mardi 19 juillet 2011

Comment la Mairie de Marseille s'occupe des enfants allergiques à la cantine

Témoignage d'une maman de Marseille:

Mon fils est allergique à la noisette il a donc un PAI (Projet d'Accueil Individualisé qui a pour objet de favoriser la scolarisation des enfants malades) afin d'être accueilli en restauration scolaire .A ce jour,on le menace d'exclusion car j'ai déduit de mes factures les repas non consommés car non servis du fait des grèves de cantine.

La société qui fournit les repas m'a informée que si la mairie de Marseille ne l'alertait pas suffisamment tôt des mouvements de grève, les parents devaient payer pour un repas non honoré.

J'accepte depuis 3 ans de payer lors des absences de mon fils en cas de maladie car qui peut prévoir 5 jours à l'avance que son enfant sera souffrant? mais je ne comprends pas pourquoi je devrais payer pour des problèmes internes à la mairie de Marseille.Une interlocutrice de la restauration scolaire m'a d'ailleurs souligné qu'il fallait m'estimer heureuse que la mairie ne me surfacture pas les repas consommés et qu'elle ne voyait pas pourquoi je ne voulait pas payer pour les jours de grève car cela faisait la balance!!!!!d'autre part il paraitrait que cette information de devoir les repas lors des grèves nous est donnée lors de la signature du PAI.

Dans mon cas cela n'a jamais été fait. Nous sommes doublement pénalisé car
  • nous devons trouver un moyen de garde le midi ce jour là ,
  • d'autre part nous sommes tenus de payer pour des repas non servis et jetés à la poubelle alors que l'enfant est présent dans l'etablissement.
Et je ne parle pas du régime non respecté, puisque le fournisseur des repas vous déclare qu'il fait du"destockage"de ces plateaux notamment lorsque la DLC est proche et ce pour tout les PAI. Les enfants ces jours là ne se nourrissent que de pain.

  • Est ce normal qu'un enfant soit menacé d'exclusion de cantine car ses parents ne veulent pas payer pour des repas commandés mais non honorés par la mairie du fait d'une grève concernant son personnel?
  •  ne serait ce pas plutot à la mairie de supporter ces frais?
  • sachant d'autre part que les enfants sans régime eux ne sont pas concernés et sont remboursés.
Je suis une maman en colère.Ce n'est pas la somme à régler qui est dérisoire qui me pose problème mais c'est la discrimination qui est faite à mon enfant que je ne supporte pas .

Voici quelques explications et conseils de l'un des membres  du collectif Changeons la Cantine
  • Pour le paiement, La Mairie nous rappelle que les parents sont soumis au "règlement de service qui définit les rapports entre les usagers et le Service de Restauration Scolaire".
Il est où ce règlement de service? Quelqu'un l'a vu? Comment alors le respecter et imposer une sanction d'après ce règlement?
  • Il paraîtrait que cette information de devoir les repas lors des grèves nous est donnée lors de la signature du PAI."
Oralement???? Voici ce qui est mentionné sur le formulaire d'inscription au PAI:
"Tout repas commandé et non décommandé 5 jours avant la date prévue de consommation sera débité par la Société de Restauration."
(Ce qui pourrait pernicieusement inclure les grèves)

Mais
"Dans la Fonction Publique le préavis de grève est obligatoire : - Déposer le préavis 5 jours francs avant le déclenchement de celle-ci à l’autorité hiérarchique."
La Mairie doit donc informer en amont les parents (et la société de restauration? ) ? Comment le fait-elle?

Ne faudrait-il pas,  par recommandé, contester la facturation des repas non pris pour cause de grève au motif que la Mairie n'a pas signalé à temps qu'une grève lui avait été notifiée et que les parents ne pouvaient donc pas annuler la commande. Et faire un recours au tribunal pour que ça serve à tous...

