car le cahier des charges de l'appel d'offre pour les cantines scolaires des maternelles et primaires de Marseille doit être rédigé par la mairie en 2010.
Découvrez que manger bio n'est pas forcément plus cher, que manger sain est primordial pour aujourd'hui mais aussi pour demain, pour nous, comme pour notre environnement.
Vous parents, citoyens, exprimez-vous!
Nous sommes désolés m'sieurs dames, il n'y a pas assez de bio pour tout le monde donc on ne pourra pas en donner à vos enfants, dixit la Mairie de Marseille par exemple.
La France, premier pays agricole européen arrive en 22ème position (sur les 27 pays de l’UE) pour la part de bio cultivée avec 2,46%, contre 8% en Italie ou 13,5% en Autriche.
Pourtant 78% des villes moyennes (dont la population est comprise entre 20.000 et 100.000 habitants) utilisent des produits bio dans les menus de leurs cantines scolaires. C’est une étude récente de la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM) qui le révèle.
La Mairie ne pense pas une seconde au rôle qu'elle a à jouer dans le développement et le soutien à l'agriculture bio, locale.
Pourtant les établissements publics fonciers (EPF) peuvent être saisis par les collectivités locales pour protéger des terres agricoles. Les collectivités soucieuses de donner priorité à l’installation de producteurs et de favoriser la densification urbaine plutôt que l’étalement peuvent s’appuyer sur l’EPF pour créer une réserve foncière.
Et la coût ?
Du côté des familles
A Marseille, les familles qui paient plein pot doivent régler 3.18 € / repas. Des familles non imposables paient tout de même ce prix maximum, alors que dans d'autres villes proches, comme Aubagne, les mêmes personnes payaient un peu plus d'1 €.Certaines communes, de droite et de gauche, ont choisi la gratuité pour tout le monde.
D'autres ont décidé de financer parfois jusqu'à 80% !
A Marseille, nous cherchons des exemples de familles qui bénéficient de la gratuité...et quels sont les quotients familiaux...
Encore une fois tout est une question d'intérêt porté par les élus / sujet des cantines et de la santé des enfants (vs recouvrir le vélodrome)
Du côté coût fournisseurs
Les 2 fournisseurs (Sodexo et Avenance) facturent le coût du repas à la mairie, entre 3.64 et 3.90 € le repas, tout compris et parce que les cuisines centrales ont été amorties.La part de la matière première là-dedans est de l'ordre de 1.40 à 1.50 € contre 2.30 € pour des cantines de qualité. Donc même si le prix des denrées devaient augmenter, cela se jouerait sur quelques centimes...
Comme l'explique Annie Lahmer, directrice de cabinet de Jacques Boutault, maire Vert du deuxième arrondissement de Paris, « la part des denrées alimentaires, dans un repas, ne représente que 1,97 euros sur un total de 5,97 euros. Même si cette part augmente de 50%, ce n’est pas si important sur le budget global. »
1/4 de la nourriture produite à l'échelle internationale est aujourd'hui jeté sans être consommé, ce qui représente1,2 million de tonnes de nourriture gâchée chaque année. Ce gaspillage alimentaire a des répercussions environnementales, financières et sociales.
Un article très intéressant à lir sur le blog Restauration21
"Si le coût matière et les frais de personnel augmentent, des économies doivent être réalisées ailleurs, notamment sur les frais fixes. C’est là que les économies d’énergie et la maintenance des équipements peuvent jouer un rôle capital. Selon Marie-Paule Maréchal du cabinet Genos spécialisé en performance durable : "des économies substantielles peuvent être générées grâce à des matériels dont les performances ont été mesurées et améliorées, mais également grâce à une réflexion globale sur l’usage des matériels. Les constructeurs doivent ainsi prendre le virage de l’éco-conception. Penser dès la conception du matériel à son usage – le plus long possible –, à la facilité de sa maintenance et à sa fin de vie afin de réduire tous les impacts sur l’environnement est bénéfique. (...)
Francis Cabrol, Président du CICF Hôtellerie-restauration et dirigeant de FCO Conseil à Toulouse, explique : "les légumeries n’ont jamais vraiment disparu. Elles sont peut-être sous-dimensionnées, mais les produits bruts n’ont jamais été totalement supprimés des approvisionnements. Il convient désormais de les équiper convenablement avec des machines spécifiques.(...)
Barjac, Vauvert, Salon de Provence, Lons le Saulnier, Millau, Bègles, Gap, Le Rouret, Paris etc. sont citées en exemple pour leur politique en matière de restauration collective où, non seulement le bio, mais aussi les produits frais, locaux ou issus de circuits courts sont les vraies stars des projets.(...)
Les produits sont bios ou labellisés et/ou de saison et produit dans un rayon de 100 km, maximum, autour de l'établissement. Le tarif du repas s'élève à 2,90 euros. Le surcoût est pris en charge par le conseil général du Gers. Lire la suite
A Toulouse, où les cuisines centrales préparent chaque jour 27 500 repas servis dans 200 écoles, le quota fixé par le Grenelle de l'Environnement de 20% de matières premières bio est déjà atteint dans les écoles maternelles et primaires.(...)
