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dimanche 20 juin 2010

et ça se passe comment à la cantine scolaire de Marseille ?

La provence a réalisé 4 petits films au sein de l'école primaire Fraissinet (5e).
Des images pour savoir ce que les enfants mangent et comment.

Voir les videos

Je dois dire que j'ai été très surprise du calme qui règne dans cette cantines, du peu d'enfants...

AU menu: "du manger écrasé" comme dit un enfant = de la purée, sans légume à côté.
de la pastèque, du melon...c'est déjà la saison ?
de la vache qui rit (y a pas des fromages frais produits dans la région ?)

des barquettes en plastique mises au four...tiens, il faudrait demander si ces barquettes sont garanties sans bisphénol A ? Vous savez ce composant que l'on trouve dans les plastiques, notamment des biberons et qui a fait tellement de bruit depuis 2 ans car il ne faut pas le chauffer. Les biberons contenant du bisphénol A sont désormais interdits à la vente, mais on trouve encore ce composant dans les boîtes de conserve notamment (et des contenants plastiques).

lundi 24 mai 2010

Un article sur les cantines dans Marianne (mars 2009)

"Il faut une véritable motivation politique pour que les édiles acceptent de prendre en charge les cantines. «Ce sont des questions trop graves pour les laisser aux industriels», sourit Damien Alary, vice-président de la région Languedoc-Roussillon et président du conseil général du Gard. Voilà cinq ans que ce département s'est engagé dans la bataille de la bonne bouffe, en injectant 40 000 Euros chaque année dans les cantines scolaires. «C'est un travail de conviction, surtout quand il faut reprendre l'éducation gustative à la base. Au début, les repas retournaient en cuisine sans que les enfants les aient touchés. Le poulet bio ou label rouge était boycotté par les gamins qui le jugeaient trop dur!» explique l'élu. Il a fallu tout réapprendre, associer les parents à des ateliers de cuisine et expliquer aux enfants qu'un fruit pousse sur un arbre, que le lait vient de la vache et que les légumes suivent les saisons."

la suite très intéressante ici

lundi 10 mai 2010

Après la nourriture, intéressons-nous à l'eau du robinet lundi 17 mai sur France 3

"L’eau du robinet est-elle potable ? Sans le savoir, des millions de Français boivent une eau trop chargée en aluminium, nitrates, pesticides, médicaments et en radioactivité. Dans certains cas, l’eau est même non-conforme aux normes de précautions sanitaires. Ce danger invisible menace les foyers et la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation, diffusé sur France 3 lundi 17 mai 2010 a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités." lire la suite

En savoir plus: Le blog des consommateurs d'eau, qui un peu comme ce blog ci, regroupe des tas d'exemples de communes, de preuves, de démarches, d'enquêtes pour prouver la mauvaise gestion de l'eau, l'un des besoins les plus précieux
Une conception citoyenne de la gestion de l'eau potable

http://www.igepac.com/

lundi 12 avril 2010

la FCPE fait des propositions pour du bio sans surcoût à Issy les Moulineaux

La FCPE de l'école Marie Marvingt d'Issy a rédigé un dossier spécial pour demander le bio dans les cantines en juin 2009, suite à une enquête réalisée entre le 23 et 29 mars 2009 auprès des parents de la maternelle.

Les Isséens réclament le bio à la cantine
Les votants réclament majoritairement le bio dans les cantines scolaires
  • une majorité de votants souhaite des produits bio dans les cantines scolaires d’Issy plutôt
  • que des produits « label rouge » et autre certification
  • une majorité de votants préfèrerait verser un surcoût pour du bio plutôt que pour les autres labels
La FCPE a exploré des pistes pour que l’introduction du bio ne soit pas forcément synonyme de surcoût.
Pour commencer, ils ont étudié les menus proposés par Avenance entre le 27 avril et le 2 juillet 2009, alors que la mairie décidait de financer pendant un trimestre l’introduction de 5% de bio puis de répercuter dès janvier 2010 le surcoût sur les différents QF (quotients familiaux).

Or Les Échos publiaient le 11 juin 2009 un article annonçant que la ville de St Etienne
(42) introduira dès septembre 2009 50% de bio dans les menus des cantines scolaires.
  • L’article précise que les produits bio proviendront principalement de sources locales
  • et que le prix du repas va baisser par rapport au prix facturé par l’ancien concessionnaire

=> donc 50% de produits bio sans surcoût !

La FCPE de cette école fait donc les recommandations suivantes afin que l’introduction du bio ne soit pas un simple rajout de produits bio avec surcoût:
  • une recomposition des repas de façon à diminuer les quantités de protéines animales dans les menus
  • et les remplacer par des protéines végétales issues de l’Agriculture Bio

Il s‘agirait donc :
  • soit de diminuer (de 50%) la ration moyenne journalière de viande, poisson ou oeufs (menus „semi-alternatifs“)
  • soit de proposer des menus sans protéines animales remplacées par des protéines végétales issues de l‘Agriculture Bio une fois par semaine (menus “alternatifs”)
Un dossier très complet à lire ici
la synthèse sur le sondage ici

vendredi 5 mars 2010

L'Appel de la jeunesse...

