir des écoles maternelles par leur remplacement progressif par les jardins d'éveil (dont l'un des premiers vient de s'ouvrir dans le 1/7...)
- les parents dont l'école est concernée pas une fermeture de classe, une réduction de personnel encadrant

Comme vous le voyez la liste est longue, mais qu'elle ne vous fasse pas penser que "les autres iront, ils seront assez nombreux".
Nous ne seront jamais assez nombreux,
nous avons besoin de VOUS !

Nous sommes plusieurs à nous être investis pour que les attentes des parents soient entendues, écoutées et relayées par la presse, les élus de l'opposition, les associations concernées, etc.
Tout est perfectible mais avec le peu de temps et de moyens que nous avions, nous avons pu bénéficier d'une relative - bien que temporaire - visibilité qui n'a pas pour autant décidé les élus en responsabilité à nous recevoir, à peine une porte entrouverte. ..

Nous avons pris du temps sur nos vies personnelles et professionnelles parce que nous pensons que le jeu en vaut la chandelle, que les parents sont relégués au second plan, pour ne pas dire méprisés.
Les parents mobilisés sur les autres questions ont certainement fait de même et ont du ressentir parfois les mêmes désillusions face à nos décideurs.

850 personnes à ce jour ont signé la pétition pour les cantines, en l'espace de moins de deux mois. plus de 600 pour celle des garderies. ce n'est pas rien. tout ceci ne peut pas rester vain!
Il s'agit, une dernière fois avant les vacances, de prendre une heure au mieux - une demi heure au moins - sur notre temps de 8h à 9h, de s'organiser pour faire amener les enfants à l'école et arriver presqu'à l'heure au travail....

C'est pourquoi, nous encourageons toutes celles et ceux qui pourront venir lundi montrer qu'ils sont
  • avant tout usagers d'un service public qu'ils souhaitent de qualité,
  • des parents, amis, tantes, grand-parents soucieux de la qualité de la vie scolaire des enfants,
  • contribuables et électeurs de la ville de Marseille
  • ou tout simplement citoyen motivé!


Pour tous ceux qui veulent participer également à un moment festif autour d'un ensemble de sujets sur la qualité de vie, l'environnement, rdv également
samedi 19 juin à 14 h à Réformés pour la 11è marche pour
l'Environnement, la Santé, la Solidarité et le Cadre de vie

organisée par un ensemble d'associations et de collectifs regroupés par eco-forum
histoire de rappeler aux politiques que nous voulons d'une ville agréable à vivre
avec des espaces verts, des échanges entre citoyens et élus, des pistes cyclables,
des écoles maternelles, des cantines scolaires saines...
Nous sommes tous concernés pour rattraper le retard de Marseille / tous ces sujets.

Venez simplement avec un badge, une pancarte sur le sujet qui vous tient particulièrement à coeur (les cantines ?)

Des actions concrètes pour garantir un approvisionnement local des cantines

Certaines communes se contentent de dire "c'est impossible de fournir les cantines en bio, il n'y a pas assez d'agriculteurs." D'autres constatent le problème et trouvent des solutions et n'est-ce pas cela que l'on attend de nos élus ? Ne doivent-ils pas chercher à résoudre des problèmes plutôt que d'en faire le constat, désœuvrés?

Voici encore une commune qui s'investit auprès des producteurs pour arriver à nourrir les enfants avec des produits locaux, de saison, frais...et bio en plus.
Il faut dire que Barjac est devenue l'emblème des cantines scolaires (locales, bio) en France.
C'est également une action de soutien à l'agriculture et une action de santé publique.

"...En peaufinant le rachat de la Grange des Prés et ses 120 ha, qui permettront l'installation de 7 à 8 agriculteurs bio. Le tout à travers un montage financier innovant (lire ci-dessous). Car fournir en bio la cantine de Barjac, qui regroupe trois communes de l'Ardèche et deux du Gard, n'est pas chose facile." lire la suite


L'association Isle mange bio s'est donné pour objectif un approvisionnement régulier des établissements scolaires, hospitaliers ou autres, dans un rayon de 50 kilomètres autour de Montpon (24). Cette association rassemble pour le moment sept agriculteurs bio installés dans le périmètre de la Communauté de communes Isle et Double.

En l'état actuel, Isle mange bio se fait fort d'une capacité de production annuelle de l'ordre de 60 tonnes. En point de mire : le collège de Montpon et ses 1 000 repas par jour, le collège de Mussidan, l'hôpital de Vauclaire… « Nous sommes en phase de test. Nous avons constaté une forte volonté des établissements d'avoir des produits locaux pour leurs cantines ».

