Les Deux-Sèvres adoptent les concepts d’ “écorégion ” et d' “autosuffisance alimentaire de proximité ”.
Les cantines dans les Deux-Sèvres, c'est une assiette gigantesque,
estimée à vingt et un millions de repas à servir chaque année : deux
millions dans les collèges, le double dans les écoles maternelles et
primaires, près de cinq dans les maisons de retraite. Et il y a aussi
les hôpitaux, les administrations, les mutuelles…
le conseil général s'est d'abord intéressé aux collèges dont il assure le fonctionnement. Constat révélateur : « Actuellement, moins de 9 % des produits servis à nos élèves sont issus de la région ».
Pour démontrer qu'il leur est possible de se fournir dans un proche
rayon, il a réalisé un catalogue des produits locaux déjà disponibles
(1). « On propose déjà 400 références. Aujourd'hui, les 120
producteurs qui ont rejoint Résalis peuvent fournir 70 % des références
de produits laitiers, 100 % de la viande et la moitié de l'épicerie. »
En
revanche, pour produire localement les quelque 25.000 tonnes de fruits
et légumes consommés chaque année, l'ingénieur a calculé que la filière
maraîchère allait devoir investir 200 hectares de terres supplémentaires
dans le département.
La totalité de l'article ici
Une action qui s'inscrit dans la durée et pour le développement et la protection des terres agricoles. Vous pensez à déménager là-bas pour assurer votre autosuffisance alimentaire de 10 ans ? Vous avez bien raison.
Voilà une initiative très intéressante et engagée, bien au-delà de ce que propose la mairie de Marseille avec Sodexo.
vendredi 12 octobre 2012
mardi 2 octobre 2012
Un nouveau guide qui remplace le GEMRCN
Les acheteurs trouveront des
informations sur la réglementation des produits sous signe de qualité,
notamment les produits biologiques, les exigences minimales de qualité
et de maturité, ainsi que les tolérances admises dans leur appréciation.
Au sommaire également : les circuits courts, l'achat public éco-responsable, la gestion des bio-déchets et des recommandations aux opérateurs de la restauration qui souhaitent communiquer sur le caractère bio de leurs produits.
Au sommaire également : les circuits courts, l'achat public éco-responsable, la gestion des bio-déchets et des recommandations aux opérateurs de la restauration qui souhaitent communiquer sur le caractère bio de leurs produits.
samedi 10 mars 2012
Le sujetd es cantines bio dans le nouveau magazine Kaizen
Voici un nouveau magazine, créé par le fondateur du Magazine la Maison Ecologique, en partenariat avec le Mouvement Colibris: Kaizen.
L'un des articles est consacré à la Cantine Bio. Sauf que...le(a) journaliste oublie de parler des rgandes villes où les cantines sont gérées par les mairies et où tout est plus complexe, politique, voire mondialisé, mais aurait aussi un plus grand impact économique et écologique.
C'est dommage de n'avoir fait que survoler le sujet...
L'un des articles est consacré à la Cantine Bio. Sauf que...le(a) journaliste oublie de parler des rgandes villes où les cantines sont gérées par les mairies et où tout est plus complexe, politique, voire mondialisé, mais aurait aussi un plus grand impact économique et écologique.
C'est dommage de n'avoir fait que survoler le sujet...
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jeudi 1 mars 2012
Projection Marseille République de la Malbouffe le 1er mars 2012
Ce jeudi 1er mars, à 20h aux Variétés, projection du film LA RÉPUBLIQUE DE LA MALBOUFFE de Jacques Goldstein (France-1h12, Sur une idée originale de Xavier Denamur.
SÉANCE - DÉBAT en présence de Xavier Denamur (Restaurateur)
- + à 19h00 et 22h00 : Buffet républicain :dégustations et vente de produits locaux
- + de 22h00 - 00h00 : Sound Design du Buffet par Ma Public Therapy
1h00 de chansons à manger + 1h00 de musique à danser
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jeudi 2 février 2012
Republique de la malbouffe...demandez la projection à votre salle de quartier
En avril 2009, Nicolas Sarkozy décide de baisser le taux de tva dans la restauration de 19,6 à 5,5.
Cette mesure, d’apparence technique et économique, s’avère être un fait éminemment politique.
3 milliards d’euros par an disparaissent des caisses de l’état, sans qu’aucune réflexion de fond ni débat parlementaire n’aient été produits sur un secteur qui pèse très lourd dans l’économie du pays.
Et alors que les déficits publics sont abyssaux ! Cette décision, un restaurateur a décidé de la remettre en question, fort de sa légitimité de citoyen et d’entrepreneur dont la réussite exceptionnelle confère un poids particulier à son propos. Xavier Denamur, c’est son nom.
Ce film explique comment cette décision fiscale a en fait de graves répercussions sur ce qui est mis dans les assiettes des restaurants, ceux qui fonctionnent sans vrais cuisiniers, sans "vrais" produits, mais en donnant un grand avantage à l’agroalimentaire, avec des risques pour la santé forcément et l'économie locale.
TrailerMalbouffe par rebusparis
Bien entendu peu de salles pour sa sortie, mais il faut essayer auprès des petites salles de quartier qui ont parfois une démarche différente.
Cette mesure, d’apparence technique et économique, s’avère être un fait éminemment politique.
3 milliards d’euros par an disparaissent des caisses de l’état, sans qu’aucune réflexion de fond ni débat parlementaire n’aient été produits sur un secteur qui pèse très lourd dans l’économie du pays.
Et alors que les déficits publics sont abyssaux ! Cette décision, un restaurateur a décidé de la remettre en question, fort de sa légitimité de citoyen et d’entrepreneur dont la réussite exceptionnelle confère un poids particulier à son propos. Xavier Denamur, c’est son nom.