Le 26 février 2010 lors du débat qui a suivi la projection du film "The Idiot Circle", l'une des étudiantes dans la salle a parlé de ce mouvement "l'Appel de la Jeunesse", qui a été lancé par des jeunes suite au décès par cancer d'un de leur camarade.

Des jeunes qui se sont mobilisés pour comprendre comment on peut avoir un cancer si jeune.
Rejoignons-les !

mardi 16 février 2010

Compte-rendu d'une visite de cantine par des parents

Notre amie de Macantinebio a mis en ligne le compte-rendu de la visite de la cantine de Rueil, gérée par la Sogeres.

Certaines choses décrites ne donnent vraiment, mais vraiment pas envie d'y manger (chez Sodexo et Avenance ça se passe de la même façon)

  • Les œufs sont livrés liquides
  • Décontamination des légumes et fruits : elle s’effectue à la javel (procédé traditionnel en restauration collective). La Sogeres connaît l’alternative plus écologique d’un rinçage au vinaigre blanc et au bicarbonate de soude, mais ce système n’est pas applicable sur de telles quantités (euh, moi je dirais que la Sogeres n'a pas envie)
  • Liaison froide : les aliments sont cuits le matin, puis en 2h ils doivent passer de 63° à moins de 10°, ils sont refroidis dans des armoires réfrigérées et ventilées une fois en barquettes. Ensuite en office, ils doivent être reportés à 63° en 1h
Un autre détail qui est surprenant:Le Chef cuistot a ici le titre de Chef de production. Il bénéficie, ainsi que la diététicienne de la Sogeres, d’une formation trimestrielle chez Ducasse.

Lire la suite


une enquête sur le bio dans les cantines

Voici une enquête en ligne proposée par le site Les Petits Hommes de la Terre au sujet des cantines bio.

Pourquoi ne pas les contacter afin de se resservir du modèle ? (mutualisons, mutualisons...outils, résultats, moyens, forces...)
A compléter peut-être mais la trame y est.

Voir l'enquête en ligne

mardi 13 octobre 2009

l'excuse du surcoût pour le bio, un argument fallacieux

"La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude au sujet de l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective.

(déjà là on peut se poser une question sur l'objectivité de l'étude...)


"...Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. ...

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres.

Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio. Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20% des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

...Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles."

Lire tout l'article sur Ma cantine bio
Voir l'étude

jeudi 21 mai 2009

Agissons !

Le secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, voit d’un bon œil la possible construction d’un nouveau circuit de Formule 1 dans les Yvelines (...) mais le site choisi devait initialement être cédé par le Conseil général des Yvelines à l’Agence Régionale des Espaces Verts pour y développer des cultures biologiques.

(...)
Plusieurs ONG écologistes ont adressé le 27 avril une lettre au président de la République pour lui demander, dans le "respect de l’esprit du Grenelle de l’environnement", de renoncer à la construction du nouveau circuit de Formule 1.
Êtes-vous favorable à la construction d’un circuit de Formule 1 dans les Yvelines ?

Participez au débat en déposant un commentaire ici.

mardi 7 avril 2009

Nos enfants nous accuseront...à Marseille, c'est sûr !

Vendredi 3 avril 2009, dans le cadre du Festival Sciences Frontière a eu lieu la projection du film de Jean-Paul Jaud, "Nos enfants nous accuseront".
Peu de publicité autour de cette projection débat, avec le réalisateur, présenté par Pro Natura. Donc peu de spectateurs alors que partout ailleurs il y avait toujours trop de monde.

Bizarrement, ce film qui a été projeté un peu partout en France depuis plus de 6mois, souvent dans des salles alternatives aux grands cinémas, a toujours été présenté en présence d'élus afin d'engager le débat avec la population.

Ici, à Marseille, pas 1 seul élu dans la salle, 1 jour à peine après que Mr Gaudin ait affirmé dans le cadre de l'ouverture du Festival que "le Développement Durable est une des priorités de la ville de Marseille" ! Si c'est comme cela que Marseille traîte ses priorités...on a peur pour tout ce qui n'est pas priorité.

Une personne du public a fait un appel au micro afin de savoir s'il y avait un élu, mais aucune réponse, silence total. En fait il y avait un des représentants de l'équipe municipale, Jean-Charles Lardic, directeur de la Qualité de Vie Partagée à Marseille, qui n'a pas cru bon de se faire connaître.
La santé des enfants ne semble pas intéresser Marseille.

