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vendredi 6 mai 2011

La décision pour les cantines des écoles scolaires de Marseille peut-elle casser les amitiés de la Mairie ?

Nous sommes dans la dernière ligne droite pour la décision au sujet des cantines scolaires de Marseille.
45 000 enfants et leurs parents, attendent de "savoir à quelle sauce" ils vont manger...

Et quand on lit cet article paru dans l'Expansion de 2006 on peut se dire qu'il y a peu de chance que Sodexo ne soit pas retenue (seule ou à 2 reste la question) . D'autant plus qu'ils viennent de perdre la ville de Nice...alors, Mr Gaudin ne peut faire ça à un ami de longue date...qui est le beau-frère de celui installé aux finances de la Mairie.
On sait qu'à Marseille les "amitiés" se lient...vraiment.


"Un rituel de l'été est le rendez-vous culinaire de la fin août, lorsque Jean-Claude Gaudin retrouve Pierre Bellon, (Marseillais), PDG de Sodexho, le géant français de la restauration collective, pour déguster des grives dans le village de Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), dont le premier édile est un parent de Bellon. Même si ce dernier passe désormais plus de temps à Paris qu'à Marseille, il demeure un puissant ambassadeur de Gaudin auprès des milieux économiques. Son beau-frère, Jean-Louis Tourret, président de la Banque populaire provençale et adjoint chargé des finances à la mairie, participe régulièrement à ces agapes. 

Mais le plus ancien soutien de Gaudin dans les milieux patronaux demeure Bernard Maurel, président de la banque familiale Martin Maurel. (...)
Idem pour (...) Charles Milhaud, président de la Caisse d'épargne, qui s'est rapproché de Gaudin lorsque celui-ci est devenu président du conseil régional, en 1986."

Il y a aussi l'enquête du dernier N° du Ravi, qui a présenté ce matin,  son N° devant la Mairie...

Voilà ce qui y est dit
"Le maire de Marseille ne prise guère les juges fouineurs, leurs méthodes, leurs enquêtes indiscrètes. Par exemple, celle du juge Dorcet, que le Ravi a pu parcourir, et qui révèle que Jean-Claude Gaudin a fait table commune, en 2010, avec un éminent représentant du milieu marseillais, Michel Campanella, fiché au grand banditisme et aujourd’hui incarcéré à Luynes (13), au côté d’Alexandre Guérini."
Il ne s'agit pas ici d'être d'un bord politique ou d'un autre...il s'agit uniquement de rechercher la défense des citoyens et l'intégrité.


Les paris sont ouverts pour les cantines de Marseille, bio, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?...
  • 20% pour 7 ans? pour commencer ? 30% pour toujours ? ou pour amorcer et s'améliorer ? 50% en rêve ?
  • De la viande, 100% viande ? 50% eau et 50% viande ? de la qualité ? du goût ?
  • De l'approvisionnement local à 100% ? 50% ?
  • Et Sodexo et Avenance à nouveau pour 7 ans ? Ou que l'un (et donc forcément Sodexo...ben oui c'est pas dur à deviner dans ce cas de figure). 
Mais on a du mal à croire que la Mairie pourrait choisir 1 seul délégataire après ce qu'elle avait écrit pour le dernier marché (Avenance/Sodexo), en 2003. Voici un extrait du compte-rendu:

"Au cours de l’analyse, l’option un temps envisagée, de regrouper les deux lots actuels (lot Nord : 2 101 680 repas par an, et lot Centre-Est : 3 905 720 repas par an) en un lot unique attribué à un seul délégataire, a été écartée : elle présentait, en effet, 3 inconvénients majeurs : 

  1. Tout d’abord, en cas de défaillance ou d’incident grave rendant inutilisable l’unique cuisine centrale en service, aucun candidat n’a été en mesure de nous garantir l’approvisionnement quotidien des 317 restaurants scolaires de la Ville avec 45 000 repas sécurisés, et ce, pour une période d’une durée indéterminée.
  2. Aucune société ne nous a fourni un plan de secours convaincant, capable de répondre, en toutes circonstances, aux exigences qualitatives et quantitatives de la restauration scolaire locale.
  3. Ensuite, le fait de ne disposer que d’1seul délégataire au lieu de deux, risquerait immanquablement de priver la Ville et les usagers, des bénéfices attendus et avérés d’une saine émulation entre sociétés prestataires. Nous savons d’expérience que la concurrence clairement comprise entre partenaires est une assurance de qualité durable des prestations, de recherche constante d’amélioration du service et de mise en oeuvre de propositions innovantes.
  4. Enfin, le regroupement de la production des repas dans une seule cuisine centrale entraînerait de fait la nécessité pour la collectivité d’engager la désaffectation du domaine public de la seconde unité de production (en l’occurrence, celle du lot Nord). Or, cet équipement reste encore à amortir financièrement sur plusieurs années. (ce n'est plus vrai en 2011 puisque amortie). La Ville devrait donc en cas de lot unique, prendre directement à sa charge les amortissements financiers y afférents, tout en assumant les dépenses supplémentaires engendrées par le gardiennage et la maintenance des installations existantes. Les économies proposées par les candidats en termes de prix unitaire des repas, ne permettaient pas de compenser, de façon significative, ces divers coûts à la charge de la Ville."

jeudi 5 mai 2011

L'hygiène est-elle vraiment respectée chez les prestataires des cantines de Marseille ?