Ce film explique comment cette décision fiscale a en fait de graves répercussions sur ce qui est mis dans les assiettes des restaurants, ceux qui fonctionnent sans vrais cuisiniers, sans "vrais" produits, mais en donnant un grand avantage à l’agroalimentaire, avec des risques pour la santé forcément et l'économie locale.
TrailerMalbouffe par rebusparis
Bien entendu peu de salles pour sa sortie, mais il faut essayer auprès des petites salles de quartier qui ont parfois une démarche différente.
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jeudi 13 octobre 2011
Des rencontres capitales à Marseille autour de la nutrition: samedi 15/10/11
Au Pharo aura lieu ce samedi, une conférence qui peut être très intéressante sur la nourriture, dans le cadre des "Rencontres Capitales" (si capitales que l'on ne voit aucun pub dessus dans Marseille...La Mairie n'a toujours pas décidé qu'il était mieux d'avoir des administrés intelligents et renseignés, plutôt que des fans de l'OM, qui croient encore que Marseille est la plus belle ville du Monde...bref).
Donc, venez assister à ce débat de 16h à 17h30 qui regroupe rien de moins que:
animé par Andréa Bergala, réalisateur du reportage "Les Tomates voient rouge", réflexion sur l’industrialisation de l’agriculture et ses conséquences sur l’uniformisation du goût à l’heure de l’alimentation globalisée.
Inscrivez-vous en ligne.
Donc, venez assister à ce débat de 16h à 17h30 qui regroupe rien de moins que:
animé par Andréa Bergala, réalisateur du reportage "Les Tomates voient rouge", réflexion sur l’industrialisation de l’agriculture et ses conséquences sur l’uniformisation du goût à l’heure de l’alimentation globalisée.
Inscrivez-vous en ligne.
mardi 11 octobre 2011
33 000 restaurants collectifs mettent du bio au menu
Début 2011, selon les chiffres de l’Agence Bio, 46 % des établissements de restauration collective publique ou privée interrogés ont déclaré proposer des produits biologiques à leurs convives, soit près d’un établissement sur deux, et plus de 33 000 établissements au niveau national. En 2006, seuls 4 % d’entre eux déclaraient le faire.
Le marché de la restauration scolaire est la plus impliquée : 61 % des « cantines » (contre 51 % en 2010) déclarent servir des produits bio. (lire la suite)
Mais au-delà de ces chiffres très encourageants, il faudrait aller chercher plus loin et se demander combien de produits sont bio dans un repas et quelle est leur fréquence surtout. car 1 produit servi 1 fois par an grossi artificiellement le nombre de cantines scolaires servant du bio.
Le marché de la restauration scolaire est la plus impliquée : 61 % des « cantines » (contre 51 % en 2010) déclarent servir des produits bio. (lire la suite)
Mais au-delà de ces chiffres très encourageants, il faudrait aller chercher plus loin et se demander combien de produits sont bio dans un repas et quelle est leur fréquence surtout. car 1 produit servi 1 fois par an grossi artificiellement le nombre de cantines scolaires servant du bio.
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mardi 19 juillet 2011
Comment la Mairie de Marseille s'occupe des enfants allergiques à la cantine
Témoignage d'une maman de Marseille:
Mon fils est allergique à la noisette il a donc un PAI (Projet d'Accueil Individualisé qui a pour objet de favoriser la scolarisation des enfants malades) afin d'être accueilli en restauration scolaire .A ce jour,on le menace d'exclusion car j'ai déduit de mes factures les repas non consommés car non servis du fait des grèves de cantine.
La société qui fournit les repas m'a informée que si la mairie de Marseille ne l'alertait pas suffisamment tôt des mouvements de grève, les parents devaient payer pour un repas non honoré.
J'accepte depuis 3 ans de payer lors des absences de mon fils en cas de maladie car qui peut prévoir 5 jours à l'avance que son enfant sera souffrant? mais je ne comprends pas pourquoi je devrais payer pour des problèmes internes à la mairie de Marseille.Une interlocutrice de la restauration scolaire m'a d'ailleurs souligné qu'il fallait m'estimer heureuse que la mairie ne me surfacture pas les repas consommés et qu'elle ne voyait pas pourquoi je ne voulait pas payer pour les jours de grève car cela faisait la balance!!!!!d'autre part il paraitrait que cette information de devoir les repas lors des grèves nous est donnée lors de la signature du PAI.
Dans mon cas cela n'a jamais été fait. Nous sommes doublement pénalisé car
Voici quelques explications et conseils de l'un des membres du collectif Changeons la Cantine
"Tout repas commandé et non décommandé 5 jours avant la date prévue de consommation sera débité par la Société de Restauration."
(Ce qui pourrait pernicieusement inclure les grèves)
Mais
"Dans la Fonction Publique le préavis de grève est obligatoire : - Déposer le préavis 5 jours francs avant le déclenchement de celle-ci à l’autorité hiérarchique."
La Mairie doit donc informer en amont les parents (et la société de restauration? ) ? Comment le fait-elle?
Ne faudrait-il pas, par recommandé, contester la facturation des repas non pris pour cause de grève au motif que la Mairie n'a pas signalé à temps qu'une grève lui avait été notifiée et que les parents ne pouvaient donc pas annuler la commande. Et faire un recours au tribunal pour que ça serve à tous...
J'ai aussi entendu parler de repas "PAI" qui n'était carrément pas livrés (et les parents prévoient donc un panier chaque jour)
Mon fils est allergique à la noisette il a donc un PAI (Projet d'Accueil Individualisé qui a pour objet de favoriser la scolarisation des enfants malades) afin d'être accueilli en restauration scolaire .A ce jour,on le menace d'exclusion car j'ai déduit de mes factures les repas non consommés car non servis du fait des grèves de cantine.