Il y a une demande de plus en plus forte de produits bio pour les cantines scolaires. Le conseil régional a mis en place une opération « manger bien à la cantine ». La région subventionne 1 € pour chaque repas servi contenant au moins un produit bio. Cela compense le surcoût d'un repas bio en cantine qui revient à 2,20 € environ contre 1,80 € environ un repas conventionnel.(...)
"À Toulouse, nous progressons par étapes. On a lancé de nouveaux marchés, on a travaillé la prospection d'éleveurs et fournisseurs bio de la région afin de limiter les coûts et les transports dans une démarche environnementale. On a aussi significativement amélioré la qualité des produits alimentaires (...) et obtenu une rallonge de 500 000 € dédiée aux produits bio sur un budget denrées de 8 M € par an. Pour 2009, nous sommes passés à 1 M € pour l'introduction de produits bio et labellisés. (...)Nous travaillons sur un projet de « légumerie ». "
La FCPE de l'école Marie Marvingt d'Issy a rédigé un dossier spécial pour demander le bio dans les cantines en juin 2009, suite à une enquête réalisée entre le 23 et 29 mars 2009 auprès des parents de la maternelle.
Les Isséens réclament le bio à la cantine Les votants réclament majoritairement le bio dans les cantines scolaires
une majorité de votants souhaite des produits bio dans les cantines scolaires d’Issy plutôt
que des produits « label rouge » et autre certification
une majorité de votants préfèrerait verser un surcoût pour du bio plutôt que pour les autres labels
La FCPE a exploré des pistes pour que l’introduction du bio ne soit pas forcément synonyme de surcoût. Pour commencer, ils ont étudié les menus proposés par Avenance entre le 27 avril et le 2 juillet 2009, alors que la mairie décidait de financer pendant un trimestre l’introduction de 5% de bio puis de répercuter dès janvier 2010 le surcoût sur les différents QF (quotients familiaux).
Or Les Échos publiaient le 11 juin 2009 un article annonçant que la ville de St Etienne (42) introduira dès septembre 2009 50% de bio dans les menus des cantines scolaires.
L’article précise que les produits bio proviendront principalement de sources locales
et que le prix du repas va baisser par rapport au prix facturé par l’ancien concessionnaire
=> donc 50% de produits bio sans surcoût !
La FCPE de cette école fait donc les recommandations suivantes afin que l’introduction du bio ne soit pas un simple rajout de produits bio avec surcoût:
une recomposition des repas de façon à diminuer les quantités de protéines animales dans les menus
et les remplacer par des protéines végétales issues de l’Agriculture Bio
Il s‘agirait donc :
soit de diminuer (de 50%) la ration moyenne journalière de viande, poisson ou oeufs (menus „semi-alternatifs“)
soit de proposer des menus sans protéines animales remplacées par des protéines végétales issues de l‘Agriculture Bio une fois par semaine (menus “alternatifs”)
Un dossier très complet à lire ici la synthèse sur le sondage ici
Les détracteurs des produits bio, de saison, locaux ont pour habitude de répondre que "tout cela est réservé à une population aisée, aux bobos"...arrivant à faire croire aux ménages à petits revenus, mal renseignés, qu'ils sont condamnés à manger des steack hachés dans lesquels il doit rester 10% de viande, le reste étant du gras, du sel, de l'eau, des légumes sans odeur ni saveur, des gâteaux plein d'acides gras, du pain rempli d'air, d'eau et de sel...
Heureusement des AMAP se mobilisent via des centres sociaux pour arriver à toucher ces familles qui elles aussi méritent de manger sains. En limitant les intermédiaires, en supprimant les emballages, la part pour la publicité, les marges des grandes surfaces, on arrive à soutenir les paysans locaux en leur garantissant un revenu décent et à donner accès à des produits sains à un plus grand nombre de personnes.
Par exemple, À Romans-sur-Isère, en Rhône-Alpes, deux maisons de quartier développent des Amap afin de trouver des parades à la perte de pouvoir d'achat. « Je suis mariée, j'ai trois enfants, et nous avons 2 000 euros par mois pour vivre, allocations familiales comprises », résume Delphine Buenerd. Elle est membre de La Ferme du Chapitre, créée par des usagers de la maison de quartier Saint-Nicolas dans le centre-ville populaire. Ils sont une trentaine de membres. « En général, mon panier bio à 15 euros me suffit pour la semaine. » (...)Sur la centaine d'Amap créées depuis 2004 en Rhône-Alpes, une douzaine développent de tels systèmes afin de faciliter l'accès à des produits alimentaires de qualité. « Toutes sont adossées à une association du type centre social, épicerie solidaire, amicale laïque, constate Ludovic Mamdy, il faut des compétences sociocuturelles ou concernant l'alimentation et la précarité. »
Grâce à ce genre d'action, des familles qui ne pensaient pas au rôle important de la nourriture dans leur quotidien peuvent réapprendre à consacrer plus d'attention à ce qu'ils mangent et ainsi également se rendre compte que leurs enfants à l'école ont également le droit de manger sain.