J'ai aussi entendu parler de repas "PAI" qui n'était carrément pas livrés (et les parents prévoient donc un panier chaque jour)
Nous attendons les témoignages d'autres parents.

dimanche 10 juillet 2011

Onet-le-Château, Rodez, Decazeville, Capdenac-gare, Saint-Affrique et Millau réunies pour des cantines en circuit court

Fondé en 2010, ce grand cercle de municipalités regroupe Onet-le-Château, Rodez, Decazeville, Capdenac-gare, Saint-Affrique et Millau. L’association a pour but "d’approvisionner les six cuisines centrales en produits de qualité, notamment issus de l’agriculture bio, en privilégiant les circuits courts"

Les six cuisiniers municipaux se sont déjà entendus sur un cahier des charges afin de grouper leurs commandes dès 2012. Celles-ci seront avant tout réalisées auprès de producteurs locaux.

La suite

Auriol, La Bouilladisse, La Destrousse, Peypin et Saint-Savournin passent au bio local

Ces cinq communes ont décidé d'introduire des fruits, légumes et pain bio dans leur restauration collective et pour ce faire, ont constitué un groupement de commandes afin de mutualiser les procédures de passation des marchés.

Le marché sera lancé à la rentrée de septembre. Les premières commandes démarreront en janvier 2012.

En savoir plus

A suivre donc, car vu les démarches en matière de transport en comme à Aubagne, la cantine sera certainement plus responsable et durable que l'affichage de 30% de bio de Marseille (pain bio local et socialement responsable, yaourts et pâtes bio mais pas locales du tout...).

lundi 20 juin 2011

Réflexions d'un cuisinier - paysan

Voici un extrait de la Newsletter de Patrick Duler, propriétaire et cuisinier au Domaine de St Gery 46800 Lascabanes.

"Vous mettez une grenouille dans l’eau froide. Elle se régale. Vous chauffez l’eau, tout doucement bien sûr. Elle la trouve un peu chaude, mais cela lui convient. Plus vous  chauffez, plus elle a chaud et se ramollit, jusqu'au moment où elle n'a plus la force de sauter. En revanche, si plouf, elle était tombée dans de l’eau chaude, elle aurait  de suite sauté hors de l’eau.

Pour notre alimentation, nous sommes  les grenouilles dans l’eau tiède. Depuis  plus de 50 ans, année après année la qualité se détériore. Les produits agricoles sont en phase d'involution et ne sont plus capables de nous fournir une nourriture saine. Et pour goûter aux plaisirs gastronomiques, il faut passer par une multitude d'artifices technologiques ou chimiques, d'ailleurs les cuisines s'appellent maintenant des laboratoires.

 
Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les pratiques de l’agriculture intensive, par une dérive technologique chronique, appauvrissent de plus en plus les fruits, légumes et viandes en nutriments et vitamines. Si les produits sont moins bons, c’est qu’ils sont « mal élevés » : hybridation, engrais, herbicides, fongicides, pesticides, régulateurs de croissance, j’en passe et des meilleures. Et pour les animaux, c'est la même punition : antibiotiques, farines OGM, ensilage, ... .
Comme ces produits n’ont plus de goût, l’industrie agro-alimentaire est obligée de rajouter des conservateurs, des exhausteurs de goût, des édulcorants, des arômes artificiels, et des colorants. 


Sommes nous dans l'eau tiède ? Ou bien l'eau est elle déjà trop chaude ?"

A nous de décider si nous voulons réagir ou non...A la maison, au restaurant, et bien sûr dans les cantines scolaires car c'est là que devrait s'apprendre le Goût authentique.

mardi 14 juin 2011

Marseille va-t-elle continuer à prendre du retard dans ses cantines bio ?