La société qui fournit les repas m'a informée que si la mairie de Marseille ne l'alertait pas suffisamment tôt des mouvements de grève, les parents devaient payer pour un repas non honoré.
J'accepte depuis 3 ans de payer lors des absences de mon fils en cas de maladie car qui peut prévoir 5 jours à l'avance que son enfant sera souffrant? mais je ne comprends pas pourquoi je devrais payer pour des problèmes internes à la mairie de Marseille.Une interlocutrice de la restauration scolaire m'a d'ailleurs souligné qu'il fallait m'estimer heureuse que la mairie ne me surfacture pas les repas consommés et qu'elle ne voyait pas pourquoi je ne voulait pas payer pour les jours de grève car cela faisait la balance!!!!!d'autre part il paraitrait que cette information de devoir les repas lors des grèves nous est donnée lors de la signature du PAI.
Dans mon cas cela n'a jamais été fait. Nous sommes doublement pénalisé car
- nous devons trouver un moyen de garde le midi ce jour là ,
- d'autre part nous sommes tenus de payer pour des repas non servis et jetés à la poubelle alors que l'enfant est présent dans l'etablissement.
- Est ce normal qu'un enfant soit menacé d'exclusion de cantine car ses parents ne veulent pas payer pour des repas commandés mais non honorés par la mairie du fait d'une grève concernant son personnel?
- ne serait ce pas plutot à la mairie de supporter ces frais?
- sachant d'autre part que les enfants sans régime eux ne sont pas concernés et sont remboursés.
Voici quelques explications et conseils de l'un des membres du collectif Changeons la Cantine
- Pour le paiement, La Mairie nous rappelle que les parents sont soumis au "règlement de service qui définit les rapports entre les usagers et le Service de Restauration Scolaire".
- Il paraîtrait que cette information de devoir les repas lors des grèves nous est donnée lors de la signature du PAI."
"Tout repas commandé et non décommandé 5 jours avant la date prévue de consommation sera débité par la Société de Restauration."
(Ce qui pourrait pernicieusement inclure les grèves)
Mais
"Dans la Fonction Publique le préavis de grève est obligatoire : - Déposer le préavis 5 jours francs avant le déclenchement de celle-ci à l’autorité hiérarchique."
La Mairie doit donc informer en amont les parents (et la société de restauration? ) ? Comment le fait-elle?
Ne faudrait-il pas, par recommandé, contester la facturation des repas non pris pour cause de grève au motif que la Mairie n'a pas signalé à temps qu'une grève lui avait été notifiée et que les parents ne pouvaient donc pas annuler la commande. Et faire un recours au tribunal pour que ça serve à tous...
J'ai aussi entendu parler de repas "PAI" qui n'était carrément pas livrés (et les parents prévoient donc un panier chaque jour)
Nous attendons les témoignages d'autres parents.
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dimanche 10 juillet 2011
Onet-le-Château, Rodez, Decazeville, Capdenac-gare, Saint-Affrique et Millau réunies pour des cantines en circuit court
Fondé en 2010, ce grand cercle de municipalités regroupe Onet-le-Château, Rodez, Decazeville, Capdenac-gare, Saint-Affrique et Millau. L’association a pour but "d’approvisionner les six cuisines centrales en produits de qualité, notamment issus de l’agriculture bio, en privilégiant les circuits courts"
Les six cuisiniers municipaux se sont déjà entendus sur un cahier des charges afin de grouper leurs commandes dès 2012. Celles-ci seront avant tout réalisées auprès de producteurs locaux.
La suite
Les six cuisiniers municipaux se sont déjà entendus sur un cahier des charges afin de grouper leurs commandes dès 2012. Celles-ci seront avant tout réalisées auprès de producteurs locaux.
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Auriol, La Bouilladisse, La Destrousse, Peypin et Saint-Savournin passent au bio local
Ces cinq communes ont décidé d'introduire des fruits, légumes et pain bio dans leur restauration collective et pour ce faire, ont constitué un groupement de commandes afin de mutualiser les procédures de passation des marchés.
Le marché sera lancé à la rentrée de septembre. Les premières commandes démarreront en janvier 2012.
En savoir plus
A suivre donc, car vu les démarches en matière de transport en comme à Aubagne, la cantine sera certainement plus responsable et durable que l'affichage de 30% de bio de Marseille (pain bio local et socialement responsable, yaourts et pâtes bio mais pas locales du tout...).
Le marché sera lancé à la rentrée de septembre. Les premières commandes démarreront en janvier 2012.
En savoir plus
A suivre donc, car vu les démarches en matière de transport en comme à Aubagne, la cantine sera certainement plus responsable et durable que l'affichage de 30% de bio de Marseille (pain bio local et socialement responsable, yaourts et pâtes bio mais pas locales du tout...).
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lundi 20 juin 2011
Réflexions d'un cuisinier - paysan
Voici un extrait de la Newsletter de Patrick Duler, propriétaire et cuisinier au Domaine de St Gery 46800 Lascabanes.
"Vous mettez une grenouille dans l’eau froide. Elle se régale. Vous chauffez l’eau, tout doucement bien sûr. Elle la trouve un peu chaude, mais cela lui convient. Plus vous chauffez, plus elle a chaud et se ramollit, jusqu'au moment où elle n'a plus la force de sauter. En revanche, si plouf, elle était tombée dans de l’eau chaude, elle aurait de suite sauté hors de l’eau.
Pour notre alimentation, nous sommes les grenouilles dans l’eau tiède. Depuis plus de 50 ans, année après année la qualité se détériore. Les produits agricoles sont en phase d'involution et ne sont plus capables de nous fournir une nourriture saine. Et pour goûter aux plaisirs gastronomiques, il faut passer par une multitude d'artifices technologiques ou chimiques, d'ailleurs les cuisines s'appellent maintenant des laboratoires.
Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les pratiques de l’agriculture intensive, par une dérive technologique chronique, appauvrissent de plus en plus les fruits, légumes et viandes en nutriments et vitamines. Si les produits sont moins bons, c’est qu’ils sont « mal élevés » : hybridation, engrais, herbicides, fongicides, pesticides, régulateurs de croissance, j’en passe et des meilleures. Et pour les animaux, c'est la même punition : antibiotiques, farines OGM, ensilage, ... .
Comme ces produits n’ont plus de goût, l’industrie agro-alimentaire est obligée de rajouter des conservateurs, des exhausteurs de goût, des édulcorants, des arômes artificiels, et des colorants.
Sommes nous dans l'eau tiède ? Ou bien l'eau est elle déjà trop chaude ?"
A nous de décider si nous voulons réagir ou non...A la maison, au restaurant, et bien sûr dans les cantines scolaires car c'est là que devrait s'apprendre le Goût authentique.
"Vous mettez une grenouille dans l’eau froide. Elle se régale. Vous chauffez l’eau, tout doucement bien sûr. Elle la trouve un peu chaude, mais cela lui convient. Plus vous chauffez, plus elle a chaud et se ramollit, jusqu'au moment où elle n'a plus la force de sauter. En revanche, si plouf, elle était tombée dans de l’eau chaude, elle aurait de suite sauté hors de l’eau.
Pour notre alimentation, nous sommes les grenouilles dans l’eau tiède. Depuis plus de 50 ans, année après année la qualité se détériore. Les produits agricoles sont en phase d'involution et ne sont plus capables de nous fournir une nourriture saine. Et pour goûter aux plaisirs gastronomiques, il faut passer par une multitude d'artifices technologiques ou chimiques, d'ailleurs les cuisines s'appellent maintenant des laboratoires.
Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les pratiques de l’agriculture intensive, par une dérive technologique chronique, appauvrissent de plus en plus les fruits, légumes et viandes en nutriments et vitamines. Si les produits sont moins bons, c’est qu’ils sont « mal élevés » : hybridation, engrais, herbicides, fongicides, pesticides, régulateurs de croissance, j’en passe et des meilleures. Et pour les animaux, c'est la même punition : antibiotiques, farines OGM, ensilage, ... .
Comme ces produits n’ont plus de goût, l’industrie agro-alimentaire est obligée de rajouter des conservateurs, des exhausteurs de goût, des édulcorants, des arômes artificiels, et des colorants.
Sommes nous dans l'eau tiède ? Ou bien l'eau est elle déjà trop chaude ?"
A nous de décider si nous voulons réagir ou non...A la maison, au restaurant, et bien sûr dans les cantines scolaires car c'est là que devrait s'apprendre le Goût authentique.
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mardi 14 juin 2011
Marseille va-t-elle continuer à prendre du retard dans ses cantines bio ?
La Mairie de Marseille a mis en place un site qui se nomme Marseille accélère (et il était temps !!! pour être prêt pour 2013). Peut-être devrait-elle également le faire pour ses cantines, si elle ne veut pas passer pour has been d'ici 6 mois.
Voici un article très intéressant du Monde de mai 2011
"Puisque la vente des fruits et légumes est encore assurée à 71% par les grandes surfaces, certains producteurs vont s’y frotter en proposant une nouvelle approche: des produits locaux, de bonne qualité mais… un peu plus chers. Ainsi, la marque Le Petit Producteur, qui, après avoir été prise de haut par de grandes enseignes à sa création, en 2006, semble, ces derniers mois, attirer leurs faveurs. «Certaines grandes surfaces sont venues nous dire que leurs clients désertaient leurs rayons fruits et légumes, explique Nicolas Chabanne, président de la marque. La grande distribution s’est obstinée dans une direction sans voir que les attentes des consommateurs changeaient.» (on dirait l'attitude de Marseille / collectif Changeons la cantine)
Les fruits et légumes Le Petit Producteur, reconnaissables par la photo et le nom de l’agriculteur sur l’étiquette, sont, depuis 2009, vendus dans les Monoprix. Désormais, les contrats se succèdent. En six mois, M. Chabanne a créé la marque Direct Producteur de légumes en vrac chez Carrefour et des «rayons responsables» chez Leclerc et Système U. Dernier bébé en date, « Je mange local », un label adoubé par le ministère de l’agriculture.
Les fruits et légumes Le Petit Producteur, reconnaissables par la photo et le nom de l’agriculteur sur l’étiquette, sont, depuis 2009, vendus dans les Monoprix. Désormais, les contrats se succèdent. En six mois, M. Chabanne a créé la marque Direct Producteur de légumes en vrac chez Carrefour et des «rayons responsables» chez Leclerc et Système U. Dernier bébé en date, « Je mange local », un label adoubé par le ministère de l’agriculture.
C’est formidable pour le producteur ».Sodiaal, premier groupe coopératif laitier français,va lancer, fin mai 2011, des briques estampillées «Le lait de ma région». Une quinzaine de producteurs de lait sont depuis janvier en photo sur les pots de Danone nature et de Jockey…
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Le guide du bio, hors série de 60 millions de consommateurs
En juin/juillet 2011, 60 millions de consommateurs sort un Hors-série
Au sommaire de la partie consacrée à l'alimentation : Le boom de l’agriculture bio, Un vrai plus pour l’environnement ? Le bio,meilleur pour la santé ? Des aliments sous contrôle, Les labels et les marques privées, Lire les étiquettes, Le prix élevé, un frein à l’achat, Du bio à la cantine, Plats préparés : quelles différences ? Un autre goût ? Dix produits passés à la loupe.
mais aussi textile, cosmétiques, produits ménagers...
A acheter en kiosque ou sur le site de 60 millions de consommateurs.