Jean-Paul Jaud a expliqué au public que 50 copies étaient prévues à l'origine pour être distribuées aux salles de France; mais finalement 20 seulement ont été faites car les salles ont reçu la pression de ??? des groupes agro-alimentaires...car effectivement comment concilier publicités pour des poisons alors que l'on diffuse un film qui les dénonce ?

Il a également raconté qu'il avait tenté d'interviewer les haut-responsables de la restauration collective, mais que ceux-ci n'avaient pas souhaité répondre. Mais en off, il a eu le témoignage du responsable de la qualité d'un des ces groupes (Sodhexo ? Avenance ? Qui ?) qui lui a avoué manger bio à la maison car leur fille a eu un cancer...mais cela ne l'empêche pas de continuer à nourrir nos (vos) enfants avec des pesticides...

Mme Casanova, responsable éducation de la ville de Marseille, a présenté fièrement ce que la ville a demandé à ses fournisseurs en matière de Développement Durable: Sodhexo recycle ses barquettes en plastique, Avenance utilise moins d'eau et d'électricité.

Des parents sont venus à notre rencontre et nous ont raconté qu'ils avaient eu l'enquête de la mairie sur la qualité de la cantine...ils nous ont clairement exprimé leur déception car cette enquête ne portait absolument pas sur le bio, ni sur la provenance des aliments.

dimanche 29 mars 2009

Enquête Fête du Printemps dans les écoles marseillaises

Voici ce qui est annoncé sur le site de la mairie:

"La Fête du Printemps dans les restaurants scolaires s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale « Manger-Bouger » de lutte contre l’obésité infantile.
Comme chaque année, des menus printaniers sont proposés aux petits marseillais pour les sensibiliser au « bien manger », et apprécier les fruits et légumes qui leur sont servis tout au long de l’année.
A cette occasion, la municipalité lance une enquête-qualité auprès des familles et des enseignants sous la forme d'un questionnaire proposé, à partir du 17 mars, avec les feuilles d’inscription de la cantine.
Les avis recueillis constitueront un outil important dans le cadre du projet d’amélioration continue de la restauration, et dans le droit-fil de la lutte contre l’
obésité infantile."

Étonnant de la part de la mairie qui est le commanditaire des repas de dire qu'il faut sensibiliser les petits au bien manger...quand on lit de temps en temps les menus qui leur sont distribués "boulettes de dindes: ingrédients à base de morceaux de dinde", frites, cordon bleu...on a du mal à croire que c'est leur ambition; enfin tout peut changer.

Jamais il n'est mentionné l'origine de la viande (savez-vous que des cantines sont fournies en viande ou légumes venues de Chine ?), dans quelles conditions elle a été produite (à base de grains ? de farines animales ? en batterie ?).

Il est réellement très important que les parents s'impliquent dans cette enquête qui est un véritable enjeu de santé pour leurs enfants...
si eux à la maison n'ont pas le temps de vraiment cuisiner des produits frais et sains, autant que cet équilibre alimentaire soit au moins garanti à la cantine de l'école par des (supposés) professionnels de la cuisine et de la nutrition.

En tant que parents, vérifiez les menus de vos enfants, interrogez-vous sur les infos que vous recevez au supermarché et que personne ne vous donne à la cantine, demandez la liste réelle des ingrédients y compris les conservateurs et les colorants, l'origine.

Participez en nombre à cette enquête-satisfaction sur la restauration scolaire car vous payez ce service et vous avez droit d'attendre de la mairie une garantie santé qualité pour vos enfants!

La Fête du Printemps doit permettre pendant 1 semaine aux enfants de déguster des menus printaniers, avec fruits et légumes...semaine bénie !

Plus d'infos sur le site de Valérie Boyer

Cette démarche s'inscrit dans l'action de Valérie BOYER, Adjointe au Maire de Marseille, Députée des Bouches-Rhône, et Présidente d’une mission d’Information parlementaire sur la prévention de l’obésité, qui est à l’origine d’un amendement au projet de Loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoire » visant à améliorer la qualité nutritionnelle de la restauration scolaire.

Adopté le 10 mars dernier par l’Assemblée nationale, l’amendement « Boyer » rend obligatoire les recommandations nutritionnelles du Groupement d’étude des marchés « Restauration Collective et Nutrition » (GEMRCN) du 7 mai 2007 pour la restauration scolaire. Découlant de son rapport sur la prévention de l’obésité intitulé « Faire de la lutte contre l’épidémie d’obésité et de surpoids une grande cause nationale », cet amendement place les prescriptions d’équilibre nutritionnel de la restauration scolaire au même niveau, que les obligations relatives à la sécurité sanitaire.

Jusqu’alors, seule une circulaire interministérielle du 25 juin 2001 fixait la composition des repas dans la restauration scolaire mais celle-ci était insuffisamment connue et appliquée par les professionnels.