La Mairie de Marseille a mis en place un site qui se nomme Marseille accélère (et il était temps !!! pour être prêt pour 2013). Peut-être devrait-elle également le faire pour ses cantines, si elle ne veut pas passer pour has been d'ici 6 mois.
Voici un article très intéressant du Monde de mai 2011

"Puisque la vente des fruits et légumes est encore assurée à 71% par les grandes surfaces, certains producteurs vont s’y  frotter en proposant une nouvelle approche: des produits locaux, de bonne qualité mais… un peu plus chers. Ainsi, la marque Le Petit Producteur, qui, après avoir été prise de haut par de grandes enseignes à sa création, en 2006, semble, ces derniers mois, attirer leurs faveurs. «Certaines grandes surfaces sont venues nous dire que leurs clients désertaient leurs rayons fruits et légumes, explique Nicolas Chabanne, président de la marque. La grande distribution s’est obstinée dans une direction sans voir que les attentes des consommateurs changeaient.» (on dirait l'attitude de Marseille / collectif Changeons la cantine)
Les fruits et légumes Le Petit Producteur, reconnaissables par la photo et le nom de l’agriculteur sur l’étiquette, sont, depuis 2009, vendus dans les Monoprix. Désormais, les contrats se succèdent. En six mois, M. Chabanne a créé la marque Direct Producteur de légumes en vrac chez Carrefour et des «rayons responsables» chez Leclerc et Système U. Dernier bébé en date, « Je mange local », un label adoubé par le ministère de l’agriculture.

Monoprix, qui a peur que ce marché ne lui échappe, est en train de proposer un contrat annuel avec prix ferme à un agriculteur qui fait du jus de fruit, un marché pourtant hyper concurrentiel.
C’est formidable pour le producteur ».Sodiaal, premier groupe coopératif laitier français,va lancer, fin mai 2011, des briques estampillées «Le lait de ma région». Une quinzaine de producteurs de lait sont depuis janvier en photo sur les pots de Danone nature et de Jockey…

Le guide du bio, hors série de 60 millions de consommateurs

En juin/juillet 2011, 60 millions de consommateurs sort un Hors-série

Au sommaire de la partie consacrée à l'alimentation : Le boom de l’agriculture bio, Un vrai plus pour l’environnement ? Le bio,meilleur pour la santé ? Des aliments sous contrôle, Les labels et les marques privées, Lire les étiquettes, Le prix élevé, un frein à l’achat, Du bio à la cantine, Plats préparés : quelles différences ? Un autre goût ? Dix produits passés à la loupe.
mais aussi textile, cosmétiques, produits ménagers...
A acheter en kiosque ou sur le site de 60 millions de consommateurs.

lundi 13 juin 2011

17 juin 2011: appel à la mobilisation pour la transparence sur les additifs alimentaires toxiques

Une manifestation à l'initiative de Corinne GOUGET (auteur du BEST SELLER international “Additifs alimentaires danger”)

"nous devons être solidaires devant autant de maladies liées à une alimentation surchargée d’additifs alimentaires dangereux : Asthme, réactions cutanées, hyperactivité, obésité, diabète, Alzheimer, Parkinson, épilepsie, boulimie, anorexie, dépression, paranoïa, infertilité, déformations congénitales, arrêts cardiaques, AVC, plus de 55 % des cancers... etc , la liste est malheureusement bien plus longue ! Même si les additifs ont été autorisés par les autorités sanitaires, ils n’ont été testés le plus souvent, que sur des animaux de
laboratoires et individuellement. 
Pour le consommateur, ils ne sont pas tous inoffensifs, surtout avec leur “effet cocktail”!

Par exemple : En 2005, il a été découvert que le E951 (aspartame) + E104 (jaune de Quinoléine) = 7 fois plus dangereux que séparément ! 
Tout comme le mélange E621 (GMS) + E133 (bleu brillant FCF) = 4 fois plus toxique !"

Exemple concret de la mairie de Trets en PACA qui a supprimé une tarte aux pommes, couramment servie dans les collectivités, qui contenait plus d’une trentaine d’ingrédients, dont les 2 tiers sont des additifs alimentaires potentiellement cancérigènes pour la remplacer par une simple pomme à croquer biologique.

CORTÈGE À PARIS LE 17 JUIN À14hOO PLACE CHARLES DE GAULLE, DITES NON AUX ADDITIFS ALIMENTAIRES et OUI À UNE ALIMENTATION SAINE ET À UNE VIE EN BONNE SANTÉ POUR TOUS ! 
Plus d'infos ici