Publié le 9 mars 2011.
"PRISON - Des cadres de Sodexo ont été suspendus pour avoir servi des plats périmés aux détenus...
Des yaourts et de la viande avariés. Voilà ce qui était au menu des détenus de la prison  les tende Saint-Quentin-Fallavier (Isère), où depuis début janvier, la préparation des plats a été confiée à Sodexo.  
Selon nos informations, la société vient de suspendre ses deux responsables de la restauration au sein de la maison d’arrêt en raison de manquements graves aux procédures d’hygiène.
Des risques élevés d'intoxication alimentaire
«Lors d’une inspection réalisée en février, on s’est aperçu que la date limite de consommation de nombreux produits était largement dépassée», dénonce Pascal Rossignol, délégué régional de l’Ufap-Unsa. À plusieurs reprises, le syndicat des personnels pénitentiaires avait alerté la direction de la prison de la piètre qualité des plats servis aux détenus.
«Poches de viandes verdâtres et nauséabondes», «cuisine sale», «rupture de la chaîne du froid»... Des «actes de malveillance» qui, selon l’Ufap, ont exposé les détenus à un risque élevé d’intoxication alimentaire. «Lors de l’inspection, le départ des plats avariés a été bloqué. Mais qu’en a-t-il été les autres jours?, ajoute Pascal Rossignol. Tout cela n’a fait qu’attiser les tensions à la prison».
Sodexo réagit
Pour sauver son contrat avec l’administration pénitentiaire, Sodexo a pris des mesures. «Il s’agit d’une erreur humaine intolérable. Nous devions réagir vite», indique le délégataire. La société a ainsi accéléré la mise en place d’un plan de maîtrise sanitaire au sein de la prison.
Des règles de qualité et de sécurité auxquelles les personnels et détenus en poste dans les cuisines sont actuellement formés."
 Voilà pourquoi nous attendons avec impatience la diffusion du sujet tourné à Marseille notamment par France 2 il y a maintenant plus d'un an...(mais l'été arrive et les sujets sur l'école n'intéressent plus beaucoup, même si cela concerne au minimum 45 000 enfants).
Il y était question des problèmes d'hygiène rencontrés dans ces grosses cuisines centrales scolaires, Sodexo ou autres...alors que c'est sacro-sainte hygiène qui est l'une des raisons principales de délégation à ces sociétés.

A Marseille, il semblerait qu'il y ait également eu un cas de germe trouvés dans la nourriture
. Enquête à mener...


mercredi 20 mai 2009

A Nîmes, Avenance est "renvoyé"

Midi Libre 13 mai 2009:

"Avenance enseignement et santé qui s'était vu confier, depuis 2002, par délégation de service public, la gestion de la restauration scolaire, (environ 1 million de repas par an) sera remplacée dès le 31 août prochain,..."

Une nouvelle d'importance qui montre que l'on peut changer les choses...par contre, la suite est un peu moins rassurante:

"... par la société Sodexo éducation ."

Il s'agit toujours des 2 mêmes grands acteurs du marché.
Cependant, là où l'on voit bien que c'est le "client" (municipalité, entreprise) qui défini les règles, donc qui est responsable (cela ne veut pas dire coupable, mais acteur, conscient, décisionnaire)

"Parmi les huit sociétés qui ambitionnaient de préparer, livrer et servir les menus dans la cinquantaine de cantines scolaires de la ville, Sodexo, une société spécialisée en restauration collective a proposé la meilleure offre. Tant au niveau de la qualité des repas que de la diversité des produits avec, sur un mois ordinaire,
  • 17 repas scolaires sur 20 accompagnés de produits issus d'agriculture biologique en filière courte.
  • Par ailleurs, le futur prestataire s'est engagé à ne préparer que des viandes labelisées : label rouge, viande AOC, volaille certifiée...
  • Concernant les travaux réalisés sur la cuisine centrale et les restaurants scolaires qui devraient améliorer notablement le confort de la pause déjeuner, Sodexo s'est engagée à investir 2,434 M€ contre 2,331 M€ pour son principal concurrent, Avenance ."

vendredi 6 février 2009

Gestion publique ou gestion privée des cantines ?

Depuis quinze ans, à Rouen, la restauration scolaire est assurée par une entreprise. Le contrat arrive à terme. La Ville suivra-t-elle l'exemple de la régie havraise ? Est-il possible, souhaitable, de gérer publiquement l'achat de denrées, la production et la distribution des repas dans les cantines ? La question se pose.
Le contrat qui lie la Ville à Avenance arrivera à échéance en juillet 2010. Pour le moment, Rouen hésite encore. Deux scénarios sont à l'étude : continuer de confier à une entreprise privée le soin de préparer les repas (délégation de service public) ou faire assurer cette compétence par les services municipaux (régie directe).

Certaines villes normandes ont déjà fait le choix d'une gestion publique. Le Havre, actuellement dirigé par Antoine Rufenacht (UMP), fonctionne de cette manière depuis 2003. Aujourd'hui, pas question de revenir en arrière. « Nous avons repris la gestion en direct pour des questions juridiques mais aussi parce que certaines irrégularités dans la gestion financière avaient été constatées », indique Brigitte Dufour, adjointe au maire à la famille. L'élue se dit satisfaite de ce nouveau système : « Il est un peu plus cher qu'avec une entreprise privée. Mais au niveau qualité, il n'y a rien de comparable. »
(...)
La nouvelle équipe rouennaise aimerait généraliser la nourriture bio dans les écoles, en s'appuyant sur les producteurs locaux. Problème : actuellement, en Haute-Normandie, seul 0,4 % de la surface agricole utile se trouve concernée par l'agriculture biologique.
Particularité havraise : chaque école dispose de sa propre cuisine et de son propre chef : « Les aliments sont acheminés et préparés sur place. Si les menus sont les mêmes, la patte du cuistot a son importance. Il y a un rapport direct entre les équipes, les enseignants et les écoliers. »