L'association envisage d'évoluer vers un statut de société coopérative d'intérêt commercial (SCIC). Elle entend surtout se doter rapidement d'un outil de stockage et va, dans cette perspective, solliciter le concours des collectivités. Selon le président de Bio d'Aquitaine, « elles voient ce projet d'un très bon œil ».
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« La cantine peut être une locomotive, explique Séverine Romanowski, coordinatrice de GABNOR, qui accompagne les agriculteurs en conversion bio. Mais pour le moment, on est dans une logique de sur mesure. Une fois que la demande des gérants des restaurants collectifs - communes, départements et région - sera harmonisée, elle permettra aux producteurs de planifier pour passer à la vitesse supérieure. » Dans la région, on compte une centaine de commanditaires pour la restauration collective (écoles, collèges, lycées, CCAS).

L'autre locomotive est bien sûr le consommateur : « Un producteur s'oriente vers la restauration collective, ce qui ricoche aussi sur des distributeurs et des transformateurs, qui élargissent l'offre et attirent de nouveaux consommateurs... » Côté fourneaux, il faudra aussi s'adapter : « On commence à voir la volonté politique, comme à Lille avec l'objectif de 50 % de bio d'ici à 2012."
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jeudi 10 juin 2010

Créer un lien direct et durable entre le donneur d’ordre et le producteur

Mon assiette bio, ma pelle est un concept élaboré par Vivrao, agence conseil, afin de promouvoir et organiser l’introduction de produits bio locaux en restauration collective.

Il s’agit de créer un lien direct et durable entre le donneur d’ordre (collectivité territoriale, opérateur…) et le producteur ( seul ou en groupement avec d’autres ) sur un temps long:
  • en privilégiant la proximité entre lieux de production et de consommation;
  • en contractualisant sur du long terme (5 ans), incluant la période de conversion si nécessaire (produits pris mais non valorisés en bio pendant cette période);
  • en fournissant un ou plusieurs ingrédients bio pour des repas, de façon régulière
  • en augmentant la diversité des produits et la fréquence de leur présence, en fonction de l’accroissement planifié de la production;
Cet accompagnateur à l'approvisionnement bio se trouve en plus à Vitrolles !
Plus d'infos

La ville de Marseille a t elle fait appel à eux pour répondre que "le bio ce n'est pas possible à 100% sauf si on importe" ?
Sur quelle quantité de bio la ville de Marseille s'engage-t-elle à fournir du bio ?
Comment en est-elle arrivée à ces conclusions ?

Nous allons tenter d'en savoir plus.

mardi 8 juin 2010

La mairie répond "il n'y a pas assez d'agriculteurs bio"...venez rencontrer vos producteurs régionaux

Les 12 et 13 juin 2010, les agriculteurs bio de la région PACA ouvriront leurs fermes au grand public. Découverte de la production biologique, dégustation de produits, animations et échanges.

Allez à leur rencontre pour savoir
  • pourquoi ils ont choisi ce mode de production,
  • comment cela se passe,
  • quels goûts ont les produits
  • et pourquoi il est souvent dit "il n'y a pas assez de producteurs bio"

Une bonne façon de montrer aux enfants de vrais fermes et pas des centres de production de viande ou des légumes sous serres en plastique!

Un bon moment pour échanger avec ceux qui ont la mission de nous nourrir chaque jour ...et de nourrir nos enfants, si la mairie se décide.

Plus d'infos

Des producteurs en direct sur une Zone commerciale : le projet RURURBAL

Il fallait oser...
pour acheter ses fruits et légumes directement au producteur, c'est sous un chapiteau qu'il faut se retrouver. En l'occurrence, celui monté pour la première fois mercredi 02 juin 2010 sur le parking du centre commercial Plan-de-Campagne, dans le cadre de l'opération "Rururbal" (Rural urban alimentation). (plus d'infos)

La Communauté du Pays d'Aix a été retenue dans le cadre d'un appel à projet européen pour la mise en place d'actions innovantes afin de promouvoir la consommation et la commercialisation des produits agricoles. Ici il s'agit d'un marché de mi-gros local ouvert aux particuliers, mais aussi aux collectivités, aux restaurateurs.

Je n'ai pas vu de mention d'agriculture bio, mais c'est déjà au moins de l'alimentation fraîche, de saison, et locale...

Téléchargez la liste des marchés du Pays d'Aix

dimanche 6 juin 2010

Et si les parents allaient déjeuner à la cantine à la place de leurs enfants, juste pour voir

"A Mellac dans l'Ouest de la France, l'idée de proposer ponctuellement aux parents de manger à la cantine, « pour voir » a déjà été mise en place en 2005. Ce printemps, quatre dates ont été retenues. Il reste deux sessions. Pour chacune, près de huit parents peuvent s'inscrire. L'école publique compte 254 élèves dont 215 mangent à la cantine"

plus d'infos ici

pendant ce temps à Marseille, des parents nous ont raconté avoir fait la demande pendant 3 ans, sans pouvoir obtenir de réponse positive.

