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mercredi 16 juin 2010

Pour une Politique Agricole et Alimentaire Commune saine, durable, juste et solidaire en Europe

Une grande diversité d'organisations sont inquiètes de l'avenir de l'alimentation et de l'agriculture en Europe. Comme dans d'autres régions du monde, de plus en plus de personnes militent pour système alimentaire durable, plus équitable et plus participatif.
Nombre d'entre elles sont engagées activement dans la construction d'une alternative viable aux mécanismes actuels de production, distribution et consommation alimentaire- et ce depuis la base.

Ce nouveau système de production alimentaire et d'agriculture est résolument bâti sur un certain nombre de fondamentaux :
l'équité, le droit universel à l'alimentation, la démocratie et la transparence.

Une Déclaration alimentaire européenne a été élaborée : " Pour une Politique Agricole et Alimentaire Commune saine, durable, juste et solidaire." Elle décrit les lignes directrices qui doivent former la base des objectifs de la PAC pour les décennies à venir.

Cette déclaration est la première étape pour construire un large mouvement en vue d'obtenir des politiques et des pratiques de souveraineté alimentaire en Europe, Union Européenne incluse. En préparation également un forum européen en 2011, qui rassemblera des personnes et des organisations motivées par ces questions et qui veulent unir leurs forces afin de parvenir ensemble à des objectifs communs.

Voir la Déclaration Alimentaire Européenne

lundi 2 novembre 2009

Comment agir auprès des agriculteurs pour des cantines bios ?

Je vous propose ici des cas concrets d'actions dans lesquelles vous pouvez vous investir en signant une pétition, comme cela vous a déjà été proposé en octobre 2009 pour l'action "pas de ville sans paysan !".

Cette fois, il s'agit d'exemples précis d'agriculteurs qui sont menacés d'expropriation en PACA, contrairement à ce qui a été proclamé le 2 mai 2008 dans la foulée du Grenelle de l'Environnement.
Le Premier Ministre avait alors émis une circulaire "relative à l'exemplarité de l'Etat en matière d'utilisation de produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective". Cette circulaire a pour objectif premier de tripler le pourcentage de surface agricole utile bio en le faisant passer à 6% en 2012. Pour atteindre cet objectif, l'Etat demande que les établissements de restauration collective dont il assume directement la gestion propose 20% de produits bio en 2012 avec un seuil intermédiaire de 15% en 2010. (plus d'infos ici)

  • D'abord la famille BRUNA-BIAGI. Agriculteurs depuis 3 générations, installés sur la communue de Hyères (Var), ils vont être expropriés de leurs terres. La totalité des terrains inclus dans le périmètre de la future Zone d'Activités Economiques (ZAE) du Roubaud, soit environ 27 hectares, provient de terres qui, à l’origine, étaient cultivées par des agriculteurs (maraîchage et horticulture).
    Il y a une quarantaine d’années, la Mairie de Hyères a modifié le Plan d’Occupation des Sols afin de placer ces terrains en zone 2NA. Cela signifie que ces terres ont été «gelées» en attendant que la mairie décide de leur sort. Durant cette période, les agriculteurs ont vieilli et ceux qui n’ont pas trouvé de repreneur ont laissé leur terre en friche. Aujourd'hui, la municipalité d’Hyères veut y implanter un parking à étages et un immeuble dont l’assise repose sur les 4000 m2 de terre du père de l'actuelle exploitante. Découvrez leur site, leur histoire et la pétition.
  • Autre cas: la 1ère AMAP de France a elle aussi déjà été menacée, par un projet "Développement Durable" (normalement) : le tramway de Toulon. L'Association "Sauvegarde des Olivades" a été crée en 2004 en réaction au projet de tramway de l'Aire toulonnaise qui traverse la ferme « Les Olivades », cultivée par Daniel et Denise VUILLON. Aujourd'hui elle a élargi son champ d'action à la défense des terres nourricières péri-urbaines.
  • Nouvelle agression dont sont victimes 35 ha de terres nourricières dans le cadre d'un projet « Technopole de la Mer » ou « Pôle Mer » sur la Commune d'Ollioules (Var) participe à nouveau à martyriser par le passage sur le site des Olivades, de la « Méridienne de la Mer », avenue de 20m de large, qui relie la terre à la mer!