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lundi 13 juin 2011
17 juin 2011: appel à la mobilisation pour la transparence sur les additifs alimentaires toxiques
Une manifestation à l'initiative de Corinne GOUGET (auteur du BEST SELLER international “Additifs alimentaires danger”)
"nous devons être solidaires devant autant de maladies liées à une alimentation surchargée d’additifs alimentaires dangereux : Asthme, réactions cutanées, hyperactivité, obésité, diabète, Alzheimer, Parkinson, épilepsie, boulimie, anorexie, dépression, paranoïa, infertilité, déformations congénitales, arrêts cardiaques, AVC, plus de 55 % des cancers... etc , la liste est malheureusement bien plus longue ! Même si les additifs ont été autorisés par les autorités sanitaires, ils n’ont été testés le plus souvent, que sur des animaux de
laboratoires et individuellement.
laboratoires et individuellement.
Pour le consommateur, ils ne sont pas tous inoffensifs, surtout avec leur “effet cocktail”!
Par exemple : En 2005, il a été découvert que le E951 (aspartame) + E104 (jaune de Quinoléine) = 7 fois plus dangereux que séparément !
Tout comme le mélange E621 (GMS) + E133 (bleu brillant FCF) = 4 fois plus toxique !"
Exemple concret de la mairie de Trets en PACA qui a supprimé une tarte aux pommes, couramment servie dans les collectivités, qui contenait plus d’une trentaine d’ingrédients, dont les 2 tiers sont des additifs alimentaires potentiellement cancérigènes pour la remplacer par une simple pomme à croquer biologique.
Exemple concret de la mairie de Trets en PACA qui a supprimé une tarte aux pommes, couramment servie dans les collectivités, qui contenait plus d’une trentaine d’ingrédients, dont les 2 tiers sont des additifs alimentaires potentiellement cancérigènes pour la remplacer par une simple pomme à croquer biologique.
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mercredi 8 juin 2011
Compass Group France s’engage auprès du Marine Stewardship Council (MSC)
Compass Group France (198 millions de repas servis chaque année), concurrent de Sodexo forcément, devient le premier acteur en France à s’engager auprès du Marine Stewardship Council (MSC) en certifiant sa chaîne d’approvisionnement en produits de la mer, du pêcheur au consommateur.
La certification MSC garantit (normalement) aux consommateurs que les produis de la mer ont été pêchés dans des conditions permettant la préservation des ressources halieutiques. Ce qui n'est pas négligeable lorsque l'on sert 3 000 tonnes de poissons par an
La certification MSC garantit (normalement) aux consommateurs que les produis de la mer ont été pêchés dans des conditions permettant la préservation des ressources halieutiques. Ce qui n'est pas négligeable lorsque l'on sert 3 000 tonnes de poissons par an
Pour le moment, ce ne sont que 5 sites de restauration gérés par Compass Group France qui pourront proposer des produits écolabellisés MSC.
Selon le MSC, la restauration représente 30 % de la consommation des produits de la mer en France.
Espérons que Sodexo saura suivre cette exemple, bon pour l'environnement, normalement...mais qui ne garanti pas cependant la qualité des repas.
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jeudi 2 juin 2011
Un comité d'usagers pour savoir la vérité sur les 30% de bio des cantines scolaires de Marseille
La ville de Marseille clame partout, par le biais de communiqués de presse, qu'elle est en avance, avec ses "30% de bio"sur le Grenelle de l'Environnement qui recommande 20% de bio en 2012.
Il faut préciser que:
- 20% c'est en 2012, mais pas en 2013, 2014....en 2018, dans 7 ans (durée du marché de Marseille) , donc puisque la Mairie est fière (comme souvent à Marseille, on est fier de ???? je n'ai pas encore compris de quoi ?d'avoir l'air le plus pollué de France ? les poubelles les plus mal gérées de France ? le réseau de transports en commun le moins développé et le plus concentré sur un seul secteur, ainsi que les seuls Vélos en partage fermés la nuit ?...fier de ?)...
mais revenons à nos moutons...bio. Donc dans 7 ans, les 30% de bio paraîtront totalement obsolètes et comme il n'y a aucun engagement de progression...Marseille sera la risée de tous... - le pain seul est bio à 100% dans le nouveau marché 2011/2018, ce qui fait donc que seul 20% des autres ingrédients seront bios (mais pas local)
- la volaille sera à 100% pas bio, mais bien surgelée et pas labellisée (malgré ce qui est écrit dans le communiqué du WWF), , ni locale
- la viande de boeuf ou veau sera à 100% d'origine de race à viande et fraîche, pays d'origine France, pas bio, ni labellisée
- Poisson à 83 % surgelés, pas locaux, pas labellisés MSC, dont des Filets de Merlu surgelé d'Uruguay (comme quoi y'a pas que le bio qui est importé de loin...)faut dire c'est pas comme si Marseille était au bord de la mer...ah si ?)
- les oeufs seront à 50% surgelés et de catégorie 1 ou 2, pas local, pas bio
- légumes 44 % surgelés
Donc au final on se demande ce qui sera 20% bio ?
Dans la liste des producteurs que nous avons eu via des élus qui devaient se prononcer sur "la capacité de la Sodexo à démontrer leur connaissance du marché de l'agriculture biologique", nous n'avons vu
- aucun agriculteur bio qui soit local
- un distributeur bio, de Grasse
- des pennes bio de Chambéry,
- et du yaourt nature écrémé bio Triballat.
Mais où sont donc cachés les producteurs bio soutenus par la Mairie de Marseille grâce aux cantines ? Comment la Mairie de Marseille espère-t-elle assurer une indépendance alimentaire à ses électeurs ? Le Mystère reste total.