50 % de bio dans tous les restaurants scolaires d'ici 2013. L'objectif de la ville de Lille est ambitieux. Pour ce faire, l'équipe en charge de la restauration collective met la main à la pâte et a visité une ferme bio de 26ha pou étudier la possibilité d'un partenariat.
Comment maintenir le budget de 4 millions d'euros? Pas question d'augmenter le tarif des tickets de cantine ; une meilleure organisation et fabrication des repas ainsi que plus de saisonnalité pourraient suffire selon Marielle Rengot, adjointe déléguée à la restauration scolaire et à la nutrition.
Alors, peut-être faut-il lire d'urgence "Le Potager anti-crise" écrit par un jeune jardinier autodidacte, installé à la campagne depuis 7 ans. Rodolphe Grosleziat est professeur en lycée technique et habite dans la région du Tréport, en baie de Somme.
Il raconte lui-même qu'il est paresseux et ne veut pas passer plus de 30 mn dans son jardin chaque jour. Grâce à ses recherches des techniques les plus simples, les plus saines, les plus " rentables ". Partant " de rien ", il est parvenu à une quasi-autonomie et parvient à nourrir toute sa famille toute l'année grâce aux légumes de son jardin, cultivés sans aucun engrais ni pesticide.
L'aspect comptable est important: il comptabilise ses récoltes en fonction des cours du marché et prouve par les chiffres que l'économie réalisée représente entre 2,8 et 3,5 fois la valeur d'un SMIG mensuel par an . Voilà donc de véritables arguments pour des jardins partagés, familiaux, au centre des cités, dans les quartiers populaires.
Elles améliorent la santé des enfants des habitants de leur région,
elles répondent à des préoccupations des électeurs qui vont s'accentuer dans le futur
elles tissent des liens étroits avec des acteurs économiques importants: les agriculteurs locaux
elle s'assurent à elle-même, sur leur territoire, une garantie de revenus.
Comment ? "Depuis les réformes du Code des marchés publics de 2004 et 2006, les collectivités peuvent en effet imposer un approvisionnement biologique.
Ainsi, à Brest, la municipalité a discuté plusieurs années avec Sodexo pour négocier en 2005 une convention. Les cantines brestoises servent depuis trois ans en permanence quelques aliments biologiques comme le pain, certains légumes et fruits, les laitages. Le gestionnaire affecte 20 % de son budget à l'achat de l'alimentation biologique, soit 900.000 repas. Sodexo s'efforce d'acheter dans la région le maximum de produits, soit environ 400.000 euros dépensés localement. (...)"
Ce qui créée des revenus locaux.
"Si une grande majorité affrontent des surcoûts de 20 % en moyenne, 14 % des établissements interrogés par l'étude de l'agence Bio réussissent à servir des repas biologiques de même valeur nutritionnelle pour le même coût."
On ne peut donc plus croire lorsqu'il nous est répondu que mettre du bio, du local dans les marchés publics c'est impossible et que la cantine bio c'est forcément plus cher. Il suffit d'aller se renseigner là où cela a déjà été expérimenté.
ont souhaité conjointement mettre en place une restauration scolaire de qualité et se réunir afin d' agir ensemble pour le développement d'une filière d'approvisionnement en produits biologiques.
Au lieu de se contenter comme d'autres de dire "c'est impossible de trouver du bio", ces municipalités semblent prendre la question à l'endroit en s'occupant du "comment faire ?" et en prenant conscience de leur rôle et de leur impact sur l'agriculture locale.
Et pour ceux qui disent aussi "c'est trop cher", Millau là encore montre l'exemple. Depuis le 1 er janvier 2010, la Ville a opté pour de nouveaux tarifs de restauration scolaire favorisant les familles à faibles revenus, afin qu'elles aient aussi (et surtout) accès à une restauration de qualité si importante pour la santé des enfants.
Pour les tranches 1 et 2, correspondant aux quotients les moins élevés, les tarifs baissent respectivement de 0,50 et de 0,20 €, ce qui porte le prix des repas à 1,65 et 2,45 €.
En revanche, pour les tranches supérieures, les tarifs augmentent, entre 0,12 et 0,77 €, portant le prix maximum à 5 €.
le WWF et le SNRC ont décidé de s’unir et de mutualiser leurs compétences en coéditant « Du bio à la cantine, mode d’emploi », un livret explicatif destiné aux élus locaux.
L’objectif de cette brochure est d’apporter des réponses claires aux principales questions que se posent les élus sur le bio. Jacques Roux, Président du SNRC, explique que « face aux questionnements récurrents des collectivités locales avec lesquelles nous sommes en relation, l’objectif de ce guide et de notre alliance avec le WWF était de mutualiser nos compétences afin d’apporter de vrais éclairages aux élus en se penchant de façon pragmatique sur les conditions du passage au bio ». Ainsi « Du bio à la cantine, mode d’emploi » répond à plusieurs questions récurrentes chez les décideurs locaux :
Qu’est ce qu’un repas bio ?