Défendons ces terres,
- égoïstement, car un jour nous n'aurons plus de quoi nous nourrir sainement à proximité de chez nous
- par respect aussi pour des histoires familiales, des engagements personnels, le respect de l'humain, de la Terre, de la biodiversité
- renvoyons les élus à leurs responsabilités, les promesses de l'état

lundi 26 octobre 2009

Alimentation locale signifie producteur local

...donc s'il y a disparition des producteurs locaux, cela signifie aussi disparition des aliments locaux et donc de la possibilité de signer des partenariats entre des écoles et des agriculteurs locaux...donc augmentation du recours à des aliments plus ou moins identifiés, venant de pays plus ou moins lointains...bilan carbone mauvais et bilan bénéfice santé également.

Il est alors du "devoir" (moral) de tous ceux qui veulent pouvoir continuer à manger local, de saison et si possible "naturel" de participer au maintient de l'agriculture locale de proximité.
Comment ? C'est simple, pas besoin d'enfiler des bottes et d'aller vous battre dans les campagnes.

Il suffit:
  • d'acheter local le plus souvent possible, même au supermarché ou chez le primeur du coin
  • mieux encore, de vous approvisionner via des sites internet d'intermédiaires qui sont en lien directement avec les producteurs locaux et vous livrent chez vous ou au bureau
  • de connaître un peu le calendrier des légumes et fruits de saison pour se concentrer sur ceux là et du coup de découvrir de nouvelles façons de les cuisiner pour ne pas s'en lasser (moi je ne connaissais rien avant aux saisons des légumes et fruits...alors je me fie aux producteurs)
  • de passer ensuite à la vitesse supérieure en signant un contrat d'une année avec un agriculteur dans une AMAP (vous vous engagez à acheter sa récolte)
  • d'arrêter de fréquenter les zones commerciales qui ont pris la place des terrains agricoles (plus ces zones feront de CA, plus on en construire de nouvelles et franchement a-t-on besoin de 3 Leroy Merlin ou d'Ikea ?
  • de ne plus rêver de construire une maison éloignée de tout sur un terrain agricole passé en constructible...il vaut mieux réhabiliter une ancienne maison
Pourquoi cette pétition ?
La Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole et la Ville de Marseille révisent actuellement leurs documents d’urbanisme, SCOT et PLU. Alliance Provence, le réseau des AMAP, et des associations présentes sur le territoire de l’agglomération marseillaise défendent un projet d’aménagement urbain favorable au maintien et au développement d’espaces agricoles et naturels, de jardins et parcs.

Cette agriculture disparaît ! Depuis 1980, plus de 2 700 hectares de Surface Agricole Utile ont disparu au profit de l’étalement urbain (il n'en restait plus que 1 300 ha en l'an 2000),
et le territoire de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) ne compte plus que 150 agriculteurs (alors qu’ils étaient plus de 1300 en 1980).

Interpelez aussi les maires, les préfets lors de leurs interventions publiques sur leur rôle dans ce maintient de l'agriculture locale au profit (c'est ce que j'ai fait la semaine dernière à Paris lors d'un atelier rôle des collectivités locales dans le Développement Durable...parce qu'il ne suffit pas de trier ses papiers à la mairie ou de mettre des panneaux solaires et de se vanter)
  • de l'alimentation de leurs citoyens (car lorsqu'il n'y aura plus rien à manger localement ils auront à répondre de leur politique à court terme)
  • au profit d'une économie locale basée sur le long terme et sur les besoins vitaux