Le collectif Changeons la Cantine ! demande à la mairie, la création d'un comité d'usagers de restaurant scolaire pour
- éclaircir tous ces points
- s'assurer que les engagements du prestataire seront tenus,
- et que les déchets seront suivis, mesurés, ramenés à une valeur financière afin de les rationaliser, de les diminuer. Car enfin pourquoi payer à double titre via la Mairie = nos impôts et via les chèques mensuels au prestataire des aliments qui vont être jetés à la poubelle ?
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jeudi 12 mai 2011
Petit quizz préparatoire au Conseil Municipal du 16 mai 2011 à Marseille, sur les cantines scolaires
Suite à la proposition, oh combien surprenante, de la ville de Marseille de faire 1 seul lot (45 000 repas / jour dans 1 cuisine), attribué à la Sodexo, le Collectif Changeons la Cantine ! propose aux élus, devant statuer sur le rapport qui leur est présenté, une lecture ludique mais non moins véridique des différents éléments devant guider leur choix:
Voici donc en 10 questions-réponses, notre décryptage du rapport porté au vote lundi prochain… A vous de jouer !
1. Qu’est ce qu’une délégation de service public pour les cantines ?
a) Pour la collectivité, le choix du moindre emmerdement… mais à quel prix?
b) Pour le délégataire, un moyen de s’engraisser sur le dos des usagers, de la Ville (c’est à dire les contribuables..) et des fournisseurs
c) L’alternative au marché public quand le lobbying des sociétés de restauration collective est trop fort
2. Quel risque d’exploitation justifie une délégation de service public aujourd'hui ?
a) Quasiment aucun par rapport au nombre constant de convives
b) Très peu au vu des investissements à amortir et à réaliser
c) Improbable, à moins d'un arrêt soudain de la natalité marseillaise ou d'une intoxication alimentaire chronique généralisée (quoique...)
3. Quels investissements restent ils à faire pour le contrat 2011/2017 ?
a) Quelques selfs peu coûteux en personnel
b) Quelques selfs peu coûteux en aménagement
c) Quelques selfs très intéressants pour augmenter le nombre de convives
4. A quoi servent la commission consultative des services publics locaux et la commission technique paritaire, obligatoires dans la procédure de renouvellement d’une DSP?
a) A occuper des équipes municipales en faisant croire aux citoyens que l’on débat de l’opportunité d’engager la collectivité dans un choix de gestion approprié (DSP, marché public, etc.)
b) D’alibi démocratique de consultation de la société civile et de tremplin pour un candidat aux élections qui cherche à caresser ses futurs électeurs
c) A rien
5. Qu’est ce que la « marge bénéficiaire » ?
a) Officiellement, c’est la part (minime) du prix dédiée à la rémunération du gentil prestataire qui ne pense qu’à nos enfants et qui n’excède pas 2%
b) Officieusement, c’est la marge dédiée à la rémunération et qui n’excède pas 2%... PLUS toutes les marges arrières et prix négociés qui représentent en fin d’année une économie substantielle sur le contrat, sans compter les négociations toujours en cours suite à la demande de la Sodexo d’augmenter son prix à partir de 2008.
c) Une escroquerie légale, qui pourrait permettre de baisser le prix des cantines pour les parents et pour la collectivité si on se décidait à en parler
6. Qui assure l’encaissement du prix des repas à Marseille, et uniquement à Marseille, auprès des familles (et pourquoi d'ailleurs à Marseille)?
a) La chef cantinière dans chaque école, qui est envoyée en mercenaire par la ville pour menacer les parents
b) Le prestataire, moyennant rétribution (inclus dans le prix du repas au chapitre frais de fonctionnement)
c) La chef cantinière et le prestataire, ce qui signifie que l’encaissement du prix des repas fait donc l’objet d’une double rémunération versée par la Ville au prestataire au titre du contrat ET à la chef cantinière à travers son salaire pour une mission qu’elle n’est pas censée rendre
7. Est il possible de trouver des germes dans l’alimentation malgré les normes drastiques imposées par les règles HACCP ?
a) et oui, la Sodexo a payé des amendes pour cela durant le contrat en cours
b) oui, mais il suffit de dire « pardon je l’ai pas fait exprès » et on resigne pour 7 ans
c) oui, c'est l'objet 'un reportage d'Envoyé spécial en 2010, reporté de mois en mois pour cause d'actualité....
8. Quels sont les inconvénients du « lot unique » ?
Sur ce point, vous trouverez toutes les réponses dans la délibération du 10 mai 2004, à savoir:
a) « Tout d’abord, en cas de défaillance ou d’incident grave rendant inutilisable l’unique cuisine centrale en service, aucun candidat n’a été en mesure de nous garantir l’approvisionnement quotidien des 317 restaurants scolaires de la Ville avec 45 000 repas sécurisés, et ce, pour une période d’une durée indéterminée. Aucune société ne nous a fourni un plan de secours convaincant, capable de répondre, en toutes circonstances, aux exigences qualitatives et quantitatives de la restauration scolaire locale.
b) Ensuite, le fait de ne disposer que d’un seul délégataire au lieu de deux, risquerait immanquablement de priver la Ville et les usagers, des bénéfices attendus et avérés d’une saine émulation entre sociétés prestataires. Nous savons d’expérience que la concurrence clairement comprise entre partenaires est une assurance de qualité durable des prestations, de recherche constante d’amélioration du service et de mise en oeuvre de propositions innovantes. »
9. Que se passera-t-il en cas d'incidents dans la cuisine centrale rendant son fonctionnement impossible, ou de grève du personnel, ou de chute de météorite sur le toit?
