jeudi 18 février 2010

La campagne électrorale et le Développement Durable

A quoi servent les régions côté développement durable ?

"Les régions sont un formidable levier pour modifier nos modes de consommation ou de production. Prenons l’exemple du bio : une commune décide d’approvisionner ses cantines avec des aliments issus de l’agriculture biologique. Elle constate ensuite que le nombre d’exploitations agricoles bio de la région est faible et qu’elle doit importer la plupart des produits (...). Est-ce bien cohérent ? C’est là que peut agir la région."

Les éclairages d'Antoine Charlot, responsable du programme "Territoires durables" au Comité 21.

Lire la suite

mardi 16 février 2010

Compte-rendu d'une visite de cantine par des parents

Notre amie de Macantinebio a mis en ligne le compte-rendu de la visite de la cantine de Rueil, gérée par la Sogeres.

Certaines choses décrites ne donnent vraiment, mais vraiment pas envie d'y manger (chez Sodexo et Avenance ça se passe de la même façon)

  • Les œufs sont livrés liquides
  • Décontamination des légumes et fruits : elle s’effectue à la javel (procédé traditionnel en restauration collective). La Sogeres connaît l’alternative plus écologique d’un rinçage au vinaigre blanc et au bicarbonate de soude, mais ce système n’est pas applicable sur de telles quantités (euh, moi je dirais que la Sogeres n'a pas envie)
  • Liaison froide : les aliments sont cuits le matin, puis en 2h ils doivent passer de 63° à moins de 10°, ils sont refroidis dans des armoires réfrigérées et ventilées une fois en barquettes. Ensuite en office, ils doivent être reportés à 63° en 1h
Un autre détail qui est surprenant:Le Chef cuistot a ici le titre de Chef de production. Il bénéficie, ainsi que la diététicienne de la Sogeres, d’une formation trimestrielle chez Ducasse.

Lire la suite


une enquête sur le bio dans les cantines

Voici une enquête en ligne proposée par le site Les Petits Hommes de la Terre au sujet des cantines bio.

Pourquoi ne pas les contacter afin de se resservir du modèle ? (mutualisons, mutualisons...outils, résultats, moyens, forces...)
A compléter peut-être mais la trame y est.

Voir l'enquête en ligne

lundi 15 février 2010

Les entreprises de restauration collective proposent du bio

Des pistes pour différents fournisseurs:

Nicolas Bailleur, Dr qualité et développement durable de Sodexo: "
Nous souhaitons que les engagements de nos clients se traduisent en développement de surface agricole bio »

Jean Federzoni, Naturdis grossiste d'Azur Restauration (Sogeres Côte d'Azur):
Agriculteur depuis 1959 au plan de Grasse, en bio depuis 1970, il est également grossiste en produits bio et est référencé par de grands groupes de restauration collective.

Muriel Aubert, Société Ambres (30):
propose environ 1500 références à la restauration commerciale et collective.

En savoir plus

Voilà pourquoi, selon moi, le combat contre les fournisseurs est inutile...ce sont les donneurs d'ordre, ceux qui établissent les cahiers des charges qui sont les responsables (coupables ?)

Les solutions existent, même si celles-ci sont moins qualitatives et sûres qu'une cuisine propre à quelques écoles.



dimanche 14 février 2010

Des communes qui se regroupent en association pour offrir du bio à la cantine

En octobre 2009, 6 municipalités
  • Capdenac,
  • Decazeville,
  • Millau,
  • Onet-le-Château,
  • Rodez
  • et Saint-Affrique,
ont souhaité conjointement mettre en place une restauration scolaire de qualité et se réunir afin d' agir ensemble pour le développement d'une filière d'approvisionnement en produits biologiques.

Au lieu de se contenter comme d'autres de dire "c'est impossible de trouver du bio", ces municipalités semblent prendre la question à l'endroit en s'occupant du "comment faire ?" et en prenant conscience de leur rôle et de leur impact sur l'agriculture locale.

Plus d'infos

Et pour ceux qui disent aussi "c'est trop cher", Millau là encore montre l'exemple. Depuis le 1 er janvier 2010, la Ville a opté pour de nouveaux tarifs de restauration scolaire favorisant les familles à faibles revenus, afin qu'elles aient aussi (et surtout) accès à une restauration de qualité si importante pour la santé des enfants.
  • Pour les tranches 1 et 2, correspondant aux quotients les moins élevés, les tarifs baissent respectivement de 0,50 et de 0,20 €, ce qui porte le prix des repas à 1,65 et 2,45 €.
  • En revanche, pour les tranches supérieures, les tarifs augmentent, entre 0,12 et 0,77 €, portant le prix maximum à 5 €.

vendredi 12 février 2010

Carcassonne: La ville s'achemine vers une formule de mission d'assistance technique.

C'est vers la formule d'une mission d'assistance technique que s'achemine la ville. « Nous nous sommes engagés en campagne à remunicipaliser le service de restauration."

Voilà une commune qui s'engage !

En termes de choix, l'organisation, la définition des menus, l'approvisionnement, le volet diététique et autre contrainte informative feront l'objet d'une nouvelle charte élaborée par les élus.

Lire la suite

mercredi 10 février 2010

Documentaire "les Paysans" de Gilles Perez et Karine Bonjour au Parc Chanot

Avant-première du film "Les Paysans" Gilles Perez et Karine Bonjour, ce jeudi 11 février 2010 à 19h30, au Palais des Congrès Parc Chanot à Marseille.

La diffusion sera suivie d'un cocktail...je me demande si cette fois les organisateurs auront pensé à faire un cocktail bio, éthique, local, de saison, sans déchet ???
Souvent on assiste à des manifestations comme celle-là et une fois que tout le monde sort convaincu, eh bien le buffet fait tout le contraire.

L'occasion de parler des cantines bio avec des élus ?

Si vous ne pouvez vous rendre au Parc Chanot, le film en 3 parties sera diffusé sur France 3 PACA les samedis 13, 20 et 27 février 2010 à 15h25.

"Père nourricier puis empoisonneur de vaches, grand-père jardinier puis pollueur de rivières, garants des valeurs nationales puis profiteur de subventions européennes, en 60 ans de « révolution silencieuse », le paysan aura été mangé à toutes les sauces !"

Le sujet : Entendez-vous dans nos campagnes ?

Une révolution majeure se déroule en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : celle de l’agriculture et de la vie rurale. En passant d’une économie de subsistance à une économie de production, l’agriculture française, dont on ne cesse de prédire la fin, vient en fait, d’opérer une mue radicale et sans précédent. Par sa transformation économique et technique, elle a aussi changé notre rapport à la nourriture, à l’environnement et, plus profondément, notre relation ancestrale à la terre.

Pour percevoir cette mutation, la série « Les paysans » parcourt 60 ans d’histoire rurale racontée par les mémoires familiales. Des témoignages d’agriculteurs à travers trois générations, soutenus par des archives personnelles et institutionnelles.

Plus d'infos