Faut-il passer à une restauration 100% bio directement ?
Vaut-il mieux privilégier le bio ou les produits de proximité ?
Quel est le « juste » prix du bio ?
Le guide a été diffusé auprès des maires des villes de plus de 5 000 habitants et sera envoyé à l’ensemble des parlementaires en janvier 2010. Demandez à vos élus s'ils l'ont bien reçu, bien lu et si jamais ils prenaient l'excuse de ne pas l'avoir reçu pour ne pas bouger...aidez-les en téléchargeant le guide ici.
Le 2ème guide est celui qui concerne l'achat de produits de la merà télécharger ici. Il s'agit du guide des espèces à l'usage des professionnels. Lisez-le attentivement, faites le passer au chef de votre cantine du bureau, de l'école, de la crèche, même à votre poissonnier ou au restaurant. demandez-leur pourquoi ils proposent encore des poissons menacés... Et tenez-en compte vous aussi lors de vos achats.
Le GAB IdF et la FNAB viennent d'éditer un guide destiné aux cuisiniers et gestionnaires afin de les conseiller dans leur démarche.
Le Groupement des Agriculteurs bio d'Ile de France accompagne, depuis 2005, des établissements pilotes tant sur le plan de l’approvisionnement en produits biologiques, de la maîtrise du surcoût que sur la sensibilisation des élèves et la formation des personnels. Cette phase d’expérimentation, commandée par la Région Ile-de-France ainsi que les Conseils Généraux de Seine et Marne, de l’Essonne et des Hauts de Seine, et menée par la FNAB et le GAB IdF, a permis de dégager différentes solutions pour diminuer les surcoûts engendrés par l’introduction du bio en restauration scolaire. Les résultats de cette phase d’expérimentation sont présentés dans un guide de 80 pages
"La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude au sujet de l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.
Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective.
(déjà là on peut se poser une question sur l'objectivité de l'étude...)
"...Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. ...
L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres.
Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio. Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20% des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.
...Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.
Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles."
02/03/2009 Terra Economica en 2007, sur 1,15 milliard de repas scolaires servis, seuls 5,7 millions comptaient au moins 1 ingrédient bio.
Les différentes phases pour arriver à passer la cantine scolaire en bio:
"Convaincre l’élu. Nombreux sont les décideurs qui s’en lavent les mains. Pourtant, c’est bien à eux qu’il revient de choisir le bio. Car la gestion des cantines en primaire dépend des mairies, en collège, des conseils généraux, et en lycée, des conseils régionaux."
"Trouver les produits c'est encore difficile, normal avec à peine 2% de surface cultivée dans l’Hexagone en bio , les produits ne sont pas légion. L’objectif des 20 d’aliments biologiques dans la restauration collective en 2012 fixé par le gouvernement risque fort de passer d’abord par des importations massives. A Brest, la cuisine centrale, qui officie pour toutes les écoles primaires de la ville finistérienne, sert près d’un million de repas par an. En 2007, la mairie a inscrit 11 aliments bio dans le cahier des charges de son prestataire, la Sodexo. Faute de fournisseurs proches, les 17 tonnes de carottes annuelles sont donc venues d’Italie, les pommes de terre d’Espagne et des Pays-Bas. « Un comble dans un département maraîcher ! », relève Thierry Velly, responsable du service périscolaire de Brest. Cependant, l’an passé, deux producteurs du Nord-Finistère ont sauté le pas. Résultat : l’un cultive désormais 8 00 m2 de carottes bio et l’autre fournit les pommes de terre."
Ce qui semble totalement illogique lorsque l'on sait que des paysans sont prêts, que la demande est là, mais qu'il manque juste les terres...N'est-ce pas aussi une mission que doivent remplir nos élus en favorisant les installations de producteurs bio ? Sinon vous pouvez toujours acheter vous même votre part grâce à Terre de Liens.
"Rester dans ses frais. La solution : équilibrer différemment le menu en remplaçant, par exemple, une partie des protéines animales par des légumineuses. Un nouveau régime pas facile à avaler pour les parents."
"Convertir son public. A Montigny-le-Bretonneux, Martine Bonnet parle « environnement » aux ados qui se fichent pas mal de leur santé. Chez les plus jeunes, c’est le goût qui reste déterminant. A Brest, les carottes bio ont finalement convaincu et la consommation de salade de ce type a doublé."
"Le forcing des parents .Un soir, après le conseil municipal, elles ont pris la parole pour réclamer du bio dans les deux cantines de la commune. Les élus de Gétigné, 3 00 habitants, à 20 km de Nantes (Loire-Atlantique), ont été décontenancés par ces huit mamans organisées en collectif et ultramotivées. Car pour faire bouger les choses, il faut se faire entendre des édiles sans attendre le prochain appel d’offres qui scellera les menus des mouflets pour plusieurs années. La démarche de ce collectif pourrait bien trouver un large écho dans les rangs des mères."