a) Les élus feront eux-mêmes la cuisine pour les 45 000 enfants jusqu'à remise en état de la cuisine
b) Un groupe de parents dévoués fera la cuisine pour les 45 000 enfants
c) Les parents seront obligés de récupérés leurs enfants et de les nourrir dignement
10. Que va devenir la cuisine centrale nord?
a) Un cimetière de béton pour permettre enfin aux habitants de ce quartier de dormir la nuit, faisant fi du rond point flambant neuf construit pour éviter les nuisances
b) Un nouveau musée pour Marseille 2013 en souvenir d’Avenance et de tous les enfants qui ont mangé des plats sans saveurs, sans odeurs, sans fraîcheur, mais avec plein d’additifs depuis des décennies sans se rebeller
c) Même la Ville ne le sait pas…
question subsidiaire : Qui va s’assurer que les engagements de Sodexo
sont suivis d’actes réels, quantifiables et vérifiables ?
a) Personne comme pour le contrat précédent où de nombreux engagements n’ont pas été respectés : site internet pour information des usagers et paiement en ligne, animation cantine, légumerie, …sont suivis d’actes réels, quantifiables et vérifiables ?
b) Les enfants grâce aux écrans tactiles mis en place dans les cantines
c) Mr Gaudin lors de ses parties de chasse avec Mr Bellon
La bonne réponse sera, nous l’espérons,
NOUS, VOUS, PARENTS, aux côtés de la Ville !
NOUS, VOUS, PARENTS, aux côtés de la Ville !
lundi 9 mai 2011
Filières agricoles locales et restauration collective ce mercredi 11 mai 2011 Hôtel de Région Marseille
MERCREDI 11 MAI 2011
18h30
Hôtel de Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
27, Place Jules Guesde
13481 Marseille
avec Anne Marie HAUTANT, Vice-présidente déléguée à la santé et à l’alimentation
Dans le cadre des Etats généraux de la Région sur la Démocratie et l’organisation des « Fabriques de la démocratie », la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à travers l’Atelier des Fabriques, vous convie au débat :
Filières agricoles Locales
et
Restauration Collective
Avec la fin du pétrole pas cher, notre société est vouée à connaître de grands changements. Il est encore temps d’anticiper : d’agir avant de subir.
D’un côté les agriculteurs de notre région en arrivent à sacrifier leur production : récemment certains ont préféré détruire leur production de salade refusant de vendre à perte.
D’un autre côté les familles et les consommateurs sont de plus en plus soucieux de la qualité des produits.
Nous sommes tous concernés par cette exigence de qualité : lorsque les sols sont de moins en moins fertiles, lorsque les nappes phréatiques sont polluées, lorsque la bonne santé des agriculteurs et leur famille est menacée, lorsque le coût des pesticides et engrais entraîne une baisse de résultats… Il est temps de passer globalement à d’autres pratiques de production et de consommation.
Qu’il s’agisse d’écoles, de collèges, de lycées, d’hôpitaux, de collectivités… la restauration collective constitue un débouché non négligeable pour une agriculture biologique locale.
Comment organiser les filières locales pour qu’elles puissent répondre aux besoins de la restauration collective ?
Vous êtes nombreux, parents, associations, professionnels à œuvrer dans cette direction. Nous avons besoin de vos expériences, de vos éclairages.
Venez en débattre avec vos élus régionaux, dont
Anne Marie HAUTANT, Vice-présidente déléguée à la santé et à l’alimentation
Les hommes perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver leur santé. Dalaï Lama
A propos des « Fabriques de la démocratie » :
La Région, dans l’organisation de ses Etats généraux sur la Démocratie, a voulu innover dans la démarche ; aller au-delà des forums thématiques en mettant en place les « Fabriques de la démocratie » dans le souci d’impliquer tous les acteurs et habitants du territoire ; leur donner la parole.
L’esprit de ces Fabriques est d’aller à la rencontre des habitants de la Région qui le voudront, de les écouter, et surtout de prendre en compte leur parole dans le cadre de l’élaboration d’une « Charte de la démocratie ».
vendredi 6 mai 2011
La décision pour les cantines des écoles scolaires de Marseille peut-elle casser les amitiés de la Mairie ?
Nous sommes dans la dernière ligne droite pour la décision au sujet des cantines scolaires de Marseille.
45 000 enfants et leurs parents, attendent de "savoir à quelle sauce" ils vont manger...
Et quand on lit cet article paru dans l'Expansion de 2006 on peut se dire qu'il y a peu de chance que Sodexo ne soit pas retenue (seule ou à 2 reste la question) . D'autant plus qu'ils viennent de perdre la ville de Nice...alors, Mr Gaudin ne peut faire ça à un ami de longue date...qui est le beau-frère de celui installé aux finances de la Mairie.
On sait qu'à Marseille les "amitiés" se lient...vraiment.
"Un rituel de l'été est le rendez-vous culinaire de la fin août, lorsque Jean-Claude Gaudin retrouve Pierre Bellon, (Marseillais), PDG de Sodexho, le géant français de la restauration collective, pour déguster des grives dans le village de Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), dont le premier édile est un parent de Bellon. Même si ce dernier passe désormais plus de temps à Paris qu'à Marseille, il demeure un puissant ambassadeur de Gaudin auprès des milieux économiques. Son beau-frère, Jean-Louis Tourret, président de la Banque populaire provençale et adjoint chargé des finances à la mairie, participe régulièrement à ces agapes.
Mais le plus ancien soutien de Gaudin dans les milieux patronaux demeure Bernard Maurel, président de la banque familiale Martin Maurel. (...)
Idem pour (...) Charles Milhaud, président de la Caisse d'épargne, qui s'est rapproché de Gaudin lorsque celui-ci est devenu président du conseil régional, en 1986."
Il y a aussi l'enquête du dernier N° du Ravi, qui a présenté ce matin, son N° devant la Mairie...