Mais peut-être est-ce parce que à Mellace "Le cuisinier et son équipe de quatre personnes travaillent des produits locaux et souvent bio. « La viande vient du boucher du coin, le poisson d'un poissonnier local. Nous privilégions les circuits courts". Ils n'ont donc rien à cacher.

mardi 11 mai 2010

Mercredi 12 mai 2010, conférence de presse et d'informations sur les cantines de Marseille

Pour tous les parents qui veulent s'informer de plus près, et suite au conseil municipal de lundi, une réunion d'informations et conférence de presse est organisée Mercredi 12 mai 2010 à 10H au BICOK, 57 Cours Julien à l'occasion du Marché Paysan.
Nous invitons l'ensemble des parents intéressés par le sujet à venir pour renouveler leur demande de dialogue constructif avec la Mairie.

Sont également invités à rejoindre la mobilisation:

- les fédérations de parents d'élèves "officielles", dont vous faites peut etre partie,
- les acteurs des filières agricoles et économiques concernées,
- les élus municipaux qui souhaitent soutenir les parents.

Venez nombreux! Après il sera trop tard !

lundi 10 mai 2010

Engagements sur les cantines au conseil Municipal de Marseille du 10 mai 2010

J'avoue je ne m'étais jamais intéressée à ce qui se passait au Conseil Municipal, je n'avais jamais pensé que l'on pouvait voir en direct, filmé, ce que nous charmants élus faisaient de nos impôts...

Eh bien je vous invite à découvrir comment Mr Gaudin parle des parents qui se sentent concernés par la cantine scolaire. Allez directement à la 16ème minute...cela dure environs 20 mn.
Mr Barles et Mme Marrone ont très bien relayé les demandes, sauf qu'il faut préciser que l'on peut tout à fait légalement induire que l'approvisionnement soit local dans un cahier des charges grâce au bilan carbone.

Mme Casanova, qui refuse d'écouter les parents non affiliés à la FCPE ou la PEEP (!!! pourtant il y a plus de 500 personnes qui ont signé la pétition et ce n'est qu'un début) s'est engagée, officiellement devant les caméras à ce que les futures cantines privilégient du bio (quand cela "est possible"(à préciser...trop subjectif) évidemment, personne n'a jamais demandé du bio d'Espagne, sans aller jusqu'au Burkina Fasso...mais nous sommes dans une région où il y a de nombreux producteurs)
du local donc, apparemment c'est ce qui est déjà fait, mais comme nous n'avons pas le cahier des charges actuels nous ne pouvons pas vérifier...
du raisonné que Mme Casanova traduit par de" proximité", ce qui n'a rien à voir...(mais cela veut donc dire pour l'accompagnement à la conversion en bio ?)
du label Rouge, de la traçabilité (elle est obligatoire encore faut-il pouvoir la vérifier) pour les viandes
Ils ont certifié qu'il y avait tous les jours des fruits...

Mais après personne n'a parlé d'acheter des terres, de soutenir les agriculteurs, de participer activement à la conversion au bio.
L'engagement municipal ne va pas aussi loin que dans d'autres régions.

Article à ce sujet sur Provence éducation

Les parents d'élèves de Marseille s'invitent à l'ouverture du Conseil Municipal

Voir l'article sur Marsactu de ce 10 mai

"Sébastien Barles, conseiller municipal Verts, a mit le couvert en réagissant à une série de délibérations relatives à la restauration scolaire présentées ce lundi. Se faisant le relais d’un collectif de parents d’élèves « qui se mobilise de l’Estaque aux quartiers Sud pour obtenir l’amélioration des repas et de l’encadrement des activités durant la pause déjeuner de nos enfants ».

Une demande de concertation à l’heure d’établir un cahier des charges qu’Aline Marrone, conseillère municipale du groupe Faire Gagner Marseille et ancienne présidente FCPE, a également appelé de ses voeux: « La mairie devrait mettre rapidement en place un comité d’usagers aussi large et représentatif que possible afin d’écouter les critiques, les suggestions et les propositions des parents d’élèves et de leurs enfants ». Selon elle, « l’absence d’écoute » de la majorité municipale sur ces questions a d’ailleurs amené des parents d’enfants allergiques à « traîner en justice la municipalité pour obtenir que leurs enfants soient servis à l’école ».

Qu’il s’agisse de Danièle Casanova ou de sa prédécesseur Marie-Louise Lota, la concertation n’a en réalité jamais été le fort des adjointes au maire en charge de l’Education. Danièle Casanova a d’ailleurs reconnu qu’elle avait recueilli l’avis « de la FCPE et de la PEEP, associations représentatives » mais pas celui du premier collectif de parents venu. « Sinon, on ne s’en sortirait pas »…"

D'où l'intérêt de créer dès le début d'année des associations de parents d'élèves représentatives, qui peuvent être indépendantes si l'on ne se reconnait pas dans le partage FCPE PEEP, ce que l'on ne sait pas toujours. cf article du 4 mai

Et mention sur le site de la Provence