"Suivez les guides L’association Un Plus bio réunit des gestionnaires,des élus et des parents qui s’impliquent et innovent dans la restauration collective bio. Sur son site, des témoignages et des outils.
Des producteurs de la Fédération nationale d’agriculture biologique ont créé leur plateforme dédiée à la cuisine en collectivité. Au menu, des idées de repas alternatifs ou des explications sur le fonctionnement des marchés publics."
(...) «Les cinq sites pilotes que nous suivons en Pays de la Loire, indique Rémi Gachenot, chargé de mission à Inter Bio Pays de la Loire, servent environ 36000 repas complets par an. Mais le nombre de repas contenant partiellement du bio y est passé de 169500 en 2006 à 345900 en 2008.» (...)
Dans les collèges vendéens, le coût des denrées non bio représente 1,54 € par repas. En bio, ce serait autour de 1,85 à 1,90 €. Selon Xavier Elices Diez, conseiller restauration au conseil général de Vendée, «ce surcoût peut être en partie compensé par de meilleurs rendements en cuisson et la lutte contre le gaspillage. On peut aussi travailler à réduire les charges annexes d'énergie, de matériels de cuisson ou de lavage et réinvestir les économies réalisées dans l'achat d'aliments bio.»
Qu'en est-il des marchés publics ?
La réglementation autorise les responsables à privilégier le bio, mais pas l'approvisionnement local. «Avec la reconnaissance du développement durable, cette position s'assouplit. Il y a aussi tout un vocabulaire à bien manier dans les appels d'offres pour aller dans ce sens», note Éric Grunewald de la Fédération nationale de l'agriculture biologique.
La ville et le CCAS, Centre communal d'action sociale, lancent ensemble un nouveau marché public de restauration collective. Ça concerne plus de 200 000 repas chaque année. Appel d'offres pour six ans.
La ville et le CCAS font chacun appel à un prestataire extérieur pour leur restauration collective. La convention arrivant à terme, un nouveau contrat va être signé pour 6 ans à l'issue d'un nouvel appel d'offres. En créant un groupement de commandes, les deux entités peuvent en demander plus à l'entreprise qui décrochera le marché.(...)
Exigence de qualité.
Le cahier des charges devient plus contraignant.
Le prestataire devra proposer des menus sur quatre semaines.
Les tableaux qui les présenteront devront indiquer les grammages (le poids d'une pièce de viande n'est pas le même s'il est destiné à un adulte ou un enfant),
les valeurs nutritionnelles,
le mode de fabrication des aliments,
l'origine de la production,
les labels, etc.
La volaille sera labellisée.
Les légumes seront « en priorité d'origine bio », dit le rapport de la commission restauration municipale.
Il réaffirme aussi « le maintien du bio au niveau du pain et des produits laitiers ». Les denrées utilisées devront être composées d'au moins 75 % de produits frais et non plus 50 %.(...) L'objectif est de commencer la nouvelle période de six années le 3 juillet. Actuellement, le pain et les produits laitiers (yaourts, fromage blanc, petits-suisses, fromages) sont bio tous les jours et un repas bio est servi chaque mois. Le nouveau cahier des charges part sur un autre principe : celui d'intégrer en permanence plus d'éléments bio ou de qualité dans la cuisine municipale.
Dès le retour des vacances de février, les menus seront modifiés - sans incidence financière - dans les cantines scolaires de la ville. Une décision approuvée l'autre jour par l'assemblée communale.(...)
« Depuis de nombreuses années, la Ville a introduit un repas bio mensuel dans les écoles. Désormais, au regard des éléments fournis par la Sodexo (ndlr, le délégataire en charge de la restauration), les denrées alimentaires issues de l'agriculture biologique représenteront 7 % de l'ensemble de l'alimentation scolaire en ajoutant au repas mensuel une composante bio par semaine. » (...)
Valentine Loudoux (PS) n'est pas restée muette... « Quelle déception d'entendre l'adjoint à l'éducation nous préciser que cette augmentation du bio remplace la viande Label rouge ! Quelle déception, car vous essayez de faire croire que la commune s'engage alors qu'il s'agit tout simplement d'un jeu de chaises musicales ! » Et l'élue d'approfondir son propos en notant que « l'introduction du bio ne portera que sur les légumes, les fruits et le pain (...) Il vous appartient, a-t-elle conclu à l'adresse de Jean-Pierre Leleux, de négocier avec la Sodexo, leader mondial de la restauration. Nous ne pouvons accepter de faire croire aux parents que vous faites plus et mieux, alors que c'est le contraire. »
Depuis janvier, du bio chaque jour dans les cantines scolaires carolos.
Depuis 3 ans que la ville de Charleville-Mézières a commencé à faire entrer des produits biologiques dans sa cuisine centrale, celle-ci a servi pas moins de 60.000 repas intégralement bio dans les restaurants scolaires.
L'aventure avait commencé par quelques repas bio de temps en temps. Les premières fois, les médias relayaient l'initiative sur le ton de la nouveauté… Puis, c'était devenu presque une habitude.
En 2006, la ville a adopté le principe d'un repas bio par mois dans les cantines, soit environ 22.500 repas à l'année.
En 2009, la décision vient d'être prise de conserver le rythme d'un repas bio mensuel… mais d'instaurer en plus la présence d'au moins un produit bio dans chaque repas, soit quatre par semaine, plus le repas du mercredi pour les enfants des centres de loisirs. (...) « Il y a une notion d'engagement dans la démarche de la ville », explique Claudine Ledoux, "qui n'est pas du gadget ni une fantaisie d'écolo !"
(...)
Avec cette logique de « circuits courts » et de valorisation du territoire (prioritairement) local, il était important que la « montée en puissance » soit progressive car l'agriculture biologique, même si elle gagne du terrain y compris dans les Ardennes, reste encore très minoritaire. Et les producteurs ardennais n'auraient pu répondre à des appels d'offres massifs dès le début.
Le bio s'est invité également (sous l'appellation repas à l'ancienne) dans les portions servies à domicile aux personnes âgées et/ou handicapées, ainsi que dans les sept Points-Seniors de la ville.(...)
Jusqu'à présent, le surcoût des repas bio (3,50 euros au lieu de 1,80 euro) a été, pour une part compensé par des économies sur les emballages et pour le reste absorbé par la ville sans incidence sur le budget des familles.
Afin de protéger la qualité de ses eaux publiques, la ville de Munich encourage, depuis 1991, l’agriculture biologique sur les 2 250 hectares de terres agricoles situées à proximité des captages d’eau potable. En plus d’un accompagnement financier et technique important, la ville est devenue le premier client des agriculteurs biologiques en convertissant notamment nombre de cantines scolaires et municipales au bio. C’est ainsi que 83 % des terres agricoles concernées sont passées en bio et les effets sur la qualité de l’eau sont sans appel : depuis 1991, les teneurs en nitrates ont diminué de 43 % et celles en phytosanitaires de 54 %.
Que des produits labelisés bio à l'exception de la viande. Et c'est comme ça une fois par semaine. En 1998 le lycée introduit le bio. Onze ans plus tard, il se fixe un objectif ambitieux : 50% de bio dans les menus. En dix ans, il a fallu lever les obstacles : « On a commencé avec un élément par jour, c'était des pâtes conditionnées en sachets de 250 grammes
02 février 2009:Zudausque (Nord) et Evry Collège des Pyramides
Zudausque: Consacrée à l'agriculture durable, la deuxième des quatre soirées débats proposées par le parc naturel régional des caps et marais d'Opale dans le cadre de la révision de sa charte a attiré la foule vendredi soir à Desvres.
Promouvoir une agriculture durable est une des priorités du parc. Sous ce concept, plusieurs idées : préserver un maximum d'actifs du tissu agricole, les paysages du territoire, développer les filières courtes, améliorer la biodiversité, promouvoir une agriculture écologiquement responsable...(...)
« Le parc pourrait être un des outils de la construction de ce projet, estime Bertrand Hervieu, sociologue (...) L'idée n'est pas de regarder dans le rétroviseur mais d'inventer... » Dans la salle, beaucoup semblent séduits. Par exemple le maire de Zudausque, où la cantine est bio depuis 20 ans, et qui projette de créer « un grand jardin collectif pour permettre aux gens de produire leurs légumes de proximité. »
Pain, gâteaux et compote bio ont été introduits à la rentrée à l'école primaire Peguy. Et les quinze restaurants scolaires de Marcq tournent à pleine capacité, plusieurs étant contraints d'effectuer plusieurs services. En tout, chaque jour, 2 200 repas sont servis dans les restaurants scolaires marcquois, dont 924 en maternelle.
Pour l'heure, la part du bio est donc mesurée. « Nos fournisseurs exigent que nous réservions leurs produits trois mois à l'avance, explique Romuald Skrzypek, responsable clientèle chez API, prestataire de la ville depuis 2003. Et nous favorisons les producteurs de la région. » Des discussions sont en cours pour introduire d'autres aliments bio (viande, fruits...). Le 2 avril, un yaourt nature sucré sera sur les tables.
Toutes les sept semaines, la commission « menus » examine, à la loupe, la grille des repas scolaires. La Ville de Marcq se montre particulièrement exigeante sur la qualité et la diversité des plats. Auprès d'API, je suis une emmerdeuse glisse Joëlle Longueval, adjointe à l'enseignement. » Y compris pour les actions pédagogiques complétant cet éveil des enfants au bien manger." Composée de représentants de l'Éducation nationale, de parents, d'élus et d'employés de la Ville, la commission « menus » examinait encore, ces derniers jours, les repas des semaines comprises entre le 9 mars et le 17 avril. Plusieurs fois, la pomme de terre a été supprimée, afin d'inciter à manger le légume proposé. Et aucune frite n'est plus servie à Marcq.