Voilà ce qui y est dit
"Le maire de Marseille ne prise guère les juges fouineurs, leurs méthodes, leurs enquêtes indiscrètes. Par exemple, celle du juge Dorcet, que le Ravi a pu parcourir, et qui révèle que Jean-Claude Gaudin a fait table commune, en 2010, avec un éminent représentant du milieu marseillais, Michel Campanella, fiché au grand banditisme et aujourd’hui incarcéré à Luynes (13), au côté d’Alexandre Guérini."
Il ne s'agit pas ici d'être d'un bord politique ou d'un autre...il s'agit uniquement de rechercher la défense des citoyens et l'intégrité.
Les paris sont ouverts pour les cantines de Marseille, bio, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?...
- 20% pour 7 ans? pour commencer ? 30% pour toujours ? ou pour amorcer et s'améliorer ? 50% en rêve ?
- De la viande, 100% viande ? 50% eau et 50% viande ? de la qualité ? du goût ?
- De l'approvisionnement local à 100% ? 50% ?
- Et Sodexo et Avenance à nouveau pour 7 ans ? Ou que l'un (et donc forcément Sodexo...ben oui c'est pas dur à deviner dans ce cas de figure).
Mais on a du mal à croire que la Mairie pourrait choisir 1 seul délégataire après ce qu'elle avait écrit pour le dernier marché (Avenance/Sodexo), en 2003. Voici un extrait du compte-rendu:
"Au cours de l’analyse, l’option un temps envisagée, de regrouper les deux lots actuels (lot Nord : 2 101 680 repas par an, et lot Centre-Est : 3 905 720 repas par an) en un lot unique attribué à un seul délégataire, a été écartée : elle présentait, en effet, 3 inconvénients majeurs :
- Tout d’abord, en cas de défaillance ou d’incident grave rendant inutilisable l’unique cuisine centrale en service, aucun candidat n’a été en mesure de nous garantir l’approvisionnement quotidien des 317 restaurants scolaires de la Ville avec 45 000 repas sécurisés, et ce, pour une période d’une durée indéterminée.
- Aucune société ne nous a fourni un plan de secours convaincant, capable de répondre, en toutes circonstances, aux exigences qualitatives et quantitatives de la restauration scolaire locale.
- Ensuite, le fait de ne disposer que d’1seul délégataire au lieu de deux, risquerait immanquablement de priver la Ville et les usagers, des bénéfices attendus et avérés d’une saine émulation entre sociétés prestataires. Nous savons d’expérience que la concurrence clairement comprise entre partenaires est une assurance de qualité durable des prestations, de recherche constante d’amélioration du service et de mise en oeuvre de propositions innovantes.
- Enfin, le regroupement de la production des repas dans une seule cuisine centrale entraînerait de fait la nécessité pour la collectivité d’engager la désaffectation du domaine public de la seconde unité de production (en l’occurrence, celle du lot Nord). Or, cet équipement reste encore à amortir financièrement sur plusieurs années. (ce n'est plus vrai en 2011 puisque amortie). La Ville devrait donc en cas de lot unique, prendre directement à sa charge les amortissements financiers y afférents, tout en assumant les dépenses supplémentaires engendrées par le gardiennage et la maintenance des installations existantes. Les économies proposées par les candidats en termes de prix unitaire des repas, ne permettaient pas de compenser, de façon significative, ces divers coûts à la charge de la Ville."
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jeudi 5 mai 2011
L'hygiène est-elle vraiment respectée chez les prestataires des cantines de Marseille ?
Publié le 9 mars 2011.
"PRISON - Des cadres de Sodexo ont été suspendus pour avoir servi des plats périmés aux détenus...
Des yaourts et de la viande avariés. Voilà ce qui était au menu des détenus de la prison les tende Saint-Quentin-Fallavier (Isère), où depuis début janvier, la préparation des plats a été confiée à Sodexo.
Selon nos informations, la société vient de suspendre ses deux responsables de la restauration au sein de la maison d’arrêt en raison de manquements graves aux procédures d’hygiène.
Des risques élevés d'intoxication alimentaire
«Lors d’une inspection réalisée en février, on s’est aperçu que la date limite de consommation de nombreux produits était largement dépassée», dénonce Pascal Rossignol, délégué régional de l’Ufap-Unsa. À plusieurs reprises, le syndicat des personnels pénitentiaires avait alerté la direction de la prison de la piètre qualité des plats servis aux détenus.
«Poches de viandes verdâtres et nauséabondes», «cuisine sale», «rupture de la chaîne du froid»... Des «actes de malveillance» qui, selon l’Ufap, ont exposé les détenus à un risque élevé d’intoxication alimentaire. «Lors de l’inspection, le départ des plats avariés a été bloqué. Mais qu’en a-t-il été les autres jours?, ajoute Pascal Rossignol. Tout cela n’a fait qu’attiser les tensions à la prison».
Sodexo réagit
Pour sauver son contrat avec l’administration pénitentiaire, Sodexo a pris des mesures. «Il s’agit d’une erreur humaine intolérable. Nous devions réagir vite», indique le délégataire. La société a ainsi accéléré la mise en place d’un plan de maîtrise sanitaire au sein de la prison.
Des règles de qualité et de sécurité auxquelles les personnels et détenus en poste dans les cuisines sont actuellement formés."
Voilà pourquoi nous attendons avec impatience la diffusion du sujet tourné à Marseille notamment par France 2 il y a maintenant plus d'un an...(mais l'été arrive et les sujets sur l'école n'intéressent plus beaucoup, même si cela concerne au minimum 45 000 enfants).
Il y était question des problèmes d'hygiène rencontrés dans ces grosses cuisines centrales scolaires, Sodexo ou autres...alors que c'est sacro-sainte hygiène qui est l'une des raisons principales de délégation à ces sociétés.
A Marseille, il semblerait qu'il y ait également eu un cas de germe trouvés dans la nourriture. Enquête à mener...
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