Depuis le début de l'année, la cuisine centrale prépare des repas avec au moins 20 % d'aliments bio. Une première étape, selon la mairie. 50 % des produits laitiers et 75 % des fruits et légumes certifiés bio. « Notre objectif est d'atteindre 20 % sur l'ensemble des repas. Il y aura des semaines avec plus de 20 %, d'autres avec moins », les deux élus indiquent que cette barre des 20 % est « une première étape ». Nous servons 1 400 repas par jour, ce qui implique des contraintes et une planification »
A Orange les élèves du lycée viticole mangent bio une fois par mois à l'initiative de la Région. Pour les plus jeunes, ce n'est pas à l'ordre du jour. dans le Haut-Vaucluse, seules Vaison et Piolenc l'envisagent sérieusement.
Les enfants de la crèche municipale multi-accueil Gavroche mangent désormais 100% bio grâce à leur directrice Danielle Cabot. Car depuis son arrivée en 1988, elle a fait de l'éveil du goût une priorité. "En lisant les étiquettes, nous nous sommes ainsi aperçu que le lapin venait de Chine. Une aberration. Petit à petit nous avons éliminé les colorants et les conservateurs,pour parvenir à ne proposer que des produits du terroir et ou labellisés, dont des Bio. Avec la cuisinière, nous avons également suivi plusieurs stages sur le Bio en restauration collective".
des produits biologiques à la cantine dans 26 lycées. Les élèves de près de la moitié des lycées alsaciens mangeront désormais des carottes, du céleri, du chou et des pommes exclusivement issus de l'agriculture biologique au sein de la cantine de leur établissement.
En effet, le Conseil Régional d’Alsace, l’OPABA (Organisation Professionnelle de l’Agriculture Biologique en Alsace) et 26 lycées volontaires ont signé une charte d’engagement pour l’introduction de produits issus de l’agriculture biologiques dans les menus des restaurants scolaires des lycées alsaciens volontaires.
Les quatre produits concernés constituent environ 4,5% des aliments consommés au sein des établissements signataires qui servent près de 16.000 repas par jour et représentent eux-mêmes 40% des lycées d'Alsace équipés d'une cantine.
Cette initiative représente pour la région, responsable de la restauration dans les lycées, un surcoût d'environ 1,2% sur l'ensemble de son budget restauration scolaire. Il n'y aura pas d'augmentation du prix du repas pour les familles.
Depuis 7ans, à l’initiative des parents d’élèves, l’école propose des menus 100 % bio à ses 33 élèves de primaire, Sauf pour la viande, qui entre dans les menus deux fois par semaine.(...)
Tarif identique. « L’initiative revient aux parents. Ils ont mené une réflexion commune sur le bio et cherché des fournisseurs », rappelle Roger Lapergue, le directeur de l’école. « Un père de famille, informaticien, a pris le problème à bras-le-corps et déterminé les grammages de chacun des aliments en fonction des grilles des menus. Un sacré travail au départ pour pouvoir s’adapter aux fournisseurs ! Maintenant, c’est une affaire qui roule ! »
Comparé à des écoles de même taille, le tarif reste identique : 2,50 €.
Depuis septembre 2007 : maternelles et primaires de Saint-Gély-du-Fesc (Hérault)
L'évolution s'est faite sur plusieurs années vers des produits possédant le label rouge, dès que cela était possible. En début d'année, 2007 c'est un nouveau virage avec une orientation vers la filière bio. "Au début, nous avions envisagé un repas de ce type par semaine, comme cela se fait dans beaucoup d'établissement, puis nous avons demandé une estimation sur 4 jours. Soit 500 repas/jour en moyenne. De leur côté les parents ont été faciles à convaincre car pour eux pas de surcoût, celui-ci, de l'ordre de 15 % est totalement pris en charge par la commune. "
Les fruits et surtout les légumes parfois boudés font désormais saliver de plaisir les petits comme les grands. Les assiettes même remplies de haricots verts, de concombres à la crème ou d'épinards repartent vides sur les chariots. C'est aussi moins de déchets. Idem pour le bourguignon et la brandade de morue, depuis qu'ils ont de nouvelles saveurs.
En juin, la ville inaugurait son nouveau site de restauration scolaire " Las Parets " entièrement approvisionné en produits issus de l'agriculture biologique ou raisonnée locale. Une étape importante dans la démarche globale et durable de cette ville de 15000 habitants, qui depuis plus de 10 ans, a fait le pari d'offrir une alimentation saine, équilibrée et locale aux écoliers dont elle a la charge en réponse à la crise de " la vache folle ". (...) M. Claude Deymier, adjoint au maire, chargé du projet précise : " cela n'aurait pas été possible sans la volonté de tous quelque soit l'opinion politique de chacun… " La ville possède 8 écoles qui se situent à 10 minutes environ en bus de Las Parets. La restauration organisée en deux services, permet de restaurer 500 élèves chaque midi. " (...) La principale difficulté reste l'impossibilité de s'approvisionner localement en légumes biologiques, tout au long de l'année. Après plusieurs années de réflexion, la ville de Pamiers confiera en octobre à une " association d'insertion " la gestion de 2 hectares de terrain pour la création d'un atelier maraîchage biologique. M. Deymier explique: " Nous aurons, j'espère, des légumes bio toute l'année. C'est un moyen de réconcilier l'utile, le social et l'environnement aussi car le transport de ces légumes, générateur de pollution, sera réduit " (...)Le prix du ticket de cantine est de 1,75 euro pour un prix de revient de 4,05 euros (denrées et charges), nous élaborons la quantité des repas avec un système d'inscription journalier ce qui est contraignant mais on s'adapte…"
2006: lycée Gilles-Jamain de Rochefort
La cantine de ce lycée est bio depuis la rentrée 2006. Ce qui n'était qu'une expérimentation est devenue une certitude: les restaurants scolaires peuvent s'appuyer sur le bio, avec un surcoût dérisoire. Voir la vidéo.
Cette cantine, qui assure 400 couverts par jour, est devenue le premier service de restauration collective bio du Poitou-Charentes.
Entretien avec Cyril Cluzan (sur Fémininbio) "Avant, nous proposions une restauration de tradition mais de qualité, sans trop de surgelés ni de conserves. A la rentrée 2006, le Conseil Régional du Poitou-Charentes a fait un audit pour sélectionner un lycée pilote afin de mettre en place une cantine complètement bio : c’est nous qui avons été choisis.
La différence de prix du repas (2 euros en plus, ce qui faisait un coût de 3,70 euros par personne) a été prise en charge pendant toute l’année par la région. Au début, on a un peu tâtonné, avec un peu de bio par ci, un peu de bio par là. Puis on a trouvé nos fournisseurs, on travaille désormais avec l’association « Paysans bio distribution » de Melle qui nous oriente vers de bons producteurs. On a pris nos marques et on a vite proposé des repas 100 % bio. L’expérience a été un succès.
En 2007, la subvention n’a pas été renouvelée mais on ne peut plus retourner en arrière : on ne proposera que des fruits et des légumes bio, des laitages bio et de l’épicerie bio dans nos menus. Il n’y a que pour la viande qu’on ne peut pas se permettre de prendre du bio. "
Dans ce ce collège en est à 80% de produits bio servis tous les jours. «Pour l'instant, seules les petites villes peuvent parvenir à cette proportion, en se fournissant auprès des producteurs locaux».
Le prix: un repas bio coûte entre 20 et 40 centimes d'euro plus cher qu'un repas ordinaire. «Des astuces existent pour compenser cet écart, assure Virginie Fassel, d'Inter Bio Bretagne, par exemple en remplaçant ponctuellement la viande par des protéines végétales, ou en économisant des frais de transport grâce à un approvisionnement local.»
Certaines mairies, comme celle de Lorient (Morbihan), prennent en charge le surcoût. Et font école. Depuis la rentrée, la ville de Lyon, qui détient le plus gros marché de France après Paris et Marseille, a mis le bio au menu (15% du pain et 50% des fruits et des volailles).
Le quinoa, les enfants ont appris à l’aimer depuis que, le 5 janvier 2004, la cantine est passée à un approvisionnement 100 % biologique. Rénovée en 2007 selon la démarche haute qualité environnementale, l’école accueille soixante-cinq enfants, dont une quarantaine déjeune sur place. « Plusieurs communes font des efforts sur l’alimentation biologique, qui leur coûtent très cher, constate le maire, Daniel Cueff. En se fournissant intégralement de produits issus de l’agriculture biologique, on réalise des économies d’échelle et on peut agir sur plusieurs leviers. » L’élu en égrène la liste : la livraison régulière de la cantine, le choix d’aliments de saison, la diminution de la quantité de viande achetée (les produits ne réduisent pas à la cuisson), et l’emploi de protéines végétales (soja) comme alternatives à la viande. Cette démarche favorise aussi un conditionnement plus économique : la découpe des aliments remplace l’achat de coûteuses portions.(...°
La petite commune située à une vingtaine de kilomètres de Rennes est à la portée du GIE Manger Bio 35 et s’appuie sur la proximité d’une centrale d’achats de produits biologiques.(...)
Le compte est bon: A Langouet, le maire a fait ses calculs.
En 2001, alors que la cantine servait une cuisine familiale conventionnelle, le coût était de 4,53 euros par repas.
Avec une gestion concédée à la Sodexho, celui-ci s’élevait, en 2003, à 5,39 euros.
En 2004, pour 5 419 repas servis, chaque repas 100 % bio a coûté 4,86 euros, dont 2,31 euros sont à la charge des familles.
Dans ce cas, les charges se répartissent différemment, avec un coût matière de 1,96 euro, un budget de gaz à la hausse, tout comme celui du personnel. Un emploi aidé (30 heures hebdomadaires) a ainsi été créé pour assister la cantinière.
En décembre 2010, diffusion du cahier des charges rédigé par la mairie. Les offres des 3 candidats sont remises le 4 janvier 2011, ensuite une phase de négociation dure jusqu'en avril ou le marché est attribué. Participez à la mobilisation en consultant le blog spécifique à la